V. — La Birmanie
Première guerre birmane. — Les derniers efforts deîj Anglais en Birmanie n'avaient pas eu de succès; ce furent les difficultés avec l'Arakan, commencées en 1811, puis l'attaque du gouvernement birman de ce pays, sur la frontière sud-est du Bengale, qui amenèrent l'intervention anglaise sous l'administration de lord Amherst, successeur du marquis de Hastings comme gouverneur général des Indes (1823-1828). Au début de 1824, il fut décidé que le major général Sir Archibald Campbell se mettrait à la tète d'une armée de 5 à 6 000 hommes, venus des présidences de Fort-William (Bengale) et de Fort Saint- George (Madras) et réunis à Port Gornwallis dans la grande Andaman, pour se rendre maître de la ville la plus importante de l'estuaire de Tlrraouaddy, Rangoun, dans l'ancien royaume de Pegou. Le 5 mai 1824, la guerre était déclarée. Dès le 10 mai, et sans que la cour d'Ava s'y attendît, la flotte anglaise ayant à sa lôte le commodore Grant, sur le Liffy, franchissait la barre de la rivière de Rangoun, et la majeure partie des troupes expéditionnaires, qui étaient arrivées à Gornwallis du 2 au 4 mai, occupèrent la ville le 11 mai. Le premier contact des Anglais avec les Birmans, qui avaient eu fort à faire pour rassembler toutes leurs forces, eut lieu le 28 mai. Deux envovés birmans n'ayant pu s'entendre avec les Anglais, ces derniers, après une attaque des Birmans le 1'^ juillet, s'emparèrent, le 8, du fort de Kameroot. Un petit corps de troupes fut envoyé vers le sud : ïavoy capitula et Mergui fut enlevé d'assaut.
Les Birmans ne subirent que des défaites pendant trois mois; on rappela Mahà Bandoula, qui commandait dans l'Arakan, avec tout son contingent. Les Siamois, très intéressés par la guerre des Anglais avec les Birmans, trouvaient l'occasion excellente pour reprendre le Tenasserim. Ils comptaient non seulement sur les succès des Anglais, mais aussi sur les diffi*