I Rois, XI, 14 et suiv
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roi vaincu par Saûl, avait rendu des services à David. Après la mort de Nahas, David envoya quelques-uns de ses officiers offrir ses condoléances à Hanoun, fils et successeur de Nahas. Les chefs ammonites furent très malveillants, soutinrent que ces ambassadeurs étaient des espions, chargés de préparer une attaque contre Rabbath-Amnion. Les envoyés d'Israël eurent àsubir les derniers outrages. Les Ammonites, sentant bien que David tirerait vengeance de l'injure faite à ses représentants, cherchèrent aide et secours du côté des populations de l'Hermon. Ils firent alliance avec les gens de Tob, avec le roi de Maaka ^ , et avec les populations araméennes de Rehob ^ et de Soba^ qui leur donnèrent un contingent de troupes considérable.
Ce fut une sorte de coalition des populations
i . Le Maaka ou Beth-Maaka était la région du Jourdain avant son entrée dans le lac Houle. Maaka, comme Rehob, est, à l'époque de David, rangé parmi les peuples araméens.
2. Le Rehob ou Beth-Rehob répond probablement au Ouadi llasbani ou région du Jourdain supérieur, au pied de l'IIermon.
3. Le site de l'Aram-Soba est douteux; nous pensons que c'est \e Safa, autrefois bien plus peuplé qu'aujourd'hui. L'Aram-Soba était certainement voisin de l'Aram-Dammesk et du pays d'Ammon. Cf. Schrader, Die Keilinschriften imcl das A. T., p. 482- 183. Il ne pouvait être, comme on Ta supposé, dans le nord delà Syrie. Saûl y fit la guerre. I Sam., xiv, il. Cf. l Chron., xviii, 3. Voy. t. 1", p. 407, note 2.
as HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [1020 av. J.-C]
h l'est et au nord de la Palestine, alarmées de la force du royaume naissant. Toute l'armée alliée se réunit devant Rabbath-Ammon \ Les Ammonites défendaient la ville et ses portes. Les forces israélites s'avancèrent, sous le commandement de Jaab. Cet habile capitaine divisa son armée en deux corps; l'un d'eux, sous les ordres d'Abisaï, devait attaquer la ville; l'autre, sous ses ordres, devait tomber sur les Araméens disséminés dans la campagne. Les Araméens se débandèrent. Les Ammonites, à cette vue, se renfermèrent dans leur ville. Joab ne chercha pas à les forcer et rentra dans Jérusalem.
Les conséquences de l'entrée en scène des populations araméennes de l'Hermon et de l'Anliliban ne s'arrêtèrent pas si vite. Les Araméens de Soba, de Damas, de Rehob, de Maaka, se remirent en ligne contre Israël ^. Hadadézer, roi d'Aram-Soba, était à la tête de la coalition. Sobak, son sar-saba,
. 1. Aujourd'hui Amman, sur la roule du pèlerinage de la Mecque. Socin, Pal., p. 319.
"i. II Sam., viii, 3 et suiv. ; x, 15-17. Ces deux passages sont deux récits de la même guerre. Les essais pour faire de D^'^U un nom de ville ont tous échoué, y compiis la tentative de M. Sayce pour l'identifier avec Alep {The Acadcmy, 1"' sept. 1883). La Mésopotamie (II Sam., x, 16, et Ps. lx, 2) n'a rien à faire ici. lîehob, pris pour un nom d'homme (II Sam., viii, 3, 12), est sûrement le résultat d'une confusion.
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conduisait rarmée. David vint en personne combattre ce dangereux ennemi. Il passa le Jourdain à la tête de toute l'armée d'Israël, et livra bataille, sans doute vers le Ledja. La victoire fut complète; Sobak fut tué* . David prit, dit-on, mille sept cents cavaliers et vingt mille hommes de pied. Il coupa les jarrets aux chevaux de guerre, et n'en garda que cent pour lui. Jusque-là, Israël n'avait eu ni cavalerie ni chars armés. David jugea sans doute que ces moyens compliqués ne convenaient pas à ses gibborim, restés, à beaucoup d'égards, fidèles aux anciennes pratiques militaires de Juda et de Benjamin.
L'Aram de Damas, l'Aram-Soba, l'Aram-Maaka, et tous les rois vassaux de Hadadézer devinrent sujets et tributaires d'Israël. David laissa partout des postes militaires - . Ces pays araméens étaient fort riches. David prit les boucliers d'or des officiers de Hadadézer, et les fit porter à Jérusalem. A Tébah et à Berothaï ^ villes de Hadadézer, David trouva une très grande quantité d'airain,
1. 11 semblerait résulter de II Sam., viii, 3 (cf. I Chron., xvili, 3) que David fit une pointe vers l'Euphrate. Le passage est obscur ; en tout cas, il n'a pas de valeur historique.
2. II Sam., VIII, 14. Prendre garde aux confusions de DIX et ÛIN. Gomp., II Sam., viii, 13, et Ps. Lxxvi, 11 (Graetz).