‹ Historie du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 95 sur 303 · Is., LVI · texte numérisé non relu

Is., LVI

rendant compte tant bien que mal du gouvernement providentiel de Tunivers.

On croyait, en effet, que le n*al produit le mal par lui-même et entraîne fatalement le châtiment*, même quand on viole la loi involontairement. Le péché et l'erreur sont choses indiscernables^ La famille surtout est une chose si sacrée, que l'atteinte portée au lien conjugal par ignorance entraîne la mort et les plus affreux malheurs ^. Le bien, au contraire, est récompensé par une longue vie et une nombreuse postérité ^ Cela se fait en quelque sorte de soi-même. Dieu tue celui qui fait certaines actions particulièrement condamnables ^. La vie est un bien, une faveur de Dieu. La longévité est la récompense du juste. L'homme irréprochable peut être éprouvé; mais Dieu le venge ; il voit les enfants de ses enfants jusqu'à la quatrième génération; il meurt à cent vingt ans, rassasié de jours ^.

1. Équivoque des mots ?Di^, NT^,ctc., signifiant en même temps le mal et la peine. Gen., xui, 21, 22, 28; II Sam., xiv, 0 et suiv. ; Isaïe, v, 18.

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