‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 199 sur 380 · LIVIIE IV. — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVIIE IV. — CHAPITRE IV

> mystères sacrés, y permettre la présence de fthaire j l'absoudre de sa faute , et lui donner ^3ommunion de sa main. Pour prix de cette iMlescendance 9 on promettait formellement

Tompre la fatale et coupable liaison. Adrien agitait encore y comme si cette humble démar- B d'un roi , appuyée par un empereur, n'était a^ une suffisante réparation du scandale donné, ])lutôt comme s'il attendait, d'un peu plus d'à- UBsement de la royauté, quelque nouveau triom- «pour l'autorité de la chair-e pontificale (1). Ki'impératrice dut aller elle-même à Rome. ^À cette fois , dit l'historien de l'Église, elle ^t entendre de ces sortes de sollicitations qui ^nent lieu de commandement absolu dans ^ personnes de son rang.

^)n se rendit, de part et d'autre , au Mont- «sin ; le pape célébra la messe : Lothaire était iSsent. « A la filn du saint sacrifice , » ajoute

même historien, « le pontife, prenant en kuains le corps de Jésus-Christ, et se tournant ^ers le roi , lui dit d'une voix haute et fortement accentuée :

^ Prince , si vous n'êtes pas coupable de /'a- ^ultère DEPUIS que vous avez été averti par le

<i) Bertuti-Bercastel, t. V.

» PAPE Nicolas, et si vous m^z fait une ferme résoy» luttôn de n avoir plus de commerce avec iH>irt n concubine Waldeade, approchez en toute conf> fiance , et tece^ez le sacrement de la vie éter- » nelle; mais isi votre pénitence nest pas «tn- » cère, n'ayez pas la témérité de recevoir le corp$ yf et le sang de notre Seigneur, et de vous incory* porer, en les profanant , votre propre condam- » nation (1). » Lothàire ose recevoir le sacrement ; plusieurs seigneurs de sa suite participent à la communion. De magnifiques présens sont échangés entre le roi pénitent et le souverain pontife > qui dtnent ensemble et se séparent avec les marques d'une ailection réciproque. Lothaire repartit aussitôt après pour la Lorraine dit Muratori, avec l'espérance secrète de retrouverWaldrade que y peu de temps auparavant , Rome, sur les instances de l'empereur, avait relevée de Tanathème^ Mais arrivé à Lucques , il fut surpris par une fièvre qui devint plus grave à Plaisance ; le même mal envahit une partie de son cortège. Cette fièvre produisait les plus effroyables effets : les cheveux, les ongles, la peau même, tombaient à ceux qu'elle avait atteints , et tout leur corps n'était plus qu'une horrible plaie.

(i)B.-B.,Hwf. de l'EgL, Bv. wvi, ann. 869.

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