Comp. I Sam., xvii, I
3. Tout ce texte est fort obscur, d'abord parce qu'il a été altéré par les copistes, puis parce qu'il est singulièrement contradictoire. On n'était pas d'accord sur l'endroit oii se trouvait
'20 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAÈL. [1025 av. J.-C j
Et David eut un désir, et dit : « Ah! si je pouvais avoir un p£u d'eau du puits de Beliiléhem qui est à la porte * ! » Alors les (rois gibborîm se frayèrent un chemin à travers le camp des Philistins, et puisèrent de l'eau du puits de Bethléhem qui est près de la porte, et ils l'apportèrent à David. Mais celui-ci ne voulut pas la boire, et il en fit une libalion à lahvé, en disant : « lahvé me préserve d'une pareille chose ! Cetteeau est du sang d'hommes, qui l'ont conquise au risque de leur vie. »
Voilà ce qu'ont fait les trois gibborim ^
Et Abisaï, frère de Joab, fils de Serouïa, était aussi un capitaine. Et il brandit sa lance sur trois cents tués, et son renom égala celui des Trois. 11 fut plus estimé que les Trente, et il fut leur chef; mais il n'arriva pas jusqu'aux Trois.
Et Benaïah, fils de Joïada, fils d'un brave de Qabseël, qui avait fait beaucoup de prouesses. Ce fut lui qui tua les deux Ariel de Moab ^; ce fut lui aussi qui descendit et tua
David quand il demanda de l'eau de Bethléhem. Les uns croyaient qu'il était à Sion {mesouda, comp. II Sam., v, 7,9, 17), et le récit actuel est conçu dans cette hypothèse. D'autres plaçaient l'épisode à l'époque où David était dans la caverne d'Adullam. Cette observation, d'abord marginale, a passé dans le texte, qu'elle rend incohérent, l^'^p bx est une intercalalion du même genre. Comp. I Chron., xi, J5. Le caprice de David et l'obséquiosité des trois capitaines se comprennent mieux, rapportés au temps où David était roi qu'au temps où il était hors la loi. Toute la topographie de l'incident a pour centre Sion, non Adullam.
1. Celte eau devait être plus fraîche que celle qu'on pouvait boire à Sion.
2. Les trois gibborim sont donc les trois héros qui précèdent, connus aussi sous le nom de ros-salis ou capitaines.
?). Bizarrerie, que l'inscription de Mésa (lignes 12, 17-18) n'explique nullement.
1 10-25 av. J.-C.J LE ROYAUME UNIQUE. 21
le lion dans la fosse, par un jour de neige ^ Il tua aussi l'Égyptien très bel homme, et, dans la main de l'Égyptien, il y avait une lance. 11 descendit vers lui avec un bâton, et il arracha la lance de la main de l'Égyptien, et il le tua avec sa lance-. Voilà ce que fit Ben aï ah fils de Joïada. Et son renom égala celui des trois gibborim. Il fut plus estimé que les Trente; mais il n'arriva pas jusqu'aux Trois. Et David le préposa à sa gardée
Asaël, frère de Joab, fut un des Trente;
Elhanan, fils de Dodo^ de Bethléhem;
Samma le Harodite^ ;
Éliqa le Harodite;
Hélèsle Paltite;
Ira, fils de Iqqès, le Thécuite ;
Abiézer l'Anatotite ;
Sibbekaï de Husa;
Salmon TAbohite;
Maharai de Netofa ;
Héleb, fils de Baana, de Netofa;
Itlaï, fils de Ribaï, de la Gibéa des Benjaminites;
Benaïah de Firaton ;
Hourai de Nahalé-Gaas ;
Abiel de Arba ;
Azmaout de Bahourim ;
i. Pour prendre les lions, on creusait des fossés, qu'on recouvrait très légèrement. En temps déneige, surtout, le piège était facile à dissimuler.