FAITS DE LA RUE
Jeudi 4. — Combat.
Non copié.
Mairie du v" arrondissement.
Avant de commencer le chapitre, cette ligne (projet de titre ou note) entre parenthèses :
( La mairie au pouvoir du peuple. )
En marge :
Décrire la position de la mairie du v^ arrondissement.
Feuillet 364. — OssiAN et Scipion. Le premier titre, écrit en exil, forme une sorte de plan :
A.pprécier l' ensemble du comhat.
Courage des deux côtes.
Finir par l'épisode de la rue Auniaiie.
Le second titre, de la même date, porte :
Rue Aumaire.
, Ossian. — Scipion.
Copié.
Le chapitre, écrit sur papier pelure blanc, commençait ainsi :
Comme on l'a vu, ce que voulait le comité' de résistance... (Voir tome II, p. 46.)
En 1877, Victor Hugo a écrit, sur deux feuillets de format différent, un début contenant le fait du divan Le Peletier et l'intervention, faubourg Saint-Antoine, des représentants Testelin et Gambon.
Feuillet 383. — Le massacre. Le titre seul, formant chemise, est de 1851-1852. 11 devait contenir le chapitre écrit à cette époque et que Victor Hugo a « extrait » de VHi.ffoire du Deux-Décembre pour Napoléon-le-Pefit. 11 a récrit, avec de nouveeux détails, et à un autre point de vue, ce chapitre en 1877.
Feuillets 394-395. — Ont été intercalés après coup entre les feuillets 393-396.
Feuillet 400. — Rendez-vous pris avec les Associations ouvrières. Chapitre daté en tétc : 2 mai [1852J. La fin du feuillet 404 et le feuillet 405 contiennent des détails
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qui ont ctc reportes définitivement au premier et au second chapitre de la quatrième journée.
QUATRIÈME JOURNÉE
Sur l'un des titres de la Quatrième journée, on lit : Troisième journée — La victoire. Victor Hugo avait-il pense à réunir ces deux journées et à ne faire que trois divisions ?
Feuillet 416. — La rue Tiqljbtonne. Le premier feuillet de ce chapitre contient la copie un peu modifiée des feuillets 404 et 405. Le récit de la visite rue Tiquetonne est d'une écriture plus récente que le commencement du chapitre.
Feuillet 418. — En face de la ligne :
Jahrege, fut raconté ailleurs cette chose tramqiie,
Victor Hugo a mis cette note en marge : Les Châtiments.
Feuillets 422-423. — Quartier des Halles. Les six premières lignes ont été modifiées en 1877 sur un fragment de papier placé avant le chapitre écrit en 1852 et commençant au feuillet 423. En tête la date : 21 mars, et cette note :
Raconter les marches et contremarches avec Jules Favre, de Flotte, Madier de Montjau, etc. (La visite Liouville, r. Thérèse.) La proposition de Hetzel offrant son magasin pour passer la nuit. La compagnie barrant la rue Richelieu.
Feuillet 450. — Le Petit-Carreau. Ce feuillet, le dernier du chapitre, contient une ligne inédite :
Le « drapeau rouge » faisait partie de la mise en scène du coup d'Etat.
Après ces mots venait l'indication : (/V/ la lettre de Denis DuJ^otihs). Cette lettre a été reportée à la fin du chapitre iv.
A ce même feuillet 450 commençait Le passage du Saumon, qui suit sans interruption ni division.
Feuillet 463. — Autres choses noires. Ce chapitre semble avoir été fait à quatre reprises. Le premier feuillet date de Paris et contient les quatre premiers alinéas jusqu'à : Nom étions encore chev Diipont-White ; les deux feuillets suivants (464-465), paginés A, B, écrits sur papier pelure, sont du commencement de l'exil, moins le premier alinéa de la page (Le massacre du 4...) et le titre ajouté en 1877; ils prennent fin à cette phrase : Lies soldats s'en allèrent et personne ne fut tué pour cette fois (voir tome II, p. 100). La troisième reprise (feuillets 466, 467, 468, 469) porte en tête : Barricade DE LA RUE Pagevin. Le premier paragraphe est inédit :
Vers sept heures du soir, à la nuit tombée, quand j'y revins (^', il était impossible d y pénétrer. Tout ce pâté de maisons avec son labyrinthe de rues était cerné. L'attaque commençait.
