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Retablissementdel'empireapres une suspension de trente

huit ans, dans la personne d'Othon I, le Crand,^ qui promet avant son couronnement de protéger l'Église romaine et son chef Jean XII. — Empereurs saxons : Conrad, Henri l'Oiseleur (919-930); Othon I (936-73);

Othon II (973-983); Othon III (983-1002) Symbole

du globe terrestre.

963. Jean XII, pontife dégradé et deshonoré, est déposé d'une

façon irrégulière. Election non moins irrégulière de Léon VIII, tandis que Benoît, élu par les Romains.

TABLK CHRONOLOGIQUE. 617

Ère dionysieime.

augmente encore le schisme. — Othon fait reconnaître Jean XIII (965-72). — Atton de Verceil (945-60); Ratherius de Vérone (f 974). Luitprand, évêque de Vérone, meurt un peu après 970.

966, A l'instigation de sa femme Dombrowka, le duc de Pologne, Mieczyslaw, reçoit le baptême et fonde le premier evèché de Posen (Jordan, premier évêque), qui est soumis au nouvel archevêque de Magdebourg depuis 970> Flodoard de Reims (+ 966).

968 Othon I fonde l'archevêché de Magdebourg comme centre d'unité des nouveaux évêchés de Meissen (965), Mersebourg et Zeitz (955), Havelbourg (946) et Brandebourg (949). En 971, Othon I envoie des missionnaires chrétiens à la grande princesse Olga.

969. Concile de Londres; zèle éclairé de saint Dunstan, archevêque de Canterbury, pour la réforme du clergé. — Turketul et les évoques Oswald et Ethelwold. 972—997. Geisa, duc de Hongrie, cède aux inspirations de sa femme Sarolta, et commence à introduire le christianisme dans ses Etats. — Saint Etienne achève de l'y établir (997-1038).

973. Mort d'Othon le Grand. — Nouveaux troubles à Rome. — Captivité et meurtre de Benoît VI, pape reconnu par Othon II. Crescentius, fils de Théodora, et le cardinal . Boniface; Francon. — Hroswitha, religieuse de Gandeshiem, meurt en 984. — Dans l'Eglise grecque, mort de Siméon Métaphraste (v. 977).

983—1002. Othon IHi empereur, est appelé en Italie par le pape Jean XV, et comme celui-ci meurt pendant ce séjour, Othon dirige le choix sur un Allemand, Grégoire V, (996-99). — Union intime entre le pape et l'empereur. Insurrection des Wendes sous Mistewoi (983). — Œcumenius, évêque de Tricca, compose une bonne exégèse (v. 990). — Adalbert de Prague meurt parmi les Prussiens (997). — Fête de la Toussaint célébrée à Cluny (998). — Premier exemple d'une canonisation dans la personne d'Ulrich, évêque d'Augsbourg, sous le pape Jean XV (993).

999—1003. Gerbert règne comme pape sous le nom de Sylvestre II. — Etendue de son savoir. Son Epistola ex persona Hierosolymce vastatœ ad universalem Ecclesiam est une production remarquable comme étant le premier cri des croisades.

1002—1024. Saint Henri II. — Benoît VIII, élu pape par le parti toscan (1002-24). — Chassé de Rome, il cherche l'appui de Henri, qui le ramène, et est couronné empereur par le pontife dans la capitale de la chrétienté (1014). — Canut le Grand, roi de Danemark (1014-35), tandis qu'Olaw le Gros achève d'établir le Christianisme en Norwége (1017-33), et que le grand prince Wladimir le Grand n'agit pas moins efficacement en sa faveur en Russie (-f- 1014).

1018. Romuald fonde l'ordre des Camaldules. — Notker-Labéon, abbé de Saint-Gall (f 1022). — En cette même année se tient le concile de Seligenstadt. Vers le même temps, Notker, évêque de Liège, fait prospérer la ce-

Ère dionysienne.

