‹ Historie du peuple d'IsraëlChapitre 227 sur 337 · Genèse, x · texte numérisé non relu

Genèse, x

[830 av. a.-CI LES DEUX ROYAUMES. 391

pas sur la scène du monde. La connaissance de la Syrie, de l'Arabie et de l'Egypte, des pays couschites, est frappante. L'Arménie, l'Asie Mineure, les rivages de la moitié orientale de la Méditerranée sont vus avec assez de clarté. Au contraire, du côté de l'Orient, une sorte de mur semble borner la vue de l'auteur. Les populations iraniennes, à plus forte raison celles de l'Inde, lui sont inconnues.

Des trois fils de Noé, l'auteur n'a d'intérêt que pour Sem, et, dans la famille de Sem, pour la souche particulière des Hébreux. Arphaxad, Salé, Éber, Phaleg, Ragau, Seroug, Nahor, Térach sont les échelons (géographiques pour la plupart), qui le conduisent à Abraham. Le groupe d'Abraham, Nahor, Harran, Saraï, Milkah, Jiskah, Lot, flotte bizarrement autour d'Our-Gasdim et de Harran. On entre ensuite dans le pays de Chanaan. La séparation d'Abraham et de Lot, la naissance d'Ismaël, sont le prélude du pacte de Dieu avec Abraham. Ce nouveau pacte a pour signe un nouveau précepte, la circoncision le huitième jour. Cette pratique devient de droit absolu : un incirconcis ne saurait être de la race d'Abraham. Les esclaves, les gens qui vivent dans le commerce d'Israël y sont tenus

i. Genèse, xvii.

39i HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [830 av. J.-C.]

également^ . Suivent les histoires de Sara, d'Agar, d'Isaac et dlsmaêl, les récits sur la caverne de Macpéla, les généalogies des Arabes, rattachés à Abraham par Céthura et Agar ^

Les légendes d'Isaac et de Jacob étaient traitées par l'élohiste bien plus au point de vue du généalogiste qu'avec ces riches détails pittoresques qui faisaient le charme de la Bible du Nord, L'auteur lient à rattacher les populations voisines de la Palestine, surtout Édom, au tronc abrahamide. Une courte histoire d'Édom est sans doute empruntée aux plus vieux documents écrits des peuplades sémitiques-. Le pacte d'Abraham est renouvelé avec Isaac et Jacob. Comme localité patriarcale, l'auteur ignore Beër-Séba, si cher aux tribus du Nord; de la Chênaie de Mamré l'Amorrhéen, il fait une ville de Mamré, qu'il identifie avec liébron^. L'histoire de Joseph n'avait pas, dans le texte de Jérusalem, ces développements qui ravissaient

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