I Sam., XX
4. Les Arabes nomades d'Orient connaissent à peine le vendredi musulman.
5. 'EopTY) Saxat&v = niDDH 30- Voy. Movers, Die Rel. der Phœn.y p. 480 et suiv.
tique ^ veut que cette fête soit un souvenir de la vie anciennement nomade des Hébreux. On a combattu cette explication par la raison que des huttes de feuillage seraient un mémorial souverainement inexact d'un séjour dans l'Arabie Pétrée. Mais, à une époque fort antérieure à la rédaction du Lévitique, dans le livre d'Osée^, le même rapprochement est établi, et, au lieu de huttes de feuillages, il y est question de tentes 3. On est donc porté à envisager cette « fête des Tentes » comme un souvenir de la vie primitive commune à tous les peuples sémitiques, conservé même chez ceux qui s'en étaient le plus éloignés.
Le nabi ou inspiré de Dieu (sorcier, devin, prophète) n'avait guère de place dans une société où le père de famille avait des pouvoirs absolus. Sû~ rement, le patriarche eût empêché le nahi, comme il empêcha le cohen, de prendre de l'importance et de balancer son autorité. Le prophétisme ne paraît s'être développé que chez les tribus déjà établies. La croyance aux songes révélateurs était universelle. Le don de les expliquer était aussi une révé-