Aujourd'hui, Feirân. C'est le ^apâv des anciens
!2. Raphidim veut dire « lieu de repos j. Le site du couvent de Sainte-Catherine est ])ien plus avantageux; mais les Beni- Israël ne paraissent pas avoir été de ce côté.
3. Le narrateur jéhoviste parait avoir solennisé en une victoire miraculeuse plusieurs récits d'escarmouches et de surprises do traînards. Cf. Deut., xxv, 17 et suiv.; I Sam., xv, 2.
entre Israël et Amalek. Israël jura qu'il ne s'arrêterait dans sa guerre contre Amalek que quand il l'aurait complètement exterminée II tint parole. A la bataille de Raphidim, commencent probablement les emprunts fait par les rédacteurs de l'Histoire Sainte au vieux livre des Guerres de lahvé^, A cette bataille parait pour la première fois un compagnon de Mosé, à qui est spécialement dévolu le rôle militaire ; c'est Hoséa ou losua (le vainqueur), connu sous le nom de Josué. Lespartis pris des rédacteurs pieux sont tellement visibles dans tous ces récits, que le nom de Josué, comme celui de Moïse, ne doit être inséré dans un récit historique qu'avec précaution e Caleb*, l'un des héros
d. Exode, XVII, 8-16.
2. On cherchera à établir, dans le second volume, que la première rédaction d'une Histoire Sainte, constituant le cadre de rHexateuque actuel, a eu lieu vers l'an 800 avant J.-C, mais que cette rédaction suppose des livres antériem^s, le Jasar, le livre des Guerres de lahvé, le livre des légendes patriarcales, qu'on peut rapporter par approximation à l'an 900 avant J.-C.
3. Avec ces raisonnements, dit-on, il serait possible de prouver que Napoléon n'a jamais existé. Il y a une légère différence. Les premières sources de l'histoire de Moïse et de Josué sont postérieures à Moïse et à Josué de plus de cinq cents ans. L'écriture, en Israël, est postérieure à Moïse et à Josué de trois cents ou quatre cents ans. Les siècles sans écriture n'engendrent et ne transmettent que des fables.
i. Ce nom est plus chananéen qu'hébreu. Corpus inscr.
les plus vantés du livre des Guerres de lahvé, peut aussi n'avoir eu de réalité que sous la plume des collecteurs de chants populaires qui fixèrent les souvenirs épiques de la nation . Il en fut de même d'un certain Hoiir, dont le nom paraît avoir désigné à l'origine une sous-tribu du sud de Juda, en rapport avecles Calébites^
Le séjour de Raphidimput être assez long. Trois mois s'étaient écoulés depuis la sortie d'Egypte ^ quand les Beni-Israël levèrent le camp, et s'enfoncèrent dans les gorges rocheuses qui aboutissent au ouadi, et qu'on désignait du nom générique de Horeb^ C'était ce qu'on appelait « le désert du Sinaï )), région austère et grandiose, que le génie d'Israël devait classer au premier rang parmi les lieux saints de l'humanité.
semit., l''' partie, n° 49, 52. Voir ci-dessus, p. 105-106, et ciaprcs, p. 2i.3-2U.
1. Exode, XVII, 10; xxiv, 1i; 1 Chron., il 1!) et suiv., 50 et suiv.; IV, 1, i.