II. Empereurs d'Allemagne
CHARLEMAGNE. Après la mort de Pépin, le 24 septembre 768, ses deux fils Charles et Carloman sont couronnés (9 octobre), VI, 106. Voir aussi Cahloman. — Guerre de Charles contre les Saxons, en 772, 112. — Le Pape Adrien lui écrit pour le supplier de venir au secours de l'Eglise romaine, menacée par les Lombards, 11 ■>. — Charles se déclare le défenseur de l'Eglise; en 773 il marche contre Didier, fait le siège de Pavie et de Vérone, 113. — 11 se rend à Rome en 774, H 4. — Il confirme dans ce voyage la donation que Pépin avait faite, dans l'assemblée de Quercy, au Pape Etienne. Il la fait plus ample encore et donne à l'Eglise romaine l'île de Corse, Parme et Mantoue, tout l'exarchat de Ravenne, les provinces de Venise et d'Istrie, avec les duchés de Spolète et de Bénévent, 115. — Didier se rend à Charles et embrasse la vie monastique à Corbie, 115. — Guerres contre les
Saxons. — Nouvelle expédition en Italie (776). — Baptême en cette même année d'un grand nombre de Savons. Assemblée de Paderborn en 777. — Expédition en Espagne; conquête de ce pays jusqu'à Saragosse; échec de Roncevaux. — Nouvelle lutte avec les Saxons, 115-117. — Triomphe de Charles en 780. — Son second voyage à Rome en 781. — Pépin et Louis, fils du roi, y sont sacrés rois d'Italie et d'Aquitaine. — Expéditions contre Witikind, conversion de ce Saxon en 785, ses dernières années, sa mort. — Soumission de toute la Saxe, 117-119. — Relations cordiales de Charles avec le Pape Adrien, H9. — Le roi envoie au Pape les Livres carolins ; réponse du Pape, 141, 142. — Mort d'Adrien en 795. Regrets de Charles ; épitaphe qu'il compose en son honneur, 143. — Son amitié pour le nouveau Pape, saint Léon III, 143-145. — Il apprend avec indignation l'exécrable attentat commis à Rome contre le souverain Pontife, 145, 146. — Victoire de son fils Pépin sur les Huns, 146. — Son entrevue à Paderborn, en 799, avec le Pape saint Léon, qui cherchait un refuge auprès de lui, 146, 147. — Charles vient à Rome au mois de novembre de l'année 800, 148. — Le Pape saint Léon rétablit l'empire romain en Occident dans la personne de Charlemagne (25 décembre 800), 149. — Caractère de ce rétablissement de l'empire, 149-151. — Relations de /'empereur avec le calife Haroun-al-Raschid, 153. — Histoire résumée de ses guerres avec les Saxons depuis 772 jusqu'en 804, 156, 157, 159. — Évangélisation et organisation ecclésiastique de la Saxe sous le règne de Charlemagne, L19-168. — Copie des anciens manuscrits, rétablissement des écoles dans les cilés épiscopales et les grands monastères. Écoles du palais. Alcuin, Pierre de Pise, Paul Warnefride, saint Paulin d'Aquilée, Théodulphe, Ëginhard, etc., etc., 174-188. — Sa profonde affection pour les Papes, 188, 189. — Avec quel zèle il seconde le chef de l'Église pour réprimer l'erreur d'Élipand de Tolède et de Félix d'Urgel, qui regardaient Jésus-Christ, non comme le fils propre, mais comme le fils adoptif de Dieu, 189-'i96. — Son principal capitulaire ou recueil d'ordonnances publié à Aix-la-Chapelle en 789, 196, 197. — Ses autres capitulaires, 197, 198. — De ses rapports avec les évêques; sa déférence pour eux, sa fermeté pour faire observer les lois ecclésiastiques, 202-205. — Résumé de sa législation, 204-209. — Son admirable discours à l'assemblée nationale de 802, 205, 206. — Testament de Charles par lequel il laisse à son fila Louis l'Aquitaine, la Provence, etc. ; à Pépin, l'Italie et la Bavière, etc. ; à Charles, le reste de
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ses États, la France, etc., 227-228. — Il n'est pas question dans ce testament de l'exa reliât deRavenne, ni du duché de Rome, parce qu'ils appartenaient au Pape. — Dans ce même testament l'empereur recommande spécialement à ses (rois fils de prendre la protection de l'Église romaine, 228, 229.— En 811 il perd à la ibissesfils Charles et Pépin, sa fille Rotrude, sa sœur Gisèle, etc. Toutes ces morts ne l'empêchent pas de veiller aux intérêts de l'empire et à ceux de l'Eglise avec une merveilleuse activité, 233. — Ses legs en faveur des pauvres et des églises ; combien sa charité y éclate d'une façon touchante, 233, 234.
