‹ Historie véritable publiée d'après un nouveau manuscrit avec une introduction et des notesChapitre 4 sur 17 · XVI LE LIBRAIRE AU LECTEUR · texte numérisé non relu

XVI LE LIBRAIRE AU LECTEUR

point quelque chose qui pût donner du crédit à mon livre, et faire ma petite fortune.

Ce n'est pas que je voulusse en mon particulier me brouiller ouvertement avec les magistrats; je souhaiterois que l'attention du public fût réveillée et non pas la leur.

Un bel esprit* qui vient quelquefois dans ma boutique où nous Técoutons beaucoup, soutenoit, l'autre jour, qu'il n'y avoit pas un mot de vray dans toute mon Histoire véritable. Ce qui luy a fait prendre cette opinion, c'est que mademoiselle de Scudéry s'est servie d une idée à peu près pareille pour en orner un de ses romans.

D'ailleurs, les Aventures du mandarin Fun- Hoam ont été regardées comme fabuleuses par tous les critiques.

Je ne suis qu'un pauvre libraire et je ne scay guère bien ce qui en est; mais le public peut achepter mon livre comme roman, s'il ne juge pas à propos de l'achepter comme histoire.

I. Le manuscrit portait un cscavant». Montesquieu a effacé le mot, et Ta remplacé par celui que nous imprimons.

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