ÉTATS DE LA PLATA
minislère coïncida avec une crise économique, la faillite d*une grosse maison de banque de Rio, des désastres financiers, un arrêt sensible du commerce ; un incident le fit sombrer.
Le marquis de Olinda reprit le pouvoir, partageant les portefeuilles entre libéraux radicaux et libéraux modérés. Mais au milieu des difficultés créées par une guerre étrangère, le désaccord divise le cabinet qui démissionne. De nouveau Zaccarias prit le pouvoir (1867), mais les conservateurs lui reprochaient le prix et les lenteurs de la guerre alors engagée contre Lopez et le Paraguay. Au mois de juillet 1868, Tempereur s'adressa aux conservateurs pour faire le ministère. Mais, en présence de la colère et des protestations des libéraux, Pedro II dut prononcer la dissolution de la Chambre.
//. — États de la Plata.
La République argentine. — Urquiza et Rosas. —
Les excès de la dictature de Rosas* lassaient et le Brésil, TEtat libéral voisin, et les provinces de la République argentine, toujours jalouses de la situation privilégiée de Buenos-Ayres. Les provinces se soulevèrent, mais le général Urquiza, chargé de réprimer le mouvement, prit leur parti. Le Brésil avait favorisé les insurgés. Urquiza s'avança vers le Sud avec la « grande armée libératrice de l'Amérique du Sud ». Rosas, baltuà Monte- Caseros(3 février 1852), pritlafuite et s'embarqua pourl'Irlande. Buenos-Ayres crut que sa puissance allait déchoir; elle voulait prédominer; une place dans la confédération ne lui suffisait pas; la capitale voulait être tout dans la République. Elle refusa de déléguer à la Constituante convoquée à Santa-Fé par Urquiza; elle secoua l'administration des hommes d'Urquiza. Le nouveau libérateur ne put maîtriser cette cité qu'il avait vainement tenté de bloquer. Il dut reconnaître dans la province de Buenos-Ayres un Etat distinct et autonome. Buenos-Ayres devenait dans le même temps remarquable par son luxe et ses beaux monuments.