V. Tosorthrufl s'applique aussi à écrire
L'Ecriture ^ parle de la main d'Ismaël , mais c'est de sa main contre tous. Peut-être les Egyptiens , qui n'auront pas compris l'énergie de ce peu de mots , aurontils entendu la main d'un habile. écrivain. On emploie souvent le mot fnain dans ce sens ; et cela n'est pas particulier à notre langue.
Le nom même de Tosorthrus , donné à Ismaël , habitant du désert de Sur, renfermant le mot ''f Au, qui veut dire signe, a pu donner aux Egyptiens l'idée de signes ou de lettres que Tosorthrus s'étoit appliqué à former.
■ Bibl. orient. Voy, Hagr, Hagiar.
* i:in Agar.
* ni secare, concidere.
* "liiTTl iilius Agar.
* n^Il œdiûcavit. T13 s'eouît.
* Gènes. 16. iti... Manus ejus contra omnes.
^ in signum.
ISMAEL, FILS D'a&AR» 34i
Job ', qui vîvoît en Arabie , emploie ce mot • thu, quand il dit : « mon signe est le Tout-Puissant , qui » parlera pour moi ; c'est le livre écrit pour ma dé- » fense.»
On a vu i.** par la place où se trouve Tosorthrus, après des rois formés d' Abraham et d'Agar ; 2." par le nom même de Tosortbrus ou Sésortbus , qui a rapport au Sur ou Sor, où s'établît Ismaël, 3.® par le dévoilement du peu de traits que Manéthon nous en apprend ; on a , je croîs , assez v» que c'est Ismaèl , dont les Egyptiens se sont fait un roi , parce qu'il fut fils d'une Egyptienne, qu'il épousa une Egyptienne , et qu'il s'établit à la porte de l'Egypte.
Tyrîs, quî le suit dans Manétbon , vient d'une autre prononciation du nom de Sur , appelé encore auj ourd'hui Tor, Les Arabes ' donnent aussi à Ismaël un fils nommé Tbor ou Thour, qui a donné son nom au pays que l'on nomme encore aujourd'hui le Thor.
Eratosthène l'appelle Sirius *. Ce peut être une altération de Surîus ou le Surien. Il interprète ce nom Hjios Korrès ou Abascantos , mots qui signifient le fils de Korré non exposé à l'envie. Je crois que c'est moins une interprétation du nom , qu'une note sur le roî dont il s'agit. Korré étant dérîvé de * KeiYoy qui signifie couper ; le fils de ^ Korré sera le fib d'Agar ,
' Job. 3i. 35) trad. Sanctès-Pagnin. Ecce signum meum omnipotenS) qui testificabitur pro me y liber quem scripsit vir litis mea.
* ^in thui f signum meum.
' Bibliolh. orient, yojr, Ismaël.
^ Syncell. pag. 100. Z/ptoç , 8 «çcv vi^ xoppvig , ù$ ^V ftcpoc ASoj^^ xavloç.
' Ktiptoy 5cindoy abscindo, tondeo; undè>
• Koppi^.
342 T050RTHRUS OU 8ÉSORTHUS.
dans le même sens que les Egyptiens ont déjà interprété Je nom d'Agar ^ et qu'ils y ont trouvé l'art de bâtir en pierres de taille.
Tour abascantos ^ qui signifie ' non envié, je pense que Va privatif ou la négation est de trop ; et que c'est au contraire le fils d'Agar exposé à l'envie .*, parce que Sara le fit renvoyer de la maison paternelle y étant jalouse de conserver à son fils Isaac tout l'héritage , et ne voulant pas que celui-ci le partageât avec le fils de l'étrangère* Aussi ou a déjà vu qulsmaël est de* venu un l'oi Thardan, c'est-à-dire, expulsé.
Du reste » on ne doit p^s s'arrêter beaucoup, à l'interprétation que donne Eratostbène , qui ne remontoit pas à la première source.
■ BavxoMvw, invideo.
* Gcnes. ai. lo. Ejice anciltam hanc , et filium ejus : noQ enioi •rit haere» iiUua anciiiat ûun» ûlio meo Isaac»
MÉSOCHRIS, SOIPHIS, TOSERTASI&,
ACHIS%