‹ Historie du peuple d'IsraëlChapitre 67 sur 337 · Voy. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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|i>30 av. J.-C,| LE ROYAUME U N I Q U E. 1 1 3

dont il avait épousé la belle-sœur K On ignore les détails de cette guerre, qui ont été supprimés à dessein par les historiographes hébreux, sans doute parce qu'ils n'étaient pas à l'honneur de leur nation. On sait seulement que Hadad brava Israël pendant tout le règne de Salomon, qu'il lui fit tout le mal possible, et qu'il fut souverain indépendant au moins d'une grande partie d'Édom.

Un adversaire encore plus redoutable fut Rézon, fils d'Éliada, guerrier araméen, qui, après la défaite de son maître Hadadézer, roi de Soba, avait rassemblé autour de lui ceux qui s'étaient sauvés devant l'épée de David. Peut-être, avant la mort de David, avait-il réussi à tenir la campagne avec ces bandes aguerries. Un coup de main heureux les rendit maîtres de la ville de Damas, et ils réussirent à s'y maintenir. Pendant tout le règne de Salomon, Rézon ne cessa de guerroyer contre Israël. Le royaume de Soba, néanmoins, ne paraît pas s'être rétabli. Damas devint désormais le centre unique de l'Aramée, voisine de l'Hermon.

L'horizon de David ne s'étendit jamais hors de

1. I Rois, \i, 14-52. Le verset ]i présente ce qui suit comme un châtiment. La seconde moitié du verset 15 est transposée. Il faut sûrement lire DNÎ et DIN*. La confusion d'Aram et Édom est fréquente. Voy. ci-dessus, p. 39, noie 2.

lîi HISTOIRE DU PEUPLE D'ISUAÉL. [990 av. J.-C.|

la Syrie. Avec Salomon, des perspectives nouvelles s'ouvrirent pour les Israélites, surtout pour Jérusalem. Israël n'est plus un groupe de tribus, continuant dans ses montagnes la vie patriarcale. C'est un royaume bien organisé, petit selon nos idées, mais assez grand d'après les habitudes du temps. La vie mondaine du peuple de lahvé Va commencer. Si Israël n'avait eu que cette vie-là, on ne parlerait plus de lui. Au sens matérialiste, heureux le peuple qui n'a pas d'histoire! Au sens idéaliste, heureux le peuple qui a sa place dans les annales de l'esprit! Un peuple est glorieux le plus souvent par ses révolutionnaires, par ceux qui le perdent, par ceux qu'il a conspués, tués, vilipendés.

Une alliance avec TÉgypte fut le premier pas dans cette carrière de la politique profane que, plus tard, les prophètes semèrent de tant d'impossibililés. Les rois de Tanis relevaient en ce moment le prestige fort abaissé de l'Egypte en Syrie. Par suite d'une expédition dont nous ignorons les circonstances, le roi de Tanis, Psioukhanou IF, d'accord sans doute avec les Philistins, avait conquis l'ancien territoire de Dan et en particulier la ville chananéenne de Gézer. Il extermina la population

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