SCÈNE VIII
LA BARONNE, seule, ensuite FRANGINE.
LA BARONNE
Voisinage bien agréable I Je n'aurais jamais cru que les années pouvaient changer à ce point un caractère si doux, si confiant. Oh ! quelle que soit la cause qui m'a effacée de son souvenir, je la bénis! ... J'ai besoin de distraction... de prendre l'air... (Elle sonne. — A Francine, qui entre.) le yeun sortir.
FRANGINE
Madame ne voit donc pas le temps qu'il fait?
LA BARONNE
Que m'importe?
FRANGINE
Un orage affreux, le vent a déjà brisé plusieurs arbres du parc, le ciel est tout noir et la pluie tombe par torrents.
LA BAKONNE.
Faites atteler.
FRANGINE, à part, en se retournant.
Très-bien ! (Haut, en remontant.) Ah ! j'oubliais ! . . . M. Maurice est en bas, il demande si madame peut le recevoir.
LA BARONNE
Pas aujourd'hui, je ne suis pas en humeur de dessiner.
FRANGINE
Ah! tant pis ! Ce pauvre jeune homme est d'une tristesse I
LA BARONNE
Qu'a-t-il?
FRANGINE
Il aurait voulu le dire à madame.
LA BARONNE
Mais parlez donc! ce n'est pas la peur d'une indiscrétion qui vous retient ordinairement.
FRANGINE
Madame est bien bonne ! Voici ce que c'est : M. Maurice est amoureux d'une jeune iille de ce village.
arj APRKS roKAt;K vient LK BEAI TENfS.
LA BARONNE
Je le sais.