‹ Histoire universelle de l'église catholique ... avec une table générale méthodique et très complète (volume 2)Chapitre 178 sur 679 · II. Histoire religieuse · texte numérisé non relu

II. Histoire religieuse

Conslantinople a été longtemps un des grands centres de la vie religieuse dans le monde. Quatre conciles œcuméniques s'y sont tenus, savoir : 1» le deuxième concile œcuménique, premier de Constantinople, en 381, IV, 97-104 ; — 2» le cinquième concile œcuménique, deuxième de Constantinople, en 553, V, 1 33-1 41 ; — 3° le sixième concile œcuménique, troisième de Constantinople, en 680, 548-564; — 4° le huitième concile œcuménique, quatrième de Constantinople, en 869, VI, 521-537. ■— Un très-grand nombre d'autres conciles méritent d'être signalés; nous mentionnerons les suivants : en 448, IV, 481 ; — en 536, V, 120, 121 ; — en 585, 232; —en 1115, VIII, 80;— en 1156, 398-400;— en 1166, 473,474; — en 1280, X, 101, 102. — Plusieurs saints ont occupé ce siège patriarcal : saint Alexandre en 326, saint Paul en 340, saint Évagre en 370, saint Grégoire de Nazianze en 379, saint Jean Chrysostome en 398, saint Proclus en 431, saint Flawen en 447, saint Euphémius en 490, saint Macédonius en 493, saint Mennas en 536, saint Eulycbius en 532, saint Germain en 715, saint Taraise en 784, saint Nicéphore en 806, saint Méthodius en 842, saint Ignace en 847, saint Antoine Cauléas en 893 (voir tous ces noms). — Les deux plus grands de ces évéques sont certainement saint Grégoire de Nazianze et saint Jean Chrysoslome. On trouvera l'histoire abrégée de Constantinople sous l'influence et l'épiscopat de saint Grégoire de Nazianze, IV, 84-86, 94-101; — et la mémo histoire durant l'épiscopat de saint Jean Chrysostome, 223-229, 251-263.

Mais Constantinople a été pour l'Église la source de beaucoup de mal et de fort peu de bien ; toutes les grandes hérésies des premiers siècles, si elles n'y sont pas nées, y ont eu leur centre, y ont pris leurs développements. Les Grecs, dont l'esprit a été si sévèrement qualifié par des auteurs dont on ne saurait récuser le jugement, puisqu'ils étaient grecs eux-mêmes, n'ont cessé d'opposer à la vérité leurs misérables arguties et se sont tour à tour passionnés pour toutes les erreurs.

Ainsi nous voyons triompher à Constantinople : I'arianisme au quatrième siècle, 111,470-648; IV, 8-197 ; — le nestorianisme et I'ectychianisme au cinquième, 387-429 , 481-767; — le monothklisue au septième, V, 327-510; — l'hérésie des iconoclastes au huitième, 638; VI, 64-66, 127- 135, 272-286. — A côté de ces hérésies naît de bonne heure et se développe à Constantinople l'idée du schisme, qui devait finir par y triom-

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