‹ Historie du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 205 sur 303 · Esdras, ii, 63 ; Néhémie, vu · texte numérisé non relu

Esdras, ii, 63 ; Néhémie, vu

2. Diod. de Sic, I, 48, 75; Élien, Var. hist, XIV, 3i. Cf. les passages de Philon, précités.

les Phéniciens et les Philistins, qui eux-mêmes les auraient pris en Egypte. Ces superstitions ont 1b triste privilège de passer facilement d'un peuple à un autre. Viirim et tiimmim fut ainsi, dans l'israélitisme, ce que la Gaaba fut dans Tislam. La Gaaba est un reste de paganisme, que Mahomet n'osa point abolir. Le monothéisme juif n'osa pas non plus supprimer entièrement le vieil éphod; mais il le subordonna et le noya en quelque sorte au milieu dés symboles du monothéisme triomphant.

Le dieu-oracle était en même temps le dieu des vœux et des serments S surtout des serments terribles, où l'on s'engageait à des exterminations, à des vengeances, comme pour se prémunir soi-même contre les tentations de pitié. Tout serment prêté à lahvé impliquait une sorte de vœu; ïahvé se vengeait, si on l'adjurait en vain; son oracle se taisait alors; le silence de l'éphod passait pour une marque de la colère de lahvé^ ; le critérium du vrai n'existait plus. lahvé était ainsi essentiellement un dieu de vérité. Il ne pouvait souffrir que son nom couvrît la moindre inexactitude \ Ce redoutable Zeus Orkios ne voit que le fait matériel; la nuance, la circon-

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