C'est-à-dire quelque chose de surnaturel
3. Le scheol est un lieu de repos, de sommeil léthargique, où l'on n'aime pas à être dérangé.
guerre; Dieu s'est retiré de moi et ne me répond plus, ni par les prophètes ni par les songes; et je t'ai appelé pour que tu m'apprennes ce que je dois faire. y> Ce récit nous a été gardé par le narrateur théocrate, qui naturellement fait ensuite parler Samuel de la manière qui répond à ses idées sur la destitution de Saûl.
Les faits ne répondirent que trop à ces pressentiments. Les Philistins remportèrent une complète victoire. Trois fils de Saûl, Jonathas, Malkisua et Abinadab, tombèrent. Saûl lui-même fut percé d'une flèche. Il craignit les outrages de ses ennemis et demanda à son écuyer de l'achever; celui-ci n'osa. Saûl alors se tua en se jetant sur la pointe de son épée.
Les monts Gelboé étaient jonchés demorts. Parmi les cadavres, les vainqueurs trouvèrent ceux de Saûl et de ses trois fils. Ils leur coupèrent la tête, prirent leurs armes et les exposèrent dans les Astarteia du pays philistin. Quant aux cadavres, il les attachèrent au mur de Beth-Scan, près de là. Mais les gens de Jabès en Galaad, que Saûl avait sauvés autrefois, vinrent de nuit, détachèrent les cadavres du mur et les emportèrent à Jabès ^ Là,
1. 1 Sam., cil. XXXI. Cf. I Chron., ch. x, inférieur comme leçon. I. 28
ils les brûlèrent ; ils ensevelirent les ossements sous le tamaris de Jabès; puis ils jeûnèrent sept jours. Plus tard, David retira ces restes de Jabès, et les fit rapporter à Séla de Benjamin, au tombeau de famille des fils de Kis^
David, à Siklag, en apprenant la nouvelle de la mort de Saûl et de Jonathas, fit de grandes démonstrations de deuil. Les plus anciens recueils de chants contenaient sur la mort des deux héros une pièce qu'on lui attribuait".
Le poète débutait par une vive apostrophe à la montagne qui avait vu le désastre.
Toute la fleur d'Israël, sur tes sommets frappée! Comment sont tombés les héros?
N'allez pas le raconter à Galh,
Ne l'annoncez pas sur les places d'Ascalon,
De peur de causer trop de joie aux filles des Philistins,
De faire sauter d'allégresse les filles des incirconcis.