Josué, XVII
■i. haïe, xix, 18.
déterminées. Or, dans l'âge des sociétés humaines dont nous parlons, il n'y a pas encore d'État. Il y a la tribu et la ville. La tribu et la ville ne sont ellesmêmes que la famille élargie. Aucune des grandes influences qui tracent dans l'humanité de profondes démarcations ne s'est encore fait sentir.
Il ne faut pas se figurer, chez ces races passionnées et capricieuses, de séparations trop durables. L'ennemi de la veille devenait souvent l'allié du lendemain. Dans les cantons où les Chananéens et les Israélites étaient mêlés, les mariages entre les deux races n'étaient point rares*. Tel personnage est appelé « le fils de la Chananéenne^ » Le mélange des cultes était encore plus ordinaire. Nulle haine religieuse entre ces différentes populations. Les Israélites, surtout dans les pays mêlés, ne se faisaient aucun scrupule d'adorer les Baalim et les Astarté du lieu^ lahvé n'apparaissait que quand la vie fédérale avait à se manifester, et ces cas n'étaient pas très fréquents.
Israël n'était pas encore une nation ; c'était une agglomération de tribus qui se souvenaient de leur