‹ Histoire universelle de l'église catholique ... avec une table générale méthodique et très complète (volume 2)Chapitre 250 sur 679 · I. Histoire religieuse de l'Eapagne · texte numérisé non relu

I. Histoire religieuse de l'Eapagne

Les trois grands faits de l'histoire religieuse de l'Espagne sont, après la prédication de l'Évangile: 1° La conversion des Wisigoths ariens, sous Heccarède I, à la fin du sixième siècle, V, 1 71 - 1 85 ; — 2° La conqu ête de l' Espagne par les musulmans (bataille de Xérès en 711), 625-627; — 3° La croisade de huit siècles contre les musulmans, qui commence avec Pélage, en 711, pour se terminer, avec Ferdinand et Isabelle, par 'l'expulsion complète des infidèles, en 1492 {voir plus bas Histoire politique de l'Espagne).

Saint Paul prêche l'Évangile en Espagne {voir saint Paul). — Osius de Cordoue ; c'est en sa personne et en celle du prêtre Viton que le Pape préside le premier concile œcuménique de Nicée en 325. Osius, qui eut le malheur de tomber dans l'erreur à l'âge de cent ans, avait été toute sa vie le grand adversaire de l'arianisme et l'honneur de l'Espagne, III, 479, 546, 591, 592, 626. — Le sixième siècle est le plus important peut-être de l'histoire d'Espagne au point de vue religieux. Conversion des Suèves. Saint Léandre et saint Martin de Dune. Règne de Lévigilde, fils de Reccarède; saint Hermenigilde. Conversion définitive de toute la nation des Wisigoths à la foi catholique (589), V, 171-185. — Commencement de la domination musulmane en Espagne au commencement du huitième siècle (711). Les chrétiens, refoulés dans les Asturies, y développent leur vie religieuse en même temps que leur vie politique. Les monastères se multiplient, la civilisation chrétienne se poursuit et prépare les futurs triomphes des Espagnols sur les infidèles, VI, 21, 29. — Apogée de la puissance musulmane en Espagne au neuvième siècle. Règne d'Abdérame II (822-852). Sa grande persécution contre les chrétiens, de 850 à 852, 373-383. — Au dixième siècle les chrétiens commencent à se relever. Grande bataille de Simancas en 939. Les Espagnols, commandés parRamirelI, y sont vainqueurs d'Abdérame III, VII, 56, 57. — État des monastères et des études en Espagne durant le dixième siècle, 62. — La chevalerie chrétienne devant l'islamisme au onzième siècle. Le Cid Campéador, 423-425. — Influence de Grégoire Vil sur L'Espagne. L'of-

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flce romain est introduit partout. Comment celte unité liturgique tourne au profit de l'unité de l'Espagne, 489-491. — Douzième siècle. Croisade d'Espagne en 1137. Prise de Lisbonne, VIII, 331, 332. — Fondation des trois grands ordres militaires d'Alcantara (1156), de Calatrava (H5S), de Saint-Jacques (1170). Ils sont institués dans le but de lutter sans relâche contre les infidèles, 421-423. — État des Églises d'Espagne vers le milieu du treizième siècle, IX, 818, 819. — Croisade contre les Mahométans en 1338-1340. Victoire de Tarif en 1340, X, 315, 516. — La lutte huit fois séculaire entre les chrétiens et les infidèles se termine enfin au quinzième siècle par la prise de Grenade (2 janvier 1492). — Fin de la domination des musulmans en Espagne (voir Ferdinand, Isabelle, XiMÉNÈs,etc). — Le cardinal Ximénès, le plus grand politique de son temps (1495-1517). 11 constitue fortement l'Es[iagne au dedans, et, reprenant l'offensive sur les Maures, s'immortalise encore par ses expéditions contre eux en Afrique, XI, 397-404, 421-424, 428, 429. — L'Inquisition, 407, 408, 410-421. — Suarès. C'est un des plus grands théologiens catholiques ; c'est celui qui, avec Bellarmin, a le plus éclairé les doctrines de l'Église sur le pouvoir, etc., XII, 727, 728 ; XIII, 77, 78. — Caractère religieux de la guerre des Espagnols contre Napoléon, XIV, 430, 431.

Tels sont les faits qu'il imporlait le plus de signaler. — Mais, dans l'histoire religieuse d'un peuple catholique, on doit surtout s'attacher à trois points, répondre à trois questions: 1° Quels sont les Saints qui ont donné à ce pays la vraie civilisation? 2° Quels sont les conciles qui y ont maintenu la vérité et les mœurs? 3° Quelles sont les institutions monastiques qui y ont défriché les terres et les esprits, qui y ont continué Jésus-Christ? — Saints, conciles et monastères, voilà ce qui fait un peuple catholique, voilà ce qu'il nous faut chercher pour l'Espagne.

