LIVRE IV. — chapitre: III
I suppliait d'user de son influence sur l'esprit le son époux pour faire chasser de Rome le lape Nicolas.
Nous avons vu Louis U fondre sur Rome y sans toute moins ému par les instances de Photius [ue poussé par le désir de venger les affronts le son frère et de soutenir la dignité royale. îou$ l'avons vu arrêté par une maladie subite i prendre cet incident pour une menace du ciel. fous avons vu le pontife, autant par sa haute prudence que par Teffet des appréhensions sulitoB qui avaient saisi l'empereur, échapper au langer qui le menaçait. C*est au milieu de toutes ies traverses j et en déployant toujours la mômc^ laergie que Nicolas V' parvint au terme d'une arrière dont le souvenir n'est pas un des moins [lorieux monumens de l'histoire de l'Ëglise ronaine. Sa fermeté ne put abattre immédiatement ^hotius , mais elle prépara la chute de cet orgueilleux schismatique^
Giulini parle, dans son Histoire de Milauj de ieux instructions données |mr le pape Nicolas!"'. Nous en ferons également mention jwur ajouter quelques traits <ie plus au tableau des mœurs ri des coutumes de répocjue qui nous occupe.
L'archevêque de Milan, Tndone^ avait consulté le pajKî Nieolas sur la conduite à tenir à l'égard
de ceux qui, ayant maltraité des prêtres, n'étaieet condamnés par les juges à aucun châtiment. Le pape répondit qu'il fallait jusqu'à trois fois les exhorter à changer de vie , et , s'ils persistaient dans leurs excès et leur incondaite^ les frapper d'excommunication .
Le second fait est rapporté par l'auteur milanais, qui l'a emprunté au père Mabillon (1).
Nous ferons précéder ce récit par quelques détails qui nous paraissent dignes d'intérêt.
Les persécutions éprouvées par les orthodoxes en Orient, sous les empereurs iconoclastes, et par* les chrétiens en Espagne, sous Abdérame et sons fils Mahomet, avaient fait beaucoup de victimes. La fureur de la persécution d'une part , et l'ardeur pour le martyre du côté des chrétiens, avaient été poussées dans le royaume de Cor— doue , au point que bourreaux et suppliciéss semblaient avoir pris à tâche de lasser réciproquement leur constance. Ferreras {2) parle, d'après le récit (ÏAimoin, de deux saintes filles martyrisées dans cette ville j et dont les noms sonS
(1) Mabill. , Opéra posthuma, T. 1", S XXI, p. 247^ Opusci de saDctis ignotis.
(2) HisL gêner. d'Esp. , T. Il, siècl. \\\ aon. 864, p. 631- — AiMOiN, de la Translat. des reliq. de saint Vinrent^ liv. 1" et u^