Grseîz, Geschichte, m, p. 245 et suiv
âge, se teignait les cheveux*; rien n'y faisait. Le créateur de tant de merveilles arrivait à sa fin, sans savoir ce qui se passerait après lui, sans savoir à qui seraient ces trésors, ces palais. Sa vie n'avait été qu'une série d'inquiétudes, de soucis. Et, en définitive, à quoi cela lui a-t-il servi? A quoi bon travailler ainsi pour le vide? Vanité des vanités^ Le premier Salomon avait été perdu par les femmes. Le second le fut aussi. Hérode fut marié dix fois ; on lui connaît au moins quinze enfants. Toujours la coutume juive avait reconnu aux rois le droit d'avoir plusieurs femmes^ Les Asmonéens, cependant, ne paraissent jamais avoir profité de ce droit. Hérode en usa largement. Sa grande faute fut son mariage avec Mariamme l'Asmonéenne, qui introduisit dans sa famille les prétentions dynastiques contre lesquelles il avait lutté victorieusement au début de sa carrière. Nous avons vu cette situation contre nature aboutir au meurtre de Mariamme, suivi d'affreux remords. Douze ans après, la situation se reproduisit presque la môme.