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3. Plus lard, on voulut qu'il eût été nazir. Les Chroniques en font un lévite. La distinction des anciens récits et des légendes modernes est assez facile à faire en ce qui concerne Samuel.
la superstition de V urim-tiimmim et à la confection des éphods d'argent plaqué. Sans doute, il ne fut pas exempt de fanatisme. Si Ton admet un des récits qui se formèrent sur son compte, son esprit n'aurait cependant pas manqué d'une certaine flexibilité; nous l'y voyons, en effet, jouer un rôle des plus honorables, parce qu'il est très rare en politique. Selon ce récit, Samuel aurait fondé en Israël un régime contre lequel il avait les plus fortes objections, presque de l'antipathie : il aurait sacrifié ses intérêts et ceux de sa famille à une volonté de la nation qu'il tenait pour égarée. Mais nous allons voir qu'une telle manière de présenter les choses est toute fictive et qu'elle vient de la philosophie de l'histoire que s'étaient faite, après la victoire du prophétisme, les théocrates exaltés ou, si l'on veut, les iahvéistes conséquents.