‹ Historie du peuple d'IsraëlChapitre 5 sur 337 · nmo pour l^riD, excellente correction de Houbigant · texte numérisé non relu

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0 niSTOIKK DU PEUPLE D'ISRAËL. [10-25 av. J.-C!

permettait ni aux oiseaux du ciel de s'abattre sur eux pendant le jour, ni aux bêtes sauvages de s'en approcher la nuit.

Lorsqu'on rapporta à David ce qu'avait fait Rispa fille d'Aïa, la concubine de Saiil, il alla prendre les os de Saûl et de son fils Jonathan, de chez les gens de labès en Galaad, qui les avaient enlevés de la place de Beth-San, où les Philistins les avaient suspendus le jour où ils avaient battu Saûl au Gelboé. Et, lorsqu'il eut fait ramener de là les os de Saûl et ceux de son fils Jonathan, on ramassa aussi les os de ceux qui avaient été mis en croix, et on enterra les os de Saûl et de son fils Jonathan à Séla, sur le territoire de Benjamin, dans le tombeau de son père Kis, et on fit tout ce que le roi avait ordonné. Et Dieu cessa d'être inexorable pour le pays après cela.

David aimait à paraître avoir été forcé aux actes qu'il désirait le plus. Il était bien dans l'habitude de sa politique de se faire le vengeur de lahvé, même pour des crimes où il avait été de connivence; ce qui lui procurait le double avantage de servir lahvé comme il Tentendait et de se débarrasser des gens dont la vie le gênait.

Le harem de David, qui semble avoir été peu de chose à Hébi^on, s'augmenta, à Jérusalem, d'un grand nombre de femmes et de concubines. Onze fils au moins lui naquirent pendant cette nouvelle période : Sammoua, Scbab, Nathan, Salomon, Ibhar, Élisoua, Néfeg, lafia, Élisama,

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Éliada, Ëliphélet'. La maison royale devint bientôt assez riche. Ainsi nous voyons Absalom posséder, à Baal-Hasor en Ëphraïm, des troupeaux et un établissement considérable^.

Le palais du millo était une vaste maison, où Ton mangeait et buvait aux frais du roi. Les habitués de la maison royale passaient pour des privilégiés^ . Ces festins revêtaient souvent une apparence de fête; les chanteurs et les chanteuses y avaient un rôle. Le rêve du bonheur était de passer sa vie dans te luxe et d'en jouir tous les jours '*.

L'importance des femmes qui composèrent le sérail du roi fut évidemment très inégale. La plus active sans contredit fut la célèbre Bath-séba ou Bethsabée, fille d'Éliam, qui parait avoir été une femme capable, exerçant une grande influence sur l'esprit de son mari. On expliqua par un adultère et un crime son entrée dans le harems II est difficile de dire si ce récit renferme quelque parcelle de vérité; David n'était pas un saint; cependant on a tout à fait le droit de décharger sa mémoire du

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