— Comment il travaille à la réformation générale des mœurs ecclésiastiques et à la répression de tous les abus dans l'Église ; Mémoires et lettres qu'il écrit à ce sujet ; conciles qu'il réunit dans le môme but, en 813, à Arles, à Reims, à Mayence, à Tours et à Chalon-sur-Saône, 234- 242. — Charlemagne, voyant approcher sa fin, appelle son fils Louis et le déclare empereur du consentement de tous. Ils entendent ensemble la messe et se disent adieu pour la dernière fois (novembre 813), 242. — Charlemagne se prépare à la mort par un redoublement de prières et de bonnes œuvres. Il meurt en chanlant les dernières paroles du Sauveur sur la croix (28 janvier 814), 245, 246. — Sa canonisation par l'antipape Gui de Crôme (Pascal III). Le culte de Charlemagne demeure fort douteux, VIII, 539.
— Charlemagne considéré comme le type de l'empereur chrétien, IX, 433, 434.
CHARLES LE CHAUVE, fils de Louis le Débonnaire ; son alliance avec Louis le Germanique conlre Lothaire et Pépin, VI, 349, 350. — Bataille de Fontenay, le 25 juin 841, 350. — Combien est pleine d'humanité la conduite de Charles à l'égard de Lothaire vaincu et de ses soldats, 351 .
— Son alliance nouvelle avec Louis le Germanique. Serments de 842, 351, 352. — Partage de l'empire, en 843, entre Lothaire, Charles et Louis. La part de Charles consiste dans la Gaule, entre la Meuse, la Saône, le Rhône, et l'Espagne jusqu'à l'Èbre, 353. — Invasion et ravages des Normands de 841 à 845. Les Sarrasins dévastent l'empire par la Méditerranée en môme temps que les Normands par l'Océan, 354-357. — État du royaume de Charles. Sa guerre avec son neveu Pépin II au sujet de l'Aquitaine. Sa conduite à l'égard de Bernard, duc de Septimanie ; sa lutte avec Noménoé, roi de Bretagne, 393-395.
— Élection d'Hincmar comme archevêque de Reims en 845. Conciles de Beauvais et de Meaux tenus la même année, 395-398. — Déprédation générale des biens ecclésiastiques par le? sci-
gneurs, 398, 399. — Assemblée de Mersen, en 847, où Charles, Louis et Lothaire renouvellent leur fraternité, 400. — Grande famine de 850 dans les provinces du Rhin, 424. — Ravages des Normands dans le royaume, 488, 489. — Prise de Paris par les Normands en 856, 489. — Devant l'incapacité de Charles il est question de le déposer. Capilulaire de Kiersy, en 857, pour la réforme du royaume, 489. — Les Français demandent le secours de Louis le Germanique contre les Normands. Guerre entre Louis et Charles le Chauve, 490, 491. — Concile de Melz, en 859, touchant la paix entre les deux frères, 491. — Concile de Savonnières, réuni dans le même but. — Soumission de Charles aux évêques, 491.
— Réconciliation de Charles, Louis cl Lothaire à Coblentz en 860, 492. — Nouveaux ravages des Normands de 860 à 866, 492-494. — Robert le Fort remporte sur eux plusieurs avantages, 493.
