‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 242 sur 380 · LIVRE I*'. — CHAPITIIK II · texte numérisé non relu

LIVRE I*'. — CHAPITIIK II

i*iompher, grtadir de puissance et de force ;

i Amiî (aliaii aussi ^ fût-ce même par des exacet des scandales , occuper la renommée ^ que son nom , quand Theure serait venue,

^^ déjà quelque éclat dans le monde* Les Sar-

t^^ins avaient rq>aru dans la campagne de Rome.

^^^ pape appelle Guy à son secours. Le duc de

^Voletti est sourd à la voix du saint Père, et

^^^ite , pour son propre compte , avec les Mau-

^^s , afln de mettre son duché à l'abri de leurs

dévastations. Il foit plus, on le voit tout à coup,

à la téie d'une armée, fondre sur la Pentapoley

et se rendre maître de la presque totalité de ces

riches contrées que le pape tenait de la muni-

Ooence des empereurs carlovingiens.

Le souverain pontife demande à Charles-Ic- Gros vengeance de celte brutale agression (1). tt Ajournant toutes autres affaires de l'empire ^ » hâtez- vous, lui écrit-il, de revenir en Italie. » Dieu fasse qu'on vous voie non seulement à » Pavie, mais le plus près possible de nous; car

préciser le chainoii d'où {)arl celte fiJiatiotr glorieuse qui. fait de Charlemagnc uu des aïeux de Guy.

Le lÀ've Daniel dit, sans bien Télahlir, qu'il ^*tait fds d'une DHe de Pépin, roi d'Italie, fils de Charleinagne. ( Mv- RAT0RI,T. V, p. 165, ann. 8SS.)

1 Kpist. 279, ann. 882.

» telle est l'urgente nécessité du moment (1)...^ Charles envoie aussitôt des commissaires impériaux à Fanoy ville de la Pentapole ; le pape va les y rejoindre. Par ordre de l'empereur, le duc de Spoletti est sommé de venir rendre compte de sa conduite. Guy méprise cet ordre , et brave les menaces d'un empereur dont k vain titre lui parait désormais sans prestige comme sans autorité.

Gharles-le-Gros , pressé par de nouvelles instances du pape y passe lui-même les A^pes; Goj, accusé d'avoir formé alliance avec les Ifeures et les Grecs y est mis au ban de l'empire pour crime de lèse-majesté. La présence de l'empereur intimide un moment les grands vassam d'Italie que Guy croyait pouvoir compter parmi ses plus sûrs alliés y et enhardit en même temps ceux des princes italiens qu'une jalouse riw-

(1) Le pape écrivait en même temps (epist 286) ï àbselino, archevêque de Milan :

« Dans ce malheoreux pays , nous endurons, de la pan » des païens aussi bien que des chrétiens criminek, des » persécutions telles qu'il m'est impossible de vous les dé- » crire.

» Entre autres actes innombrables de rapines, de déprf » dations et de cruautés, un scélérat , lombard de oatioo, » agent de Guy , marquis de Spoletti , s'est emparé (k » quatre-vingt-trois hommes, et leur a fait impitoyablemeof » couper les mains ; plusieurs de ces malheureux en sw^ » morts subitement. »

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