‹ Histoire universelle de l'Église (volume 2)Chapitre 182 sur 332 · EN ALLEMAGNE, EN ITALIE ET EN ESPAGNE · texte numérisé non relu

EN ALLEMAGNE, EN ITALIE ET EN ESPAGNE

pour indemniser les princes qui avaient éprouvé des pertes territoriales, par la cession de la rive gauche du Rhin. i)éjà le tr^ifcé de paix de Westphalie avait posé le principe que l'ÉgLse devait dédommager les princes séculiers de leurs pertes. D'après le § 35 des conclusions de la députation de l'Empire à Ratisbonne, on avait abandonné à la libre et entière disposition des princes « les biens des fondations, abbayes et couvents de leurs États, tant pour subvenir aux besoins du culte, de l'enseignement, et d'autres services publics que pour rétablir leurs propres finances. » L'iniquité, la cupidité, les plus odieuses passions avaient présidé à l'exécution de ces décrets, à la dispersion des trésors, des joyaux et des reliques des églises. En vain représenta-t-on que les droits des États ecclésiastiques, des chapitres, des abbayes, n'étaient pas moins sacrés que ceux des États laïques, et que les sacrifices nécessaires pour indemniser ces derniers devaient, en toute équité, être également supportés par tous les États de l'Empire ; on passa outre. Ainsi disparurent en Allemagne les trois électorats ecclésiastiques de Mayence, Cologne et Trêves, les évôchés, qui ne relevaient que de l'Empire, de Salzbourg, Liège, Passau, Trente, Brixen, Constance, Bamberg, Freisingen, Eichstœdt, Wurtzbourg, Munster, Hildesheim, Paderborn et Osnabrück, et un grand nombre d'abbayes et de couvents (1). Comme la plupart de ces territoires perdirent

(1) D'après les Considérations de Klùber sur les négociations du congrès de Vienne, t. II, p. 404, les pertes de l'Eglise cath. sur les deux rives du Rhin s'élèvent à 1,710 mules carrés, à 3,162,575 habitants et à 21,026,000 florins de revenus, non compris les couvents. Au t. III, p. 399, le même auteur dit : « On ne connaît pas, en général, autant que cela devrait l'être, comment toutes ces questions d'indemnités furent traitées au congrès de Rastadt, et surtout à Paris et à Ratisbonne en 1802 et en 1803; quels calculs on y fit; quels rôles y jouèrent, sur le champ de bataille de la diplomatie, les intérêts des uns et des autres, une fois que le pouvoir temporel se mit à disposer des biens de l'Eglise. La postérité seule soulèvera ce voile. — Cf. aussi Menzel, t. XII, P. Il, p. 307 sq. Du reste, les résultats de ces indemnités pour quelques princes en particulier sont assez remarquables. La Prusse obtint, pour une perte de 48 milles carrés avec 127,000 habitants et 1,400,000 florins de revenus annuels, une indemnité de 235 1/2 milles carrés avec 558,000 habitants et 3,800,000 florins irenua (lüchst'eld, Munster, les évèchés de Hildesheim et da m »,

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