‹ Historie du peuple d'IsraëlChapitre 174 sur 337 · Aujourd'liui Wadi Adjlun · texte numérisé non relu

Aujourd'liui Wadi Adjlun

3. Le premier noyau de la légende d'Élie a dû être rédigé en Israël avant 722. Un Judaïte du temps de Josias devait trouver tout cela scandaleux, surtout l'autel dont il est question I Uois, xviii. I\olez aussi I Hois, xix, 10. Les Chroniques, livre tout hiérosolymite, omettent à peu près ce qui concerne Élie.

A. Voir ci-dessus, p. 28G-287.

L'Orient a toujours connu ces types bizarres, dont les derviches musulmans, se livrant impunément à toutes les aberrations de l'inspiration individuelle, sont les représentants de nos jours. Au IX'' siècle avant Jésus-Christ, le naziréat, consistant dans l'abstinence de liqueurs fermentées et dans l'interdiction de se couper les cheveux (symbole de la force de la vie sauvage primitive ^) était déjà répandu-. Vers le temps même d'Élie, et dans ces régions transjbrdaniennes qui paraissent avoir été son pays, se produisit un institut fort analogue au collège ascétique des prophètes du Carmel. De même que le moyen âge, travaillé du désir de revenir à l'idéal primitif du christianisme, créa les ordres mendiants ; de même l'exaltation patriarcale du royaume d'Israël créa de vrais moines, un ordre religieux dans toute la force du terme. Nous avons déjà remarqué que, chaque fois qu'un avenir de civilisation matérielle s'ouvrait pour Israël, la conscience de ce peuple singulier refluait vers un passé idéal de vie nomade. Des gens en vinrent à faire de la vie nomade un vœu, une perfection religieuse. Un certain Jonadab, fils de Rékab, appartenant à ce

i. Samson.

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