, lèbre école de cette ville (f 1007). Il est remplacé par Wazon, dont le zèle pour la science n'est pas moins grand. — Burkhard, évêqne de Wursbourg (1025-2G). — Fulbert, cvêque de Chartres et élève de Gerbert (f 1029). Ditmar devient évêque de Mersebourg en 1008 et meurt en 10J8.

1032. Les évoques de France répriment le droit de guerre privée par le cri de Paix! paix! qui retentit dans une foule de synodes.

1038. Jean Gualbert fonde l'ordre de Vallombreuse.

1046. Concile de Sutri qui met fin à la rivalité des trois papes Jean XIX, Benoît IX et Grégoire VI, grâce à l'intervention du second empereur franconien Henri III (Conrad II étant le premier). Celui-ci fait ensuite nommer Luidger, évêque de Bamberg, qui gouverne sous le nom de Clément II (1046-47). Après la mort de ce dernier, Benoît IX recommence ses menées coupables. Mais Henri III désigne pour pape l'évêque de Brixen, Damas II, qui règne seulement vingt-trois jours (1048).

1048—54. Léon IX, pape, lutte contre l'incontinence et la simonie dans le clergé. — Liber Gomorrhianiis de Pierre Damien. Influence de Hildebrand sur le Saint-Siège. — La mort de Luitpold (1049), archevêque de Mayence, est un fait très-important pour l'Allemagne.

1050. Les conciles de Rome et de Verceil condamnent Bérenger. — Le scolastique Lanfranc, abbé du Bec.

1054. Bérenger trompe le légat Hildebrand au concile de Tours, mais celui de Rome (i059) met lin à toute tergiversation de sa part. — La division commencée par Michel Cerularius devient un schisme formel par suite de la déclaration positive faite par les légats pontificaux (16 juillet 1054). Vains efforts que font Théophylace, archevêque d'Achrida, et Pierre, patriarche d'Antioche, pour l'empêcher d'éclater.

1G55— 57, Gebhard, évêque d'Eichsteedt, est élevé sur le trône papal, grâce à l'influence d'Henri III ; il prend le nom de Victor II. — Mort d'Henri en 1056. — Victor cherche à assurer le trône de Germanie au jeune prince Henri IV (1056-1106). Luttes ardentes que font naître à Milan la simonie et le concubinage du clergé. 1057—58, Etienne IX (X) élève Pierre Damien au cardinalat et lui donne l'évêché d'Ostie, ce qui devient de sa part le signal d'une guerre ouverte contre les simoniaques et" les concubinaires. Après la mort d'Etienne X, le mauvais clergé et le parti toscan font nommer Benoît X ; mais bientôt le parti de la réforme triomphe et choisit.

lOö&atgi. Nicolas II, pape. Pour empêcher les élections irrégulières et orageuses, ce pontife fit adopter au concile de Rome (1059) un canon sur l'élection du pape, canon qui fut vraisemblablement étendu par d'autres mesures du concile tenu àRome en io6i. — Nicolas II donne la Calabre et la Pouilie en fief au Normand Robert Guiscard.

1061-- 73. Alexandre II, élu sans l'asseatimeut de l'empereur, qui

Ère dioiiysienne. ^.:

lui oppose l'antipape Honorius II; mais celui-ci ne peut se soutenir. Célèbre Dwcep<a<to inter régis advoca^ tum et Romance Ecclesiee defensorem, par Pierre Damien (f 1072). Bennon, év. de Meissenet apôtre de'' Slaves, meurt en 1106.

1069. L'abbé Guillaume fonde àHirsau une congrégation sur

le modèle de celle de Cluny. — Gottschalk, petit-fils de Mistewoi, et fondateur des évècliés de Mecklembourg et de Ratzebourg, est assassiné par les païens en 1066.

1070. Lanfranc devient archevêque de Cauterbuj^y.

1073—85. Grégoire VIT. Lutte pour la liberté de l'intelligence et de l'Eglise : on en voit sortir bientôt les universités sous la hante influence et la protection de l'Eglise elle-même. — Naissance de la scolastique. — Les Seldschoukes en Palestine (1073).

1074—75. Conciles tenus à Rome contre la simonie, le concubinage et les investitures laïques. — Il se déclare contre ces abus une réaction très-vive dans la polémique et dans la pratique.

