Voir ci-dessus, t. X, p
La Confédération des autres provinces avait son siège i Parana (1853). Urquiza était chargé du pouvoir actif. Il voulut réunir la province sécessionniste et réussit : ses troupes vainquirent celles de Mitre (bataille de Gepeda, 28 octobre). Buenos- Âyres rentrait dans la Confédération. La réconciliation se fit au milieu des fêles. C*est alors qu'Urquiza passa le pouvoir à Derqui (1860). En 1861, une nouvelle querelle entre Buenos- Ayres et la Confédération entraîna cette fois la victoire de Mitre (à Pabon, 17 septembre 1861). En 1862, Mitre fut élu président de la République argentine; Buenos-Ayres redevenait capitale. Les années qui suivirent furent occupéecs par la guerre du Paraguay, les invasions épidémiques. La Confédération était mise à de rudes épreuves. Les provinces s'agitaient, Urquiza était comme indépendant dans TEntre-Rios dont il était le gouverneur.
Mitre céda le pouvoir en 1868 à Sarmiento, un ancien publiciste adversaire de Rosas, lieutenant d'Urquiza, adepte fervent et agissant de la doctrine de Téducalion populaire. Il semblait préluder à une ère de paix. Urquiza cependant était assassiné, les provinces remuaient encore; une rébellion menée par Lopez Jordan ne prit fin qu'en 1873.
L'Uruguay. — Blancos et Colorados. — Le gouvernement futlongtemps à se remettre des luttes intestines qui avaient entraîné Tinlervention des Argentins avec Urquiza en 1851. Le pays était toujours divisé entre deux partis hostiles Tun à Tautre et coupés en fractions souvent adverses : les colorados ou libéraux, les blancos ou conservateurs.
En 1851, on vit arriverau pouvoir Bernardo Berro, qui appartenait au parti conservateur. Il fut d'abord modéré; mais les colorados émigrés se groupaient sur la frontière et, conduits par Venancio Florès, appelèrent le pays à Tinsurrection. Le 1*' mars, au milieu de la désorganisation du gouvernement et de Tarmée, Anastasio Aguirre succéda à Bernardo Berro. C était encore un conservateur. Mais, en même temps. Florès occupait tout Touest, où il administrait et levait Timpôt et essayait une entente avec le Brésil. Florès, mis hors la loi, entrait dans FIorida, prenait Duraguo et, appuyé par 6 000 Brésiliens, s'emparait