Ce fut sanglant et terrible. Quelques barricades, surtout celle de la rue Pagevin,
''' Rue Pagevin, sans doute.
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résistèrent héroïquement. Cependant les soldats viêlorieux tuèrent moins de combattants dans la hamcade que la veille (voir tome II, p. 100).
En marge du feuillet 466, des notes jetc'es et utilisées au courant du chapitre.
Le feuillet 467 est daté en tête : i" janvier 1852. Enfin le dernier feuillet du chapitre (470) écrit vers 1877, mais sur du papier de 1852, au dos d'une chemise portant ces notes :
Questions des cadavres, exécutions nocturnes, fusillades, etc.
Feuillet 473. — La commission consultative. Le manuscrit porte : La coAiArrssioN EXECUTIVE. Le chapitre a été écrit en 1877, sur du papier du Sénat; la liste des membres de la commission, liste découpée d'un journal de 1852, a été collée sur le manuscrit.
L'autre liste. Ce chapitre, tout documentaire, manque; le texte qui suit la liste a été ajouté sur la copie.
Feuillet 480. — David d'Angers. Le titre de ce chapitre porte :
Diverses arrestations.
David (d'Angers).
Aubry (du Nord).
Victor Hugo voulait sans doute réunir ces deux faits dans le même chapitre. Les détails de l'arrestation de David d'Angers sont, dans le manuscrit, plus développés que dans le volume. Victor Hugo les a résumés dans sa version définitive.
Le haut du feuillet 482 est coupé; le bas du feuillet 483 est déchiré et manque.
Feuillet 492. — Le devoir peut avoir deux aspects. Visite de Jérôme Napoléon. Le nom est en toutes lettres dans le manuscrit ainsi que celui de la princesse Amélie de Wurtemberg, reine de Westphalie.
Feuillet 504. — Une variante à la suite de ces mots : Varce que ma conscience elî ainsi faite qu 'elle ne met rien au~defm d'elle :
Pour elle, le mal fait pour le bien est toujours le mal. he sains popnli lui paraît un prétexte j c'est sous l'invocation du sa Im popnli qu'on a empoisonné Socrate et crucifié Jésus-Christ. La raison d'Etat lui semble une équivoque; elle n'est pas moins invoquée par Catilina que par Cicéron; le vixere répond à la raison d'Etat, mais non à la conscience.
Feuillet 508. — Le combat finit, l'Épreuve commence. Ecrit en février 1878, l'avant-dernier feuillet sur une lettre du trésorier du Sénat invitant Victor Hugo à toucher les sommes de l'exercice de 1877; le dernier feuillet sur une lettre d'une dame quêteuse, la comtesse de Bourgoing. Le commencement du chapitre a été remanié sur les épreuves.
Feuillet 514. — Les expatries. Titre primitif: Comment on échappa. Sur le
double feuillet servant de chemise, cette note : Terminer le chapitre par le fait Cournet. Tout le chapitre est de 1852 , moins le passage sur Arnaud (de l'Ariège) écrit en 1878. Les quatre premiers aline'as du chapitre manquent et ont dû être ajoute's sur les épreuves. Au feuillet 516, commençant le chapitre, une note :
Après le combat. (Esquiros, à la barricade de la rue de Charonne.)
Feuillet 520. — Avant de commencer le «drame de Cournet», la date : 7 janvier. Le récit du départ de Terrier et de Préveraud a été écrit à Paris.
Feuillet 533. — Commissions militaires et commissions mixtes. Ce chapitre a été écrit en 1878 sur grand format. Les deux premières lignes n'existent pas sur le manuscrit, qui débute par : Le code cejia d'être sûr.
Feuillet 540. — DÉTAIL religieux. Écrit sur une simple feuille de papier à lettre.