1076 — 77. Henri IV fait déposer Grégoire VII par le synode de Worms. Celui-ci, à son tour, excommunie et dépose l'empereur. Alors la diète de Tribur (octobre 1076) contraint ce dernier à se rendre à Canossa, où il arrive du 25 au 27 janvier 1077. Polémique très-ardente pour et contre l'empereur et le pape.

1080. Les plaintes croissant toujours contre Henri IV, Grégoire reconnaît l'anti-roi Rodolphe et donne l'investiture à Robert Guiscard. Henri se choisit pour antipape Clément III , tandis qu'Hermann de Salza remplace Rodolphe, mort à la bataille de Mersebourg (1081).

1085. La diète de Gerstungen s'efforce de mettre fin à ces divisions, non par le glaive, mais par la science. Grégoire meurt le 25 mai. — Saint Bruno fonde l'ordre des Chartreux (1084).

1088—99. Après Victor III (1083-87). Urbain II marche hardiment sur les traces de Grégoire VII et menace de l'interdit les investitures laïques. — Henri IV voit son fils aîné Conrad se révolter contre lui.

1095. Le concile de Clermont défend au clergé de prêter l'hommage-lige entre les mains des laïques. Elan d'enthousiasme pour la croisade; Pierre l'Ermite: Jérusalem reconquise le 15 juillet 1099, et Godet oi de Bouillon élu roi. — Etablissement des chevaliers de Saint-Jean. — Saint Anselme, archevêque de Canterbury (1093-1109), combat Roscelin, chanoine de Compiègne. Querelle du nominalisme et du réalisme. 1098. Concile de Bari, dans la Pouille, tenu pour poser nettement les divergences de l'Eglise grecque et de l'Eglise romaine. — Robert fonde l'ordre de Cîteaux, qui re-

St* dionysienne.

çoit sa véritable importance de saint Bernard de Clairvaux, depuis 1113.

^309 — 1118. Pascal II continue la querelle des investitures contre Henri V (1116-25), et montre le plus grand désintéressement dans le traité de llll, qu'il accepte dans le but d'affranchir l'Eglise ; mais il éprouve la plus vive résistance, qui se complique encore d'une controverse irritante. En conséquence, Pascal est contraint de se dédire formellement au concile de Rome (1112), et le troisième traité avec Henri est annulé.

1109. Guillaume de Champeaux fonde l'abbaye de Saint- Victor. Sa dispute avec Abélard sur le nominalisme. iH8— 19. érélasell. — Fondation de l'ordre des templiers à Jérusalem.

1119 — 24. Calixte II. — Saint Norbert fonde l'ordre de Prémontré (1120). Concile de Soissons, où Abélard est condamné (1121).

1123. Neuvième concile œcuménique, ou premier concile général de Latran, qui confirme le concordat de "Worms sur la question des investitures conclue entre le pape et l'empereur; rappelle la malheureuse situation des chrétiens en Orient et en Espagne, et publie des canons de discipline. — Othon de Bamberg en Poméranie (1124).

1124—30. Honorius II, pape; Lothaire II, empereur (1125-37). — Nouveau rapprochement sur les investitures. — Par deux fois Lothaire se rend à Rome pour rentrer en grâce avec Innocent II, successeur d'Honorius (1130- 43). — Anaclet II, antipape ; rétablissement du vieux sénat. — Sous Lucius II (1144-45), le nouvel esprit républicain qui venait de s'éveiller fait rétablir la dignité de patrice, et Arnaud de Brescia pousse les choses encore plus loin. — Saint Bernard.

1139. Dixième concile œcuménique, ou deuxième concile général de Latran, qui confirme la paix de l'Église sous Innocent, et condamne Pierre de Bruis et Arnaud de Brescia. — Concile de Sens contre Abélard (-|- 1142).

— Gilbert de la Porée, évèque de Poitiers depuis 1142.

— Robert Pulleyn. — Les quatre livres des Sentences de P. Lombard "paraissent vers 1140. — Hugues de Saint-'N^ictor (f 1141).