1° Principaux saints d'Espagne.

Saint Fructueux, évêque de Tarragone et martyr (259), III, 324, 325. — Saint Léandre, évêque de Séville en 580, un de ceux qui contribuent le plus à la conversion d'Herménigilde, à celle de l'Espagne, V, 170, 171, 177-179, 325. — Saint Martin, évêque de Dume en 562, 172- 175. — Saint Herménigilde , par sa conversion en 580 et son martyre en 586, prépare la ruine de l'arianisme et la conversion définitive de toute la nation des Wisigoths, 175-178. — Saint Jean, abbé de Biclar en 586, 179, 180. — Saint Isidore, évéque de Séville de 600 à 636. Tadle.

On peut le considérer comme i encyclopédiste du septième siècle; il est l'âme des conciles d'Espagne à cette époque, et par conséquent un des éducateurs de la nation espagnole, 390-394. — Saint Fructueux, archevêque de Brague en 656, 474-476. — Saint Eugène, archevêque de Tolède en 646, célèbre par son beau Traité de la Trinité, 476. — Saint lldefonse, archevêque de Tolède en 650, 476, 477. — Saint Julien, archevêque de Tolède en 680, 539-545. — Martyre des saints Adolphe et Jean, des vierges Nunilo et Alodia et du prêtre Parfait durant la grande perséculion d'Abdérame II, VI, 373, 374. — Martyre, durant la même persécution, de saint Isaac, de sainte Flore, de Sanche et de beaucoup d'autres chrétiens, 374-383. — Saint Euloge de Cordoue, 374,377-381. — Saint Sisenand, martyr à Cordoue en 851, 376. — Saint Isidore, martyr à Cordoue en 856, 494. — Saint Sisenand, évêque de Compostelle en 920, 684. — Saint Gennade, évêque d'Astorga en 915, 684, 685. — Saint Pélage, martyr à Cordoue en 925, 685. — Saint Attilan, évêque de Zamora en 990, VII, 226. — Saint Isidore, laboureur, patron de la ville de Madrid, VIII, 182, 183. — Saint Dominique, fondateur, en 1215, de l'ordre des Frères prêcheurs, qui, dans les desseins de la Providence, a relevé l'Église en éclairant les intelligences obscurcies, tandis que l'ordre de Saint-François réchauffait les cœurs glacés des chrétiens de ce temps, IX, 151-157, 273-278, 300- 312, 315, 317-321, 338-346, 440-443.. — Saint Raymond de Pegnafort, général des Frères prêcheurs, 347-349, 629; X, 61, 62. — Saint Ferdinand, roi de Castille et de Léon (1217-1252), modèle des rois en Espagne, comme saint Henri l'avait été en Allemagne, comme saint Louis, son contemporain, l'était en France, IX, 536-539. — Saint Raymond Nonnat, de l'ordre de la Merci (1204-1240), 540-542. — Saint Vincent Ferrier, de l'ordre des Frères prêcheurs (1409-1419), XI, 52-64, 143-146, 551. — Sainte Thérèse; réforme du Carmel (1562), 702-754 ; XII, 668-681, 683, 689-692, 699-701. — Saint Jean de Dieu, fondateur de l'ordre de la Charité, en 1540, 75- 79. — Saint Pierre d'Alcantara (1499-1562), 80-85. — Saint Thomas de Villeneuve, archevêque de Valence en 1555, 302-311. — Saint Ignace de Loyola, fondateur, en 1543, de la Société de Jésus. C'est par lui que l'Espagne a l'incomparable honneur d'avoir fourni à l'Église un des ordres religieux qui ont le mieux défendu sa doctrine et le plus étendu son empire, 312-359, 557-565. — Saint François-Xavier, Je plus intrépide des missionnaires, étend jusqu'au

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Japon les frontières de la vérité (1834-1852), 329, 330, 359-371, 444-454. — Saint Jean de la Croix; les Carmes déchaussés (1568), 681-689. — Le vénérable Jean d'Avila, mort en 1569, 694-696.

— Louis de Grenade, 696, 697. — Saint François de Borgia, arrière-petit-fils de Ferdinand et d'Isabelle, le digne continuateur de saint Ignace (1561-1572), 722, 723, 725, 726, 741. — Le bienheureux Alphonse Hodriguez (1531-1617), XIII, 67. — Le bienheureux Simon de Roxas, 67, 68.

