Abdias, J5 et suiv
1780 av. J.-Cl LES DEUX ROYAUMES. 447
de guerre du temps, Jérusalem fut surprise, que seule la citadelle ou millo échappa, grâce à la force de ses murs. Le temple même paraît avoir été profané par les orgies des vainqueurs ^ Un tel fait n'a rien que de fort possible; l'historiographie officielle a très bien pu le dissimuler.
Un autre fragment prophétique paraît se rapporter à ce temps ^. L'auteur ne sort pas de l'ancien cercle. Il ne pense pas aux Assyriens. Les levanim ou Grecs, marchands d'esclaves, sont l'objet de sa principale colère^. Comme Osée, l'auteur déplore la séparation des deux moitiés d'Israël. Il est plein de rage contre Damas et les pays araméens*, contre Hamath, contre Tyr et Sidon, pays sages selon le monde, d'une sagesse et d'une civilisation toutes profanes, contre les villes philistines aussi. Tout ce monde riche et puissant sera détruit par le feu. Mais ensuite, il pourra se convertir, aban-
1. Abdias, J6 et suiv. C'est ici le principal argument de ceux qui placent la rédaction d'Abdias après la captivité. Mais ces convicia prophétiques contre les peuples voisins de la Palestine ne sauraient être de l'époque perse, époque où les populations des satrapies n'avaient^ plus de guerres entre elles. Abdias est pour nous un prophète pré-assyrien, comme Amos.
2. C'est le chapitre ix du livre actuel de Zacharie. Voy. ciaprès, p. 461.