‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 119 sur 380 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

r4>iDplot de Compiègiic. — Aaseniblét» de SoisMot. — publique imposée à Louis-le-Déboonaire.— Barbarie de LoUii^b. an^em le Tieil empereur. — Louis recouvre le pourvoir 8U| — Repentir de Lothairc. — Sa rigueur envers ses compli< Entrevue de Lothaire et d*Angllberto. ~ Pnissancedes qncs de Milan. — Missiou d*Angilberto auprès de r< Louis. — Vieille tradition sur une dent de saint Ambroise^ Déclaration des évéques au sc^et des actes de Complègnei Soissons.— Nouveaux torts de Lothaire. —Mort de P^in, roi » ^ quitainc.— Partage de ses états.— Nouvelle prise d'armes i nw il l'empereur. — Mort de Louis-lc-Débonnaire.

- DtsSMà 840. —

Rarement Tusurpation se contente de la couronne qu'elle a ravie; elle n'est satisfaite 9 ® toutefois il lui est jamais donné de l'être , cg^^ lorsqu'elle peut déverser l'outrage sur co^ qu'elle a dépouillés. Il est des triomphâtes' dont la politique fera , à ceux qui ont eu la fît? tune contraire, plutôt grâce de la vie que l'honneur, s'ils peuvent le ravir. Outrager vaincu quel qu'il soit, c'est une lâcheté : / est sacra miser ; mais (juand le cri <lu sang 1 lève entre l'oppresseur et la victime, ([uand c un fils ([ui foule aux pieds son inenfaiteur, pore... , oh ! alors il n'y a pas de slif,'male

348 PREMIÈRE ÉPOgCE.

Le fik parricide convoque à Gompîègiie un umulacre d'assemblée nati<Nude. Les saignews laïques j les évéques j les abbés qui lui sont le plus ayeuglément dévoués, accourent en foule pour prendre part à cette honteuse satumale. Toutefois j au moment de consommer Feeuvre d'iniquité j le cœur allait faillir à quelques uns, mais il se rencontra parmi les évéques un de ces génies audacieux jusqu'au cynisme , doués de ce caractère impérieux, de cette éloquence forte et entraînante qui imposent aux bibles, et font prévaloir l'illusion aux dépens de Tinnocence qu'ils veulent opprimer.

Il fallait que tous les genres d'ingratitude vinssent marquer ces scènes de désordre. Ebbon, archevêque de Rheims, né dans Tesdavage, joignait à un haut degré l'intrigue et les talens qui font que des hommes, quelqu'obscure que puisse être leur situation première , finissent par s'élever au dessus de la foule et par l'éblouir, sinon pour toujours , du moins pour un temps. Louis, quand il n'était que roi d'Aquitaine , avait tiré Ebbonde la servitude et l'avait pourvu d'abbayes. Parvenu à l'empire , il confia l'important siège de Rheims à ce prêtre courtisan , dont la souplesse perfide avait capté toute sa faveur, et <(ui y bientôt après , vendit sa fidélité à Lothaire«

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