‹ Historie du peuple d'IsraëlChapitre 301 sur 337 · Lisez nna · texte numérisé non relu

Lisez nna

2. lahvé siffle les Assyriens, comme un chasseur ses chiens, pour accomplir ses jugements.

496 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [735 av. J.-C]

légers, empressés. Pas un retardataire ; pas un seul qui traîne le pied dans la bande; nul ne dort ni ne sommeille, ni ne dénoue la ceinture de ses reins, ni ne délace la courroie de ses souliers. Leurs flèches sont aiguisées, leurs arcs toujours tendus. Les sabots de leurs chevaux semblent de silex, les roues de leurs chars sont comme la tempête. Leur hurlement est celui de la lionne ; ils mugissent comme le lionceau, qui gronde, saisit sa proie, l'emporte, si bien qu'on ne peut la lui enlever. Et, ce jour-là, il y aura conire Juda un grondement comme celui de la mer. On regardera le pays, et on n'y verra que ténèbres et nuit sombre ^

Toutes les surales de la première époque d'Isaïe sont de cette haute et vigoureuse allure. C'est le ton d'un moraliste austère, qui gourmande une société malade et parfois prend pour des signes de maladie ce qui n'est que la nécessité du temps-. Les haines d'Isaïe sont celles de tous les prophètes. Elles portent sur ce qui engagerait Israël dans le mouvement général de l'humanité, les relations avec l'extérieur, la richesse, le luxe, les chars, l'appareil extérieur de la force. lahvé seul est grand. Il se plaît à humilier les riches et les forts, à abaisser ce qui est élevé, les cèdres du Liban, les chênes de Basan, les montagnes. L'or-

Page 1