Ac>a Erudit. Lips., août de l’année 1C
MOUVEMENT
feu. Dans les expériences de 1690 il lui fallait une minute pour faire parvenir ainsi le piston jusqu’au haut du corps de pompe. Dans des essais postérieurs, un quart de minute lui suffisait pour cela. Enfin, il annonça qu’à l’aide du principe de la condensation de la va- (peur par le froid, on peut atteindre aisément son but par différentes constructions faciles à imaginer. Papin n'avait présenté sa machine que comme un moyen d élever de l’eau : c’était la première machine à vapeur à piston. Mais il avait aussi entrevu comment le mouvement de va-et-vient du piston dans le corps de pompe pourrait devenir un moteur universel, en transformant ce mouvement alternatif en un mouvement de rotation *.
A dater de Papin l’histoire de la vapeur se divise en deux parties distinctes : l’une, mécanique, comprend les constructions diverses pour varier et utiliser l’emploi de la vapeur comme force motrice; l’autre, physique, a pour objet l’estimation de la densité et de l’élasticité de la vapeur à différents degrés de température et sous des pressions différentes. Nous nous arrêterons un peu plus sur ceite dernière partie, après avoir dit quelques mots de la première.
En 1698, le capitaine anglais Savery construisit une machine qur diffère de celle de Papin par quelques modifications essentielles, surtout par celle de produire la vapeur dans un vase particulier. 14 expose ses idées dans un ouvrage intitulé : The Miuer’s friend (l'Ami du mineur), Lond., 1702. Les machines de Savery, perfectionnées par Dasaguliers, ne servaient qu’à distribuer l’eau dans les diverses parties des palais, des villes, des parcs et jardins. En 1699, Amontons présenta à l’Académie des sciences de Paris une machine douée d’un mouvement de rotation, dont le principe a été perfectionné depuis. Mais cette machine ne reçut alors aucune application *. En 1705, Newcomen et Cowley, l’un quincaillier, l’autre vitrier à Dartmouth, en Devonshire, construisirent des machines munies de chaudière où s’engendrait la vapeur; elles étaient destinées à opérer des épuisements.
Avec James Watt commence une nouvelle période de l’histoire de la vapeur. Ce célèbre inventeur (né en 1736 à Greenock, en Ecosse, morten 1819 près de Birmingham) eut le mérite d’avoir trouvé le moyen d’opérer la condensation de la vapeur dans un vase séparé, totalement distinct du corps de pompe et ne communiquant avec
1. Voy. notre article Papin, dam< la Biographie générale, t. XXX IX.