‹ Historie du peuple d'IsraëlChapitre 168 sur 337 · II Rois, II, l et suiv. Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

II Rois, II, l et suiv. Voir ci-dessus, p

280 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [880 av. J.-C.)

L'inspiration, chez les prophètes du royaume d'Israël, comme chez les prophètes du temps de Samuel, élait excitée par des moyens extérieurs, des danses, des procédés orgiasliques, analogues a ceux des derviches et des aïssaouas. La musique, surtout la musique des instruments à corde ^ est présentée comme une condition nécessaire de l'extase; si bien que le prophète lui-même réclame un harpiste, « pour que la main de lahvé le touche » . Les éructations du Voyant n'étaient plus conçues dans le beau style parabolique de Balaam; elles n'atteignaient pas encore la grande rhétorique sonore des prophètes du viif siècle. Quoique l'écriture fut déjà fort employée, les prophètes du temps des Omrides n'écrivaient pas. La parole leur paraissait même un moyen insuffisant pour l'expression de leur pensée. Souvent ils recouraient au langage symbolique, à des faits parlants, pour l'intelligence desquels il suffisait d'avoir des yeux ^. Quelquefois ils ne reculaient pas devant ces charges ou façons bizarres d'accrocher l'œil, qui sont le procédé fondamental de nos affiches et réclames à effet.

L'ancien Voyant était h peine thaumaturge. C'était un maudisseur puissant, un jeteur de sorts.

Page 1