‹ Histoiree générale du IVe siècle à nos jours (volume 5)Chapitre 71 sur 176 · LES COLONIES DE L'AFRIQUE AUSTRALE DE 1847 A · texte numérisé non relu

LES COLONIES DE L'AFRIQUE AUSTRALE DE 1847 A

(400000 environ). Le gros de la population blanche était formé par les éleveurs boers arrivés en 1838. Un Anglais, Byrne, avait essayé d'établir à Natal des cultivateurs britanniques; il y avait transporté de 1848 à 1850 environ 3800 personnes, auxquelles il accordait la traversée et 20 acres de concession moyennant 10 livres. L*essai fut malheureux; Natal, pays de climat tropical, n'attirait guère que les planteurs qui venaient cultiver la canne à sucre avec la main-d'œuvre indigène ou avec celle des coolies transportés de Tlnde. Les gour verneui's tâchaient d'attirer le plus grand nombre d'indigènes possible dans la colonie en les protégeant contre les blancs. Cette politique ne convenait pas aux Boers. Dès 1846, ils avaient envoyé un d'entre eux, Andries Pretorius, porter leurs doléances au gouverneur du Cap; le gouverneur refusa de l'écouter. Alors Pretorius et ses amis s'en allèrent vers le nordouest avec leurs familles, leurs chariots et leurs bœufs. Un nouveau gouverneur du Cap s'empressa de les rejoindre et leur promit de grandes concessions de terres, s'ils voulaient rebrousser chemin, mais les Boers continuèrent leur nouveau trekk et rejoignirent un groupe d'émigrés de 1837-36 qui avait franchi le fleuve Orange : les anciens et les nouveaux trekkers se constituèrent en Etat libre d'Orange, capitale Bloemfontein. Le territoire de cet Etat était occupé, avant l'arrivée des Boers, par des indigènes inofl'ensifs, groupés en petites tribus et vivant les uns de chasse comme les Hottentots, les autres d'élevage : c'étaient les Bechouanas et les Griquas, ces derniers ayant pour chefs depuis le xvin« siècle des métis boers, les Kok. Les missionnaires avaient demandé pour les indigènes la protection du gouvernement du Cap, qui avait envoyé dans le pays un résident (1845). En 1848, après l'arrivée des émigrants de Natal, le gouverneur du Cap vint dans le pays et annexa aux possessions anglaises toute la région des monts Drakenberg au Vaal, sous le nom de Orange River Brithh Sovereignly (1848). Il adressa aux chefs griquas une proclamation qui leur disait ; € Gardez la paix, écoutez les missionnaires, alors votre bétail engraissera et vous irez au ciel. » Il déclara que les Boers devaient l'impôt foncier et le service de la milice. Il invita le

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synode de TEglise calviniste à leur prêcher la soumission. A peine avait-il quitté le pays qu'un parti boer commandé par Andries Pretorius força les petites garnisons anglaises à capituler. Le gouverneur revint avec des soldats; Pretorius, dont la tète avait été mise à prix, s*enfuit au nord du Yaal, où on ne le poursuivit pas (1849). Le gouverneur tourna ses efforts contre les Basoutos qui occupent les montagnes entre TOrange et Natal : il reçut la soumission d*un de leurs chefs. De 1848 à 1850 rétendue des possessions anglaises au sud de l'Afrique avait doublé; mais cette expansion avait coûté très cher. Un député se plaignit au Parlement que la métropole dépensât au Gap, en frais de guerre, près de 25 millions par an. Le gouvernement libéral, partisan de la paix et des économies, résolut de rentrer dans les anciennes limites. Il commença par amnistier Pretorius et les Boers rebelles qui avaient passé le Vaal et leur reconnut le droit de s'organiser au nord de ce fleuve comme ils Tentendraient (traité de Sand River, 7 janvier 1852). La république du Transvaal était désormais reconnue. Puis |e gouvernement évacua l'Etat d'Orange et reconnut son autonomie (convention de Bloemfontein, 23 février 1854). L'Angleterre avait réservé l'indépendance des Griquas (au confluent du Vaal et de l'Orange) et celle des Basoutos (entre l'Orange et le Caledon).

Les gouverneurs du Gap reçurent d'Angleterre l'ordre de ne pas se mêler de ce qui se passait hors du territoire soumis à leur administration. La politique d'expansion était arrêtée pour plusieurs années.

Les Institutions représentatives au Gap (1853). — Le gouvernement responsable (1872). — Les colons du Gap continuent la lutte pour la conquête des libertés politiques. Ils refusent de recevoir des convicts. Le gouvernement ne tient aucun compte de leurs désirs et en 1849 il expédie au Cap 200 condamnés. Les colons décident alors de cesser tous rapports avec le gouverneur et ses agents jusqu'à ce que les condamnés «oient partis. Au bout de six mois, le ministre cède et fait partir les condamnés pour Yan Diemen. Pendant ce conflit, les colons ont renouvelé leur demande, souvent répétée, de parlement élu :

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