‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 257 sur 380 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Lrs papes Marin 1", Adrien III et Etienne V.~ MortdePhotiuSi — Guy empereur. — Le pape Formose. — Lambert est associé à l'empire. — Arnolphe prend le parti de Bérenger. — Guy soutient la latte. — NouTelle prise d'armes. — Siège et défense de Bergame. — Arnolphe, roi de Lombardie. — Il y laisse Bérenger avec le titre de roi.— Mort de Guy. — Humeur changeante des Lombards. — GoUiiiions entr«f LanÂert et Bérenger. — Arnolphe retient en Italie. — Il poursuit Lambert et Agiltrude, sa mère, ft Rome. — Stratagème d' Agiltrude.— Arnolphe sacré empereur par le pape. — Il retourne en Germanie. — Partage delà Lombardie entre Lambert et Bérenger.— Siège et prise de Milan par Lambert. — Supplice de Maginft^do. — Récit du Tieni Landolphe. — Vision de Lambert.

— De 891 à 897. -

Au milieu de tous ces conflits d'ambition^ Rome était presque toujours restée livrée à ellemême. Le rapide passage de Marin P^ sur le siège pontifical j avait été marqué par une désapprobation solennelle des actes de son prédécesseur, relativement aux affaires d'Orient. Ce pape avait repoussé Photius de la communion de TËglise. Âpres moins de deux ans de pontifical y la mort de Marin laissa vacant le trône

de saint Pierre^ auquel nous avons vu (884) appeler Adrien III.

Le nouveau pontife y malgré les instances et les menaces de Tempereur Basile, protesta, comme son prédécesseur, contre le rétaUissement du schismatique patriarche de Constantinople. Son règne fut de peu de durée, mais assez long pour le rendre témoin des horribles excès commis par les Sarrasins, qu'encourageaient les tristes dissensions des princes de la chrétienté. Adrien eut la douleur de voir toute l'Italie méridionale ravagée, les moîiies de Sainl-Vinceul et du Vti/turtie massacré»^ et leurs couvons livrés au pillage aus$i bien que b célèbre abbaye du Mont4^assin.

Nous avons vu Guy^ quand il n'était encore que duc de Spoletti, d'abord ajouter à ces désastres par ses propres excès ; puis , changeant de politique, chercher à en arrêter le cours en prêtant un tardif appui au pape Adrien. On croit que toutes ces vicissitudes hâtèrent la mort de ce pontife , qui eut pour successeur Etienne V-

La mort de Basile ayant appelé au trône d'Orient son fils Léon-le-Philosophe , ce pape eat le bonheur, en compensation dé tous les main soufferts depuis long-temps par l'Église, de voir Pholius ignominieusement expulsé du siège ^

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