II. Bois île France
PHILIPPE I. Son couronnement du vivant de son père, VII, 418,419. — Mort de Henri I, avènement de Philippe I (août 1000), 419. — Philippe I est contemporain des trois grands faits qui auront une influence décisive sur la chrétienté tout entière : 1° la conquête de l'Angleterre par les Normands (1066), 447-449 ; — 2° le pontificat de Grégoire VII (1073-1095) ; ce grand Pape lutte énergiquement contre la simonie, l'incontinence des clercs et le césarisme des empereurs allemands, 486-626 (voir Grégoire VU) ;
— 3° la première croisade (1096-1099), 714-761, 782-790. — La jeunesse de Philippe se passe en débauches. La simonie désole l'Eglise, 513, 514.
— Fermeté du saint Pape Grégoire VII contre cet indigne roi de France, 514, 515. — Mais les violences et les désordres continuent à se commettre impunément dans le royaume ; négligence du roi, qui, plus que jamais, s'abandonne à tous les vices, 515, 516. — Lettre énergique de Grégoire Vil, du 10 septembre 1074 ; il menace le royaume d'un interdit général si le roi ne revient à résipiscence, 516-518. — Guerre de Phi. lippe I avec Guillaume le Conquérant. Mort de ce dernier, 657-659. — Adultère du roi de France avec Bertrade, femme de Foulque d'Anjou. Comment les évêques lui résistent, mais surtout le bienheureux Yves de Chartres. Histoire de cette glorieuse résistance, 681-685. — Mort de la reine Berthe en 1094, 685. — Philippe I est excommunié la même année au concile d'Autun, 686. — Il garde cependant Bertrade, 087. — Conciles de Poitiers en 1099, de Beaugency et de Paris, en 1104, où se termine enfin l'affaire de Bertrade, 767-769. — Généreux accueil que Philippe fait au Pape Pascal II durant son voyage en France, VIII, 13-15. — Sa mort en 1108, 18.
PHILIPPE II (Auguste), fils de Louis VIL Sa naissance en 1165. — Maladie qu'il fait à 1'iîge
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de quatorze ans ; il est niraculeusement guéri par le pèlerinage de son père au tombeau de saint Thomas de Cantorbéry. — Son sacre, VIII, 937, 538. — Commencements de son règne (1180), 606, 608. — Il expulse les Juifs de France (avril 1182), 608, 609. — Comment il accueille, en 1185, les députés du roi de Jérusalem qui viennent lui demander des secours contre les Sarrasins, 617, 618. — A la nouvelle de la défaite de ïibériade et de la prise de Jérusalem par Saladin, Philippe-Auguste se réconcilie avec Henri II et prend la croix (conférence de Gisors , janvier 1188), 630-632. — Sa nouvelle guerre avec Henri II. Conférence de la Ferté-Bernard, 633- 635. — Pièce dite Testament de Philippe-Auguste,
638, 639. — Ses derniers règlements pour la tranquillité de son royaume pendant son absence. Il part pour la croisade (juillet 1190), 63.S,
639. — Histoire de la troisième croisade. Expédition par terre et par mer de Philippe-Auguste et de Richard Cœur de Lion. Siège de Ptolémaïs ou Saint-Jean-d'Acre, 641-644, 652, 653, 655, 656.
— Prise de Ptolémaïs (13 juillet 1191), 057. — Retour en Europe du roi de France, 657. — Retour de Richard Cœur de Lion. Son arrestation par le duc Léopold d'Autriche qui vend chèrement son prisonnier aux Anglais, 663. — Philippe répudie la reine Ingclburge ; elle en appelle au Pape, qui prend sa cause en main, (i65-667.
— Le Pape Innocent 111 ordonne au roi de France de renvoyer Agnès de Méranie et de reprendre sa femme légitime. Sur son refus il met l'interdit sur le royaume. Le roi cède enfin et reprend Ingelburge, IX, 61-70. — Histoire abrégée de la quatrième croisade depuis sa prédication par Foulque de Neuilly jusqu'au couronnement de Baudouin de Flandre comme empereur de Constantinople, le 16 mai 1204, 9G-98, 100-105, 107-116, 118-123, 126, 127. — Histoire de la croisade contre les Albigeois jusqu'à la bataille de Muret, le 12 septembre 1213, 102-174. — Guerre de Philippe-Auguste avec Jean-sans-Tene au sujet de l'arrestation et de la mort d'Arthur. Jean refuse de comparaître à la cour du roi de France ; Philippe confisque toutes les terres qu'il possédait en France. Intervention du Pape Innocent III, 197-201. — Guerre de la France contre le roi d'Angleterre, l'empereur déchu, Olhon IV, et le comte de Flandre, Ferrand. Bataille de Bouvines le 27 juillet 1214, 216-219. — État du midi de la France en 1214 et 1215. Expédition du prince Louis, fils du roi, en 1215,252-254. — Testament de Philippe-Auguste ; sa mort en î 223, 351,
PHILIPPE III, roi de France en i270, X, i.
