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à 1650 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. de
plus saints hommes de son temps, le bienheureux Laurent de Brindes. Il naquit à Brindes même, le vingt-deux juillet 4559, et reçut au baptême le nom de Jules-César. Ses parents, Guillaume de Rossi et Élisabeth Mafella, tous deux de familles distinguées, lui firent donne une éducation chrétienne et favorisèrent par tous les moyens l'attrait qu'il manifesta de bonne heure pour la vie religieuse. Conformément au désir qu'il lui en avait manifesté plusieurs fois, son père le revôtit de l'habit de Saint-François et le conduisit au monastère de Saint-Paul, de la ville de Brindes, où il le mit sous la direction du père Giacono, célèbre prédicateur de l'ordre, ,
C'était l’usage à Brindes et dans quelques autres villes d'Italie , que les enfants prononçassent dans les églises des discours pieux et édifiants, où assistaient un assez grand nombre de fidèles. Juies de Rossi s’acquitta de ce devoir avec tant de modestie, de gravité, et quelquefois de force et d'énergie, qu'il excita l'admiration générale et produisit souvent les effets les plus salutaires. Sur ces entrefaites, il perdit son père et fut obligé de quitter Brindes pour se retirer à Venise, chez un oncle qui voulait bien se charger de poursuivre son éducation. C'était un prêtre séculier d’une grande piété et d’un savoir profond, à qui l’on avait confié le soin de gouverner les jeunes gens qui fréquentaient le collége Saint-Marc. Ces étudiants portaient la soutanelle. Jules de Rossi adopta aussi ce costume et déposa l’habit de Saint-François ; mais telle était déjà l’idée qu’on avait de sa sainteté, que quelques-uns de ses parents gardèrent son habit conventuel comme une relique. Venise connut bientôt le trésor qu'elle possédait dans cet excellent jeune homme, et l’on crut généralement que l’on devait à ses prières et à sa foi la cessation d’une tempête furieuse qui s’éleva sur l’Adriatique et qui pouvait occasionner les plus grands désastres.
Jules était trop parfait pour se plaire dans le monde ; il lui fallait un état plus saint que les professions ordinaires, et il résolut d’embrasser l'institut des Capucins. Ce fut le dix-huit février 4575, à l’âge de seize ans, qu'il exécuta ce pieux dessein à Vérone. Son année de noviciat étant terminée, il prononcça ses vœux et prit le nom de Laurent, sous lequel il fut connu depuis. Aussitôt après, on l’envoya finir ses études à Padoue, contre l'usage ordinaire, qui voulait que le jeune profès fût encore pendant deux ou trois ans sous la surveillance d’un gardien, afin de se perfectionner et de s’affermir dans les vertus qu'il avait dû acquérir pendant son noviciat. Le latin, le grec et l'hébreu devinrent très-familiers à notre saint, par l'application extrême qu’il donnait à l'étude, et il relisait souvent dans l'original
l'Ancien et le Nouveau Testament. Pendant cette lecture, il se tenait
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constamment à genoux et découvert, comme si Dieu lui-même lui EM gager à secha eût alors adressé directement la parole. … il portait avec À peine était-il diacre, que ses supérieurs lui firent annoncer là M traduisait ens
parole de Dieu : leurs espérances ne furent pas trompées. Le père EN les rabbins à Laurent s’attacha surtout à corriger les désordres qui régnaient parmi BA traductions, e les jeunes gens qui fréquentaient l’université de Padoue, alors BA ges. Nul mot plus célèbre de l'Europe pour le droit civil et la médecine. Après un EM instructions, e an de prédication, la ville ne se reconnaissait plus, tant la réforma DM saient et sout tion des mœurs y avait été prompte et générale. — Le bienheureux M exhortation vi Laurent fit tous ses efforts pour ne point recevoir la prêtrise, à BW conversions. l'exemple de saint François; mais ses supérieurs le voulurent, etil Æ Outre ses pi obéit. : Pape, et à Man Clément VIIL, informé de sa vertu et de ses succès dans la chaire, B% de Brindes en:
le fit venir à Rome pour travailler à la conversion des Juifs, œuvre à en France lef qu'il avait fortement à cœur, et dont il s’occupait avec zèle depuis 4 compagnie de longtemps. IL y a un proverbe, que le paradis des Juifs sur la terre Fi dans des fonct c'est Rome. Lorsqu'ils étaient poursuivis dans le reste de la chré. EM de plusieurs m tienté, ils vivaient tranquilles dans cette capitale. Habitant un quar- ÿ enfin définiteur tier séparé, ils se livraient aux occupations de leur état, sans qu'ib è Sur ces entre
Rodolpheli, s’< impériaux de | pour l’exécutio … frères lais se m + Vienne avec la : de l'empereur.
d'un petit nom n'eut pas de sui … fondé dans la c eut plus d’obst D la Bohême, et r
fussent inquiétés d'aucune manière. La seule condition qu'on leur impose, c’est d'écouter, de temps à autre, une instruction sur k vérité de la religion chrétienne. Encore n’exige-t-on pas rigoureusement qu'ils y assistent ; les jeunes filles en sont dispensées. Ceux qui veulent embrasser la religion chrétienne sont admis dans des maisons de catéchumènes des deux sexes, toujours ouvertes, et dans lesquelles ils sont nourris, logés et instruits pendant quarante jours, S'ils reçoivent le baptême, ils y restent huit jours de plus. Les jeunes gens qui montrent des dispositions pour l'étude sont placés au collége des néophytes. L'on donne une dot aux filles qui se marient. Celles qui désirent embrasser la vie religieuse sont reçues sans frais
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dans un couvent de Dominicaines, connu sous le nom de /a petite Ar L'empereur, : nonciation. Si elles veulent vivre dans le célibat, sans entrer enre- BAune affaire bien ligion, elles trouvent dans une maison qui leur est destinée un loge BMtant avancé vers