LE CHRÉTIEN NE CRAINT PAS LA MORT
(( Ayez toujours dam vos mains des lampes allimiées.))
La lampe allumée, et qui doit brûler, c'est l'amour de Dieu et du prochain dans notre cœur.
Prenons garde que ce feu ne s'éteigne ou ne vienne à se ralentir ; ou plutôt tâchons, chaque jour, de le rendre plus vif et plus ardent. L'huile qui doit entretenir notre lampe toujours allumée, ce sont nos bonnes œuvres et les actes fréquents de toutes les vertus propres à notre état, qui, en nous sanctifiant nous-mêmes, ^éclaireront et édifieront les autres.
La mort, pour le chrétien, c'est le passage d'une vie trompeuse à la vie éternelle ; c'est le terme d'un songe en face d'une réalité qui n'aura pas de fin.
On censure sans autorité, et c'est orgueil et présomption.
« Eiîce temps-là, comme Jésus-Christ passait le long des blés , un jour de sabbat appelé le second premier ( expression de saint Luc ) , et que ses disciples avaient faim, ils commencèrent à rompre des épis en marchant et à en manger, les froissant dans leurs mains. »
Voilà quel fut l'objet de la censure des Pharisiens qui se trouvèrent là présents ; ils commencèrent aussitôt à crier qu'on violait la sainteté du sabbat.
(( Aimez votre prochain comme vous-même , pour l'amour de Dieu. »
Tel est le commandement de la sagesse divine. Chrétiens, aimons la charité pour suivre l'exemple de notre divin Maître.
CINQUIÈME LEÇON
r.E CHRÉTIEN AIME ET PRATIQUE TOUTES LES VERTUS.
« Jésus allait de ville en ville et de village en village, prêchant et annonçant le royaume de Dieu , et les douze Apôtres étaient avec lui. »
Jésus était pauvre ; il marchait accompagné de ses douze Apôtres aussi paiivres que lui ! Jamais il ne fit de miracles pour ses besoins particuliers , pour sa subsistance et pour celle de ses disciples ; mais il les multiplia en faveur de tous ceux qui venaient l'implorer. La guérison du corps est, de tous les bienfaits de Dieu, le plus sensible, et celui qui nous excite le plus naturellement à la reconnaissance. Combien de fois avons nous reçu de Dieu ce bienfait, et en quoi lui avons-nous marqué notre gratitude ? Combien de fois avons-nous promis à Dieu^ dans le temps de la maladie, que s'il nous rendait la santés nous l'employerions toute à son service ? Comment nous sommesnous acquittés de cette promesse ? Reconnaissons, pleurons et réparons notre inexactitude.
Dans les villes , il se trouvait des personnes qui se
faisaient un honneur de le recevoir à leur table , et d'autres donnaient à ses Apôtres quelques aumônes.
Aurons-nous moins de zèle pour lui, ou moins de foi dans ses promesses ?
Gomme l'abeille compose le miel avec le suc des fleurs , de même la vie mortelle du bon chrétien se compose de toutes les actions agréables à Dieu.