Lisez ^rOD ND. Cf. Deut., xxxiii
llOISav. J.-C.J LE ROYAUME UNIQUE. 57
de Juda et leur troupe; là, les princes de Zabulon, les princes de Nephiali...
Planez la route* à celui qui roule son char sur la voûte des cieux éternels. Quand il fait éclater sa voix, c'est une voix forte.
Sa puissance s'étend sur Israël, sa force sur les nuées.
On ofFrit de nombreux sacrifices. On distribua des pains, des gâteaux de raisins secs, les viandes des sacrifices, et tout le monde fut rassasié. Les femmes et le peuple furent enchantés de voir David danser avec eux. Les dames du harem, au contraire, ne purent s'empêcher de sourire. Au moment où l'arche entra dans la ville de David, Mikal, la tille de Saiil, regardait par la fenêtre du palais, et vit son mari sauter devant lahvé, selon l'usage antique, à la grande joie des servantes et des petites gens. En le retrouvant, elle eut des railleries amères, auxquelles David répondit fort sensément: « J'^aime mieux ce qui me relève aux yeux des servantes que ce qui me préserverait du ridicule à vos yeux, » On prétendit que, si Mikal n'eut pas d'enfants, ce fut à cause du peu de respect qu'elle témoigna en cette circonstance pour lahvé.
Celte jolie légende paraît être éclose dans le
f. Versets 33-31, lisez 2Zlh ibo.
58 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [1015 av. J.-C.J
monde prophétique du temps d'Ézéchias. Elle semble répondre à l'antipathie de Hamoutal et des femmes de la cour pour les dévotions iahvéiques, et à l'espèce de respect humain qui empêchait les gens du monde de s'y livrer. Si David fit à Mikal la réponse que Ton dit, il eut certes mille fois raison. Par l'instaliation de l'arche à Jérusalem, il venait d'accomplir un acte de politique d'importance capitale.