1145—63. Eugène III lutte contre la folie républicaine des Romains et se voit soutenu par son ami saint Bernard, qui porte Conrad III à prendre part à la seconde croisade (1147). — Le concile de Reims condamne Henri de Lausanne et Eudes de Stella (1148). — Sainte Hildegarde. — Le livre de saint Bernard de Consideratione ad Eugcnium /// (1148-52). — Lui-même meurt l'année suivante (20 août). — Le Decretum Graliani paraît aussi vers 1152.

1152—90. Fré-déric Barberousse de Hohenstaufen, empereur, rêve une monarchie universelle et le rétablissement des droits impériaux dans le sens païen; mais les grands papes Adrien IV (1154-59) et Alexandre III (1159-81) (j> combattent ses projets avec beaucoup d'énergie. —

Antipapes suscités par l'empereur, — Berthold da

Ère diony sienne.

Calabre fonde l'ordre des Carmes ou Carmélites vers

1158. Diète de Roncaglia, où apparaissent ensemble Frédéric Barberousse et les quatre fameux jurisconsultes Bulgarus, Martin Gosia, Jacques et Hugon. — Richard, prieur de Saint- Victor (1162-73).

1164. Saint Thomas Becket ne peut empêcher Henri II, au concile de Clarendon, d'accomplir ses projets d'asservissement de l'Église ; mais il en appelle au pape. Après un exU forcé, il revient en triomphe; mais il est assassiné au pied de l'autel le 29 décembre 1170. — Gerhohus de Reichersberg (-J- 1169). — Les Minnestengers (1170-1250).

1179. Onzième CONCILE ŒCUMÉNIQUE, ou troisième concile général de Latran. Nouveau décret d'Alexandre III sur l'élection des papes; les deux tiers des voix des cardinaux sont exigés pour qu'elle soit valide. Condamnation des Vaudois et des Albigeois. Canons de discipline. — Jean de Salisbury, évêque de Chartres (+ 1182).

1189—90. Frédéric Barberousse entreprend la troisième croisade à l'instigation de Grégoire VIII (f li99). Philippe-Auguste et Richard Cœur de Lion suivent l'empereur dans l'expédition, qui a peu de succès à cause des divisions de ces princes. Prise de Saint-Jean-d'Acre en 1191 et trêve de trois ans en 1192. Walpot de Bässen fonde l'ordre teutonique en 1190.

1190—97. Henri VI, fils de Frédéric, devient empereur. — Clément III (1188-91) et Célestin III (1191-98). — Le scolastique Alaric de Ryssel ( ab însulis ) , évèque d'Auxerre, développe sa méthode large et indépendante (-{- 1202). — Meinhard, évêque de Livonie

1198—1216. Innocent III, tuteur de Frédéric II, lui fait donner une brillante éducation. Prodigieuse activité et influence de ce pape dans toute l'Europe; sa sollicitude pour le saint tombeau. Il commence par s'élever contre l'empire latin de Constantinople, qui dure de 1204 à 1261.

— Croisade des enfants.

1204. Amauri de Bène, sectaire panthéiste, dont les vues et les tendances sont continuées par David de Dinan, par les Frères et Sœurs du Libre-Esprit.

1209. Croisade prèchée en France contre l'hérésie toujours croissante des Albigeois. Chef, Simon de Montfort. — Sac de Béziers. — Raymond VI, comte de Toulouse.

— Innocent III autorise l'ordre mendiant de S. -François d'Assise (f 4 octobre 1226), et l'ordre de Saint- Dominique en 1215. — Haute importance de ces ordres mendiants pour combattre les hérésies du temps. — Concile de Paris, tenu en 1209 contre les écrits d'Aristote. — Les Niebelungen (1210).

1215. Douzième concile œcuménique, ou quatrième concile général de Latran, où sont condamnés les erreurs de Joachim de Floris, d'Amauri de Bène, des Albigeois, etc. — Soixante-dix canons de discipline fort remarquables. — Emploi du mot transsubstantiation, intro-

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