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et aux autres écrivains sacres, à déposer en leur faveur, à devenir en quelque sorte leur garant; et montre la fausseté de tant d'imputations qu^ont faites à nos saints livrés,; ceux qui se sont aveuglés jusqu'à croire que la main des hommes pouvoit détruire ToeuvredeDieu. » Ainsi donc, aie bien prendre, ce qu'il y a de moins hypotétique dans ÏOrigine des cultes du fameux incrédule Dupuis, ne peut réellement que confirmer malgré lui lauthentieité de la Bible , et nous ramener à 1 autorité de la plus ancienne histoire du monde, sur laquelle est fondé ledifice auguste de la reb'gion chrétienne qu'il prétendoit renverser de fond en comble.
Les trois jMiemiers volumes de M. Guérin du Rocher t qui parurent en 177& et 1777, suffirent pour produire cet heureux eflfet. Quelles lumières n'y auroît pas ajoutées la suite de son ouvrage qui devoit en avoir douze ♦ si la révolution , en faisant bientôt triompher llmpîété ^ ne fût venue
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rîmmoler lui-même , et disperser le fruit de son immense travail. Ces trois volumes, qui portoient un coup si terrible et si décisif aux ennemis de la religion, les avoient soulevés contre lui dès 177 7. Voltaire, dont il renversoit les systèmes hasardés, principalement dans sa Philosophie de t histoire et ses Questions sur T Encyclopédie^ se hâta de l'attaquer avec un petit pamphlet que son ami Laharpe inséra dans le N.** i5 ( 2 S mai 1777) du Journal de politique et de littérature dont il étoit le rédacteur. Il devint complice de lattaque, non-seulement par cette insertion, mais parce qu'il y vantoit la prétendue victoire que, par-là, son oracle remportoit, disoit-il, sur Tabbé Guérin. Un anonyme répliqua avec un avantagé plus réel dans une brochure de 53 pages , intitulée : Lettre à M. de Laharpe^ folliculaire des philosophistes ^ en réponse à la critique contre Foui>ragé de M. tahhé Guérin du Rocher^ insérée sous le nom de Voltaire dans le iS."" N.''de....etc. (Amsterdam 1 7 7 7). Le Journal de Trévoux, autre-
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ment dit historique et littéraire *, en fit un grand éloge le 1 5 octobre de la même an^ née.
Les încrédulest après tout, ne furent pas les seuls qui attaquèrent V Histoire véritable des temps fabuleux : on vit parmi les assaillante « des hommes de bien , connus par leur attachement à lareUgion^et même des ecclésiastiques, déjà célèbres par leurs écrits pour sa défense. Nous nous, en étonnerions si nous ignorions que, chez les véritables savants , de même que chez ceux qui n ont que Tambition de passer pour tek, lamour-jpropre, mortifié à la vue des découvertes qu ils n ont pas faites , et qui sembloient être de leur compétence, les porte à s élever contre elles , quand même elles sont favorablesaux principes religieux qu'ils professent. Ces agresseurs, qui d'ailleurs méritent beaucoup d'estime, furent d'abord rorientaliste Abraham-Hyacinthe
' Voyez avertissement de la seconde partie du quatrième volume.
XII AVÊÏttlSSEMENT
Anquetîl-Daperrôn , dans Vcuumt-propos desdn oUvi^agfe sûr la Législation orientale^ publié en 1778; et quelques temps après , le savant Joseph de Guignes, dans le Journal des samnts^ en juin et juillet 1779.
L'année précédente, VHistoire véritable des temps fabuleux avoit été maltraitée par deux chapitres d un livre intitiûéiY Autorité des lii^resde Moïse établie et dé fendue contre les incrédules. Il étoit de Tabbé Jean-Baptiste Duroisîn, docteur de Sorbonne.
L'abbé Duvoïsin, dans son ouvrage, donnoit d'ailleurs beaucoup de prise sur lui, par des propositions plus que paradoxales , et qui sembloientmême trop philosophiques à de rigoureux théologiens, lorsqu'il disoit : u II ne paroît pas que le culte du vrai Dieu puisse avoir quelqulnfluence politique sur le bonheur d une nation ; en politique , c est une même chose de sacrifier à tous les dieux de la Grèce, ou de n'adorer que le vrai Dieu ; la fable de tous les dieux de la Grèce est un fondement tout aussi solide