— A la mort de Lothaire, en 869, Charles envahit la Lorraine, usurpe ce royaume sur son neveu l'empereur Louis et se fait couronnerà Metz,
539. — Mais il est bientôt obligé de partager son nouveau royaume avec Louis le Germanique,
540. — Sa cruauté à l'égard de son fils Carloman ; fermeté avec laquelle le Pape Adrien la lui reproche, 542, 543. — A la mort de Louis II, en 875, il se fait couronner empereur à Home, 557. — Sa guerre contre ses neveux, les fils de Louis le Germanique, 560. — Nouveaux ravages des Normands et des Sarrasins. Voyage de Charles en Italie. Son entrevue avec Jean VIII ; sa mort le 6 octobre 877, 560-564.
CHARLES LE GROS, couronné empereur le 25 décembre 881, VI, 590. —Comment il devient en peu de temps le seul maître des royaumes d'Italie, de Germanie, de Lorraine et de France, 591.
— Abrégé de son règne. Sa déposition, sa mort en 888, 591.
CHARLES DE LUXEMBOURG (CharlesIV). Son élection à l'empire le 11 juillet 1346, X, 529, 530. — Il va à Rome en 1:168, et le Pape v couronne l'impératrice, 014, 615. — Sa mort en 1378, XI, 38.
CHARLES-QUINT. Commencements de Martin Luther. Réfutation de ses erreurs par Jean Telzel. Sa condamnation par plusieurs universités. Sa condamnation solennelle par le Pape Léon X (bulle du 15 juin 1320), XII, 3-56.
— Couronnement de Charles-Quint à Aix-la- Chapelle le 23 octobre 1520, 92. — Luther à la diète de Worms en 1521, 94-96. — Edit de Charles contre Luther (8 mai 1521), 98-101. — Sa guerre avec François I. Bataille de Pavie (24 février 13^5). Captivité du roi de France, 124. —
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L'Italie déchirée entre le pnrli français et le parti impérial. Trêve entre le Pape et Charles-Quint, lil le est violée par les généraux de l'empereur.
— Prise de Rome par le connétable de Bourbon en 1527. — Indigne conduite de Charles-Quint vis-à-vis le Saint-Siège, 127-132. — Entrevue de Nice avec le Pape (mai 1538). — Trêve de dix ans signée avec François I, 139, 140. — Diète de Nuremberg en 1524, 195-198. — Réconciliation de l'empereur avec le Pape. Charles est couronné par Clément VII en 1530, 198. — Progrès du luthéranisme. Diète de Spire en 1529. Origine du nom de protestants, 201, 202. — Conférence deMarbourgen 1529 ; diète d'Augsbourg en 1530. Discordances des protestants sur la Cène ; les sacramentaires et les Luthériens, 203, 204. — Rédaction de la confession d'Augsbourg, 204- 211. — Ligue des princes luthériens à Smalkalde (22 décembre 1530), 212.— Histoire des dix premières sessions du concile de Trente (1545-1549), 372-390, 397-424. — Mort de Luther le 18 février 1546, 390. — Intérim impérial proposé à la conférence de Ratisbonne en 1541. Variations des prolestants, 395-397. — Guerre de l'empereur contre les princes protestants. Bataille de Mûhlberg (24 avril 1547). Capitulation de Wittemberg (18 mai), 407, 408. — Conduite de Charles envers le concile de Trente et le Pape Paul III (1547), 424, 42.ï. — Histoire du concile de Trente sous le pontificat de Jules III (1551-1552, onzièmeseizième sessions), 455-476. — Trahi en 1552 par Maurice de Saxe, Charles cède l'empire à son frère Ferdinand, ses Étatshéréditaires avec le Nouveau-Monde à son fils Philippe II, et se retire au monastère de Saint-Just. — Sa mort le 22 septemhre 1558, 476-479.
CHARLES VI, empereur d'Allemagne de 1711 à 1740. Grande victoire du prince Eugène sur les Turcs, à Péterwardein, le 5 août 1716. Bataille de Belgrade en 1717. Paix de Passarowics (1718), XIII, 807, 808.