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008 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [730 av. J.-C]
obéissent au coup de sifflet de lahvé. Assur sera désormais le point de mire de toutes les visions prophétiques. lahvé est un Dieu si fort, que tout ce qui est fort dans le monde sert son œuvre en qualité de ministre involontaire et de serviteur inconscient.
L'éternelle petite guerre des rois de Juda, d'Israël, de Damas continuait. Résin, roi de Damas, qui paraît avoir été un des organisateurs les plus énergiques de la résistance de la Syrie contre Assur, et Péqah, roi d'Israël, qui luttait faiblement contre l'anarchie des tribus du Nord, marchèrent contre Jérusalem (vers 730). La maison de David fut sérieusement en péril. Péqah et Résin n'aspiraient pas à moins qu'à détrôner Achaz et à mettre en sa place un régent, qui nous est connu seulement par le nom de son père, ce le fils Tabel* ». Peut-être est-ce Résin que l'on désignait à mots couverts par ce nom l L'idée ultérieure des confédérés était probablement d'enrôler Juda dans une ligue de toutes les forces de la Syrie contre l'empire assyrien. Le royaume de Juda fut à deux doigts de sa perte. Les Philistins, profitant
i. Isaïc, VII, 6.
2. Comp. Tabriinmon, nom damasqiiin. Voy. cependant Oppert, Ann. de phil. chret., mars 1869.
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des embarras du moment, secouèrent l'espèce de vassalité oii ils étaient tombés à l'égard de Jérusalem ^ Les Syriens, campés en Éphraïm, répandaient une indicible terreur dans l'entourage d'Acliaz et dans le peuple ^
Isaïe ^eut dans cette circonstance un rôle important. Comme le droit divin de la maison de David était pour lui un dogme, il se montra légitimiste absolu. Achaz était loin d'être un souverain tel qu'il l'eût désiré; il n'en déploya pas moins toutes les ressources de son art pour le sauver. Il fut inspiré d'aller, avec son fils, au-devant d'Achaz, vers l'orifice de la piscine Supérieure, sur la chaussée du Foulon *, où le roi surveillait des travaux pour arrêter les Syriens. Selon une habitude fami-
l.lsaïe,xiv, 28-32. La note « dans l'année de la mort d'Achaz > est fausse, comme presque toutes les scholies de ce genre. Cf. Il Chron., xxviii, 18.