‹ Historie du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 175 sur 303 · La citilion se borne là. Le verset 13 reprend le récit · texte numérisé non relu

La citilion se borne là. Le verset 13 reprend le récit

figure de rhétorique* donna lieu plus tard à de singuliers malentendus. On mit les deux vers dans la bouche de Josué, et, en faussant le sens du mot qui veut dire « rester immobile de stupeur^ », on supposa que le soleil s'était effectivement arrêté sur l'ordre de Josué.

La prise de Maqqéda, de Libna, de Lakis, de Gézer, d'Églon suivit de très près. Plus importante encore fut la prise d'Hébron^ et de Debir ou Kiriath- Sépher, qui étaient les centres du monde chananéen méridional et qui paraissent avoir possédé une culture supérieure au reste du pays. On prétendit qu'Hébron fut donné en fief à un héros légendaire de Juda, à un certain Galeb *, sur lequel l'imagination des conteurs s'exerça largement. En

1. Dans le Cantique de Débora (v. 20), les étoiles combattent contre Sisera.

2. Le verbe damam veut dire « se taire, être frappé de stupeur, rester immobile d'étonnement d, quelquefois « cesser ». Le malentendu est créé, au v. 13, par la substitution de amad, qui veut dire matériellement « s'arrêter », au verbe poétique et métaphorique.

3. Juges, 1,9-15; Josué, x,36 et suiv. xii, 10;xiv, 6-15; xv, 13^ etsuiv. ; xx, 7, en écartant la fausse idée des Énaqim. Les Hébronites étaient des Khétas chananéens. Juges, i, 11 et suiv. Les trois géants Énaqim (Juges, i, 20) sont des Chananéens (Juges, 1,11).

i. Juges, J, 20.

réalité, Caleb paraît, comme Juda, avoir désigné une tribu, celle des Galbiel (chiens de Dieu)*, particulièrement voués à la guerre, et avoir été presque synonyme de Juda.

Ainsi, en une série de razzias heureuses, se suivant probablement d'assez près, fut conquis tout le pays qui forma plus tard les tribus de Benjamin et de Juda. Comme ces deux tribus marchèrent toujours ensemble, et que la première conquête répond justement à leurs frontières, on est porté à croire que la conquête même fut leur œuvre. Juda était un des groupes principaux des Beni-Israêl. Les Benjaminites nous apparaissent comme un groupe peu nombreux déjeunes gens braves, ayant une mauvaise réputation pour les mœurs ^, formant une sorte de corps de vélites, parmi lesquels on prenait les archers et les frondeurs. Leur nom, qui semble signifier <l gaucher » % venait de l'habitude qu'ils contractaient artificiellement de se servir

1. Cf. Corpus inscr. serait. y \^^ partie n^^ 49, 52; cf. n° 86. Caleb est sûrement une forme écourtée pour'?N*3?D. Othoniel est neveu de Caleb; or Othoniel paraît signifier Lion de Dieu, équivalent de AricL Voy- ci-dessus, p. 106, 107.

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