‹ Histoire véritable d'un voyage curieuxChapitre 5 sur 59 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Navigation d^ÀHTers en Espagne.

L AN 1 534 , je m'embarquai à Anvers pour TEspagne : quinze jours après j'arrivai à Cadix. La distance par mer de ce port à Anvers est de quatre cent quatre-vingts milles. Je vis à Cadix , sur le bord de la mer, une baleine qui avait trente-cinq pas de long,

et dont la graisse suffit pour remplir trente tonneaux.

Il y avait dans le port quatorze grands vaisseaux bien pourvus d'armes et de provisions , qui devaient bientôt mettre à la voile pour le Rio de la Plata, dans les Indes, et y porter deux mille cinq cents Espagnols, cent cinquante Allemands de la haute Allemagne, des Hollandais et quelques Saxons.

Cette expédition avait pour chef don Pèdre de Mendoce (0-

L'un de ces vaisseaux appartenait à Sébastien Neudhart et à Jacques Welser de Nu-

(i) litartin del Barco, dans un poëme intitulé lajirgentina ( Lisboa Pedro Craesbeck , 1 602 , in-4<> ) , qui n'est qu'une chronique en vers, donne sur Pedro de Mendoça et son expédition , qu*il raconte dans le iv® chant, les mêmes détails que Schmidel. 11 nous apprei^d , en outre, que Mendoça avait fait partie de l'armée du connétable de Bourbon, et qu'il s'était enrichi au pillage de Rome.

« A don Carlos pedia la Argentina » Prorincia , preteAdiendo su memoria » Levantar en conquista de paganos » Con dinero robado «ntre Romanes. »

H demanda à Charles la province Argentina pour em-

d'ulrigh sghmidël. i3

remberg (i), qui envoyaient au Rio de la Plata Henri Peime, leur facteur, avec des marchandises. Je jne joignis à lui , ainsi que quelques Allemands et des Hollandais : nous étions tous munis de bonnes arquebuses et d'excellentes armes. Nous partîmes avec le reste de la flotte, et le lendemain nous nous arrêtâmes à un endroit nommé S.-Lucar, situé à environ vingt milles de Séville. Nous y fumes retenus plusieurs jours par le mauvais temps.

ployer l'argent qu'il avait volé aux Romains à illustrer sa mémoire par des conquêtes sur les païens.

(i) Un des Welser dont il est question dans la relation de Nicolas Federmann. Voyez la préface du i*»" volume de de celte collection. Il y est aussi question de Henri Peime.

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