‹ Historie du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 298 sur 303 · I Sam., XXXI · texte numérisé non relu

I Sam., XXXI

LKS BENl-lSRAEL A L'ÉTAT DE TRIBUS FIXÉES. 437

mots Israël et Jiida^, qui, dans quatre-vingts ans, se dresseront l'un vis-à-vis de l'autre, comme deux drapeaux contraires. Juda devint, dans l'ensemble des Beni-Jakob, une unité à part. La division, un moment supprimée par la bravoure de Saûl, reprenait ses droits ; tant l'unité était peu dans l'esprit de ces vieux peuples, encore préoccupés avant tout de rivalités de tribus et de compétitions de chefs !

Pendant qu Isbaal était proclamé au delà du Jourdain, David ne bougeait pas de sa retraite de Siklag. Tout en pleurant SaiJl, il se mettait en mesure de lui succéder. Par ses largesses, il avait gagné presque toute la tribu de Juda. Donner aux uns ce qu'on vole aux autres est un jeu qui, vu l'énorme égoïsme des hommes, réussit presque toujours. David, d'ailleurs, s'était formé, avec ses bandits, un noyau d'armée des plus solides. Trois Bethléhémites, tous trois de sa famille, étaient devenus à son école des soudards de la plus rude espèce; c'étaient Joab, Abisaï, Asaël, tous trois fils de Serouïa, sœur ou belle-sœur de David. Les brigands de Siklag résolurent de s'emparer d'Hébron, la grande ville de ces contrées. David, selon son

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