‹ Histoire universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 48 sur 79 · DYNASTIES IV, V ET VI · texte numérisé non relu

DYNASTIES IV, V ET VI

Après Confucius (479 av. J.-C.), les discordes continuèrent entre les différents États, et s'envenimérent encore à tel point que cette période fut appelée Tssen-kué, le règne de la guerre. Comme on croyait que l'autorité suprême était attachée fatalement à la possession des neuf vases d'airain sur lesquels You avait fait dessiner les neuf provinces de l'empire chinois, les différents feudataires s’efforçaient à l’envi de s'en rendre maitres; or, pour anéantir cet élément de discordes renaissantes, Hieng-uang, qui régnait encore de nom, les fit jeter au pe profond d’un lac.

Au milieu de ces petits princes rivaux, :ommença à grandir celui de Tsin, qui en subjugua plusieurs un après l’autre, et repoussa les agressions des Tartares; puis, se voyant assez fort pour renverser la dynastie usée des Tchéou, il offrit le sacrifice solennel au Seigneur suprême, ce qui équivalait à se déclarer roi. Ceux qui voulurent s'opposer à son élévation furent domptés; Nan-uang, prince régnant, lui céda les trente-cinq villes qui lui restaient, et implora sa clémence. La faction qui chercha à soutenir Tung-tchéou-Kioun, tils du souverain dé-

possédé, fut abattue, et Tchao-siang commença la Mouvelle A

dynastie des Tsin.

Ce prince, qui avait profité si habilement de la division des grands feudataires pour monter au premier rang, mourut avant d’avoir consolidé son autorité. Mais son fils Chuang-siang uang défit ceux qui s'obstinaient encore à lutter, et dont les jalousies mutuelles causèrent la pérte; car Chi-uang-ti, son successeur,

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