— Le bienheureux Jean-Bapliste de la Conception, réformateur, en 1594, de l'ordre des Trinilaires ; les Trinitaires déchaussés, 68-70. — Le bienheureux Michel des Saints, 70, 71. — La bienheureuse Marie-Anne de Jésus, 71, 72. — Saint Jean de Prado, 72. — Le bienheureux Jean de Rihéra, 72-74. — Saint Joseph de Casalanz (1556- 1648), 74, 75.

2° Principaux conciles qui se sont tenus en Espagne.

Concile d'Elvire en 313. Canons de ce concile ; leur sévérité, III, 415, 416. — Concile de Tolède en 400 ; ses canons sur le mariage et la conduite des évôques, IV, 236 ; — de Tarragone en 516 ; canons sur le code pénitentiaire de l'Église, 750, 751 ; — de Gironne en 516, 751, 752 ; — de Lérida et de Valence en 524 ; sur le code pénitentiaire, V, 12-14 ;— de Tolède en 531 ; sur l'organisation d'une espèce de séminaires, etc., 65 ;

— de Brague et de Lugo en 572 ; sur l'administration des sacrements, la discipline, etc., 173, 174 ; — de Séville en 590 ; sur les donations ou aliénations des biens de l'Église, les affranchissements des serfs, etc., 242 ; — de Tolède en 610, où l'évêque de Tolède est reconnu pour le métropolitain de la province de Carthagène, 385 ;

— de Séville en 629 ; canons pénitentiaires, etc., 385, 386. —Quatrième concile de Tolède en 633 ; sur la forme de tenir les conciles, la liturgie, etc.

— Cinquième concile de Tolède en 636 ; sur la sûreté du prince. — Sixième de Tolède en 638 ; canons pénitentiaires, etc., 386-390. — Septième concile de Tolède en 646 ; huitième en 653 ; neuvième en 655 ; dixième en 656 ; canons pénitentiaires, etc., 478-480. — Onzième concile de Tolède en 675 ; sur la procession du Saint-Esprit, etc., 538, 539. — Concile de Brague en 675; ses canons, 539. — Douzième concile de Tolède en 681 ; réception des quatre premiers conciles généraux, etc., 543, 544. — Treizième de Tolède en 683, sous la présidence de saint Julien ainsi que le précédent, 544, 545. — Quatorzième de Tolède en 684. Profession de foi sur l'Incarnation, 575. — Quinzième de Tolède en 68S ;

seizième en 693 ; dix-septième en 604. Condaranalion des Juifs d'Espagne, etc., 578, 579 ; — de Saragosse en 691. Sa décision sur les seconds mariages des veuves des rois, 579, 580. — Conciles de Compostelle en 876, VI, 611 ; — d'Oviédo, en 877, sous Alphonse le Grand, 611 ;— de Coyaco, dans le diocèse d'Oviédo, en 1050, sur la sainte liturgie de la messe, etc., VII, 348, 349. — Le treizième canon de ce concile est un pacte entre le roi et la nation, 349. — Concile de Compostelle, en 1056, sur la discipline et le culte, 424, 425 ; — d'Yacca, en 1060 ou 1063, où l'on reconnaît le Pape Alexandre H, 425 ; — de Leyr en Aragon, de Gironne, d'Aussonne (1068), 459 ;

— de Léon en 1091 ; canons sur la liturgie, etc., 651. — (Voir Conciles.)

3° Ordres religieux qui sont nés en Espagne ou qui ont été fondés par des Espagnols.

Ordres militaires de Calatrava (1158), d'Alcantara(1156) et de Saint-Jacques (1170), VIII, 421- 423. — Les Dominicains ou Frères prêcheurs ; fondation de cet ordre, en 1215, par l'Espagnol saint Dominique, IX, 276, 277, 300-303. — Cet ordre, avec celui des Frères mineurs, relève la chrétienté ; les Dominicains terrassent l'ignorance et s'emparent des esprits, tandis que les Franciscains combattent par la vraie pauvreté la pauvreté des hérétiques et s'emparent des cœurs. Voir Dominicains. — Ordre de la Merci, fondé par saint Pierre Nolasque (1218), 349-351. — L'ordre de la Charité, fondé en 1540 par saint Jean de Dieu (saint Jean de Dieu est né en Portugal, mais a passé presque toulesa vie en Espagne), XII, 75- 79. — La Société de Jésus, fondée en 1543 par saint Ignace de Loyola, 312-359, 5Ï7-565. — Réforme du Carmel par sainte Thérèse. Les Carmes et les Carmélites déchaussés. Fondation à Avila du premier monastère réformé (1562), 673-677.

— Saint Jean de la Croix, 681-689. — Les Trinitaires déchaussés, institués par le bienheureux Jean-Bapliste de la Conception (1594), XIII, 68- 70. — Les Écoles pies, fondées par saint Joseph de Casalanz (1556-1648), 74, 75.

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