Feuillet 542. — Comment on sortit de Ham. Sur une chemise le titre primitif :
Comment ils sortirent de Ham.
Charras, Bedeau.
Chapitre écrit en exil; les huit premiers feuillets sur papier bleu, les sept derniers sur papier pelure, mais toujours au recto.
Feuillet 563. — Conduite de la gauche. Daté en tête : / tnai (1852). Au feuillet suivant, petite intercalation qui prend place après le troisième alinéa du chapitre, à partir de : On eut l'improvisation formidable. .. jusqu'à : On en ft sortir des pavés.
Feuillet 569. — Après ces mots : On Ut de ces choses-là dans Flutarque, une note en marge :
Voir s'il ne vaut pas mieux placer ici le paragraphe : Je suis de ceux qui, etc.
Feuillet 573. — Page Écrite À Bruxelles. Ce petit chapitre se divise en deux : la première « page » (feuillet double 573-574), écrite sans doute en arrivant à Bruxelles, et deux autres feuillets sur papier bleu, écrits dans le courant de 1852.
Feuillet 576. — 11 y avait interversion des deux derniers alinéas du chapitre, qui finissait primitivement par : C'efî ce qui me convient. — Après ces mots : Mais qu'on ne prend pas uns conscience, Victor Hugo avait fait un large trait avec cette indication : S'arrêter ici.
CONCLUSION. — LA CHUTE
Autre titre : CONCLUSION : SedAN.
Feuillet 581. — Le début eft ébauché sur une feuille de papier de fil ordinaire, puis recopié sur grand format comme tout le reste de la Conclusion.
Feuillet 583. — En marge ces deux lignes :
. . .Un souffle suffit pour abattre Lebœuf. 1
Une épingle suffit pour désenfler Rouher. f
LE MANUSCRIT DE L'HISTOIKE D'UN CKIME. 2^j
Au bas du même feuillet, après l'alinéa finissant par : Efl)èce de ta-s d'hommes , jeté là comme pour être saisi par une main immense , ce paragraphe biffé :
Etait-ce fait exprès ? oui. Par qui P Par un homme. Qui était cet homme 't Napoléon III. Cet homme savait-il ce qu'il faisait .f* Non. Voulait- il ce qu'il voulait.»* Pas davantage. Que faisait cet homme '^. Il courbait les épaules et portait un fardeau. Quel fardeau ? Un crime.
Jusqu'où porte-t-on ces fardeaux-là? Jusqu'à ce qu'on tombe dessous.
(Ce dernier alinéa est répété leuillet 594.)
Feuillet 594. — La sixième division commence ainsi dans le manuscrit :
Qui avait construit cette tragique aventure.'*
Quelqu'un. N'accusons personne. Pas même Bonaparte.
Que faisait-il, lui? Il portait un fardeau. Quel fardeau? Son crime.
Au premier paragraphe publié, on ne lit dans le manuscrit que : hex. Seul, le texte imprimé porte : L,ex fati.
Immédiatement après vient ce passage inédit :
Une légende du Nord raconte le dialogue entre Olaûs le parricide et une voix dans les ténèbres : Oh vas-tu ? — Tu le sais bien.
Tout ce feuillet 594 a été écrit à part depuis le commencement jusqu'à : On les livra. La sixième division débutait ainsi : Trois hommes, trois soldats vaillants se succédèrent dans le commandement.
Feuillet 608. — La conclusion devait finir ainsi : £//t' tend la main a tous les peuples , de haut, car nous lisons après ces mots la date : i" février 1878.
Feuillets 609-610. — Les deux derniers feuillets sont de plus petit format. Au dos du feuillet 609 , des vers jetés :
Les sinistres cavaleries
Se mêlent à l'horizon noir.
Et je baise vos mains, belle, n'ayant plus l'âge D'oser baiser vos pieds.
G Virgile, je songe aux nymphes quelquefois. Et quand le soir j'entends des voix sous les yeuses. Je dis : Est-ce de moi que parlent ces rieuses ?
Le feuillet 610 , le dernier, est écrit au dos d'une liste de la gauche républicaine du Sénat. Cette liste est datée : février 1878.
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