— Son retour en France après la mort de son père. Funérailles de saint Louis, 2, 3. — Le fils aîné du roi meurt empoisonné. La reine Marie de Brabant est soupçonnée de ce crime. Son innocence est enfin découverte. — Le Pape Nicolas 111 reproche au roi de permettre les tournois et de ne pas s'occuper de la croisade, 161, 162.
— Expédition de Philippe III en Aragon, 175. — Sa mort le 23 septembre 1285, 175.
PHILIPPE IV le Bel. Son avènement en 1285, X, 175. — Tableau de son règne d'après Bossuet (1285-1314), 278, 279. — Commencement de son démêlé (1301) avec Boniface VIII, 288, •289. — Histoire de ce démêlé (1301-1302) jusqu'à la bulle Unam sanctam (1er novembre 1302), 289- 290. — Bulle Unam sanctam (1302). « Le pouvoir temporel est subordonné au pouvoir spirituel; » tel est le véritable résumé de cette bulle, 296, 297. — Suite du démêlé avec le Pape depuis la bulle Unam sanctam jusqu'à l'attentat d'Anagni et à la mort du Pape. — Histoire de. l'attentat d'Anagni contre le souverain Pontife. Mort de Boniface VIII le 10 octobre 1303, 302, 303. — Election de Benoît XI le 23 octobre 1303. Ses relations avec le roi de France, 304-306. — Sa bulle d'excommunication contre les auteurs et complices des excès commis contre Boniface VIII, 307, 308. — Mort de Benoît XI (1304). Election de Clément V le 5 juin 1305, 309, 310. — Que faut-il penser du récit de Villani touchant la conférence du roi de France avec Bertrand de Got et la manière dont cet archevêque parvint nu Saint-Siège? 3 10, 311. — Résidence de Clément V à Lyon. Il révoque la bulle Clericis laicos, mais ne consent pas à révoquer celle Unam sanclam, 313. — Philippe fait fondre de nouvelles monnaies ; mouvements dans Paris, 315. — Ilbunnit les Juifs du royaume et confi-que leurs biens, 315, 316. — Conférence de Poitiers avec le Pape Clément V, auquel le roi de France demande de flétrir la mémoire de son prédécesseur. Clément refuse énergiquement, 317. — Affaire des Templiers, 317-342. — Concile de Vienne en 1311 et 1312, 337-345, 354. — Condamnation des Templiers, 338-341.— Justification de Boniface VIII, 342. — Derniers actes de Philippe le Bel. Sa mort le 29 novembre 1314, 394, 395, 400. — Calamités qui sont sorties de ce règne pour infecter l'Église et la France jusqu'à nos jours, 395, 396, 423. — C'est de la politique de Philippe le Bel envers le Saint-Siège que découlent la servitude séculière de l'Église gallicane, la Déclaration de 1682, qui a donné naissance à la Constitution civile de 1790, et tous les maux qui suivirent, ?.9o, 390.
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PHILIPPE V (le Long). Son avènement en 1318, X, 401. — Sa mort en 1322, 408.
PHILIPPE VI (de Valois) succède à Charles le Bel (1328), X, 419, 420. —11 demande au Pape la prorogation des décimes de la croisade; le Pape refuse, 514. — Désaccord du roi Philippe avec Édouard III, roi d'Angleterre, qui revendique la couronne de France comme son héritage du coté de sa mère Isabelle. Premières hostilités, 533. — Non content d'un décime de deux ans que lui a accordé le Pape pour défendre son royaume, le roi de France met la main sur les décimes réservés pour la Terre-Sainte, auxquels il avait juré de ne pas toucher, lui et son fils Jean. Sa flotte est battue par les Anglais à l'Écluse, 534. — Guerre avec Édouard III. Philippe établit la gabelle pour subvenir aux frais de la guerre; il perd la bataille de Crécy en 1346. Siège et prise de Calais par les Anglais. Mort de Philippe le 22 août 1350, 535, 536. — Assemblée de 1329, où le roi réunit les évôques et les magistrats pour y délibérer sur les rapports entre l'Église et l'État. Discours de Pierre de Cugnières au nom du roi, de Pierre Roger, archevêque élu de Sens, et de Pierre Bertrand, évôque d'Autun, au nom des évôques, 544-552. — Résultat de ces conférences ; triomphe des évôques, 552.