Juges, VI
3. Parallèle de ni")\ Voy. mon Mémoire sur les noms théophores apocopes, dans la. Revue des études juives, oct.-déc. 1882. L'étymologie donnée. Juges, vi, 32, et la vocalisation qui en est la conséquence, paraissent fictives.
nom divin. Il faut se rappeler qu'Ophra était au milieu des peuplades chananéennes de la côte. La masse de la population du lieu pratiquait le culte de Baal et d'Aséra. La confusion religieuse était extrême. LeBaal-Berithde Sichem balançait encore pleinement en ces parages la fortune de lahvé *.
Des circonstances que nous ignorons inclinèrent larébaal vers le culte exclusif de lahvé. On attribua plus tard cette conversion à une vision, et certes il est possible que, dans le cas de larébaal comme dans ce que Ton raconte de Mosé, il y ait eu quelque fait sensible. larébaal eut, à ce qu'il semble, une de ces apparitions de flamme où Ton croyait que Jahvé se révélait. Un jour qu'il battait le blé dans son pressoir pour échapper aux Madianites, qui tenaient la campagne, il crut voir lahvé (ou l'ange de ;Iahvé) ^ Dans ces sortes d'apparitions, on pensait qu'il fallait offrir au maleak un repas pour apaiser sa faim^ larébaal apprêta un chevreau et un gâteau d'un épha de farine sans levain, et, ayant mis la viande dans une corbeille et le jus dans un pot, il les apporta sous le térébin-