‹ Historique des courses de chevaux de l'antiquité à ce jourChapitre 134 sur 202 · III. — MATGHEM (Godolphin Arabian · texte numérisé non relu

III. — MATGHEM (Godolphin Arabian

Godolphin est le père de (a) Blank; (b) Regulus); (c) Cygnet; (d) Cade.

(a) Blank (sa mère, par Bartletfs Childers) est le p. de la mère de Highfli/er.

(b) Regulus (sa mère, par Bald Galloway, par Saint- Victor s- Barb) est le p. de la mère d'Eclipsé.

(c) Cygnet (sa mère, par Crab) est le p. de la mère de Florizel.

(d) Cade (frère de Regulus) est le p. de Matchem, p. de Conductor, p. de Trumpator, p. (1°) de Sprcerer et (2") Paynator.

I / Humphrey Clinker, p. de Melbourne. (V. ci-

. ^ i Cornus, p. de ! dessous.)

10 Sorcerer, J / Reç^eller, p. de ML^s Annette.

p. de i ' Smolensko.

Soothsayer.

j Y. Melbourne, p. de General-Peel et The Earl.

Ruy-Blas, p. de Nubienne, Serpolette II et Mourle,

père de Ténébreuse (également par Saxifrage, voir

Txr , i , ,• I Gladiator — Highflyer — - Herod). o \ \\ est- Austral lan. j „ , , ^ ", /. ^ j r- V . j tt7- ,

, < Solon, p. de Barcaldine, p. de iSir- Fisio et de Wink-

c ; / /îe/cJ, p. de Winkfields'Pride, p. de Finasseur,

Quo Vadis et Loriot.

Jeune Première.

Blink-Bonny.

Canezou.

Sir-Tatton-Sykes, p. de Ronzi.

Thormanby (qui est également par Windhound, voir ci-dessus 3° Cfr?-

^/•e/ (B) Woodpecker — Herod), p. de Plaudit, Charibert &t Atlantic.

Atlantic est le p. de Ze ^«ncj/, Fitz-Roya, Fousi- Yatna et Le Capricorne, p. de Punta-Gorda.

j Le Sagittaire, p. à' Amer-Picon, Maintenon et Gssian. Le Samaritain, p. d^ Isard II .

Semcndria.

Palmiste. '•

Le Sancy j Ex- Veto.

p- de \ Le Justicier.

Holocauste.

Hébron.

Chambertin.

Champignol.

1" Paynator, est le p. de Bee's-Wing.

Lors de Tapparition de l'ouvrage de M. Bruce Lowe, à la fin de 1892, nous avons dit tout le bien que nous en pensions et exposé en quelques lignes l'économie de son système.

Restait à l'analyser et à passer en revue ciiacune des 45 iamilles de poulinières qu'il a établies.

Une étude très lumineuse et très documentée avait paru sur la question, dans les numéros du Jockey, des 17 et 18 décembre 1910, sous la signature de M. Roger de Salverte, ancien officier des Haras, membre du Jockey-Club français, de la Société des Agriculteurs de France et du Syndicat des Eleveurs de pur sang-

Après une telle autorité, il était difficile de parler des Familles de Bruce Lowe, sans mai-cher sur les brisées de M. de Salverte.

Nous avons donc pensé que le mieux était de lui demander la permission de reproduire sa savante étude. 11 nous y a très aimablement autorisé et nous lui en adressons ici nos plus sincères remerciements.

Ceci dit, nous laissons la parole à M. Roger de Salverte.

et des enseig-nements qu'il faut en tirer

« Les grandes épreuves sont, on quelque sorte, l'apanage d'un petit nombre de familles. »

Des familles de Bruce Lowe.

La question la plus importante pour une poulinière est d"être de bonne origine. On ne peut le nier.

Les grandes épreuves sont, en quelque sorte, Vapanas,e d'un petit Jiombre de familles et ce sont toujours les mêmes juments qui ])roduisent des gagnants.

D'où intérêt à se les procurer et à les conserver lorsqu'on les possède.

A-utrefois, il était assez difficile de se rendre compte entièrement de l'origine des chevaux de pur sang et surtout de se faire une idée bien nette de la production de tous leurs proches.

En général, les chevaux qui existent à notre époque peuvent être remontés

au moins ju^^qu'à la vingtième génération, et si l'on réfléchit que, par suite de la progression arithmétique, à cette génération ils possèdent un million quarante-huit mille trois cent soixante-seize grands parents sur la même ligne, on voit à quel travail il aurait fallu se livrer pour arriver à une connaissance complète de n'importe quel pedigree.

Aujourd'hui, grâce à Bruce Lowe, grâce surtout aux tables d'Hermann Gooz qui ont démontré la vérité de ce qu'il avait avancé, le travail a été rendu beaucoup plus facile : il est tout fait d'avance; du premier coup d'œil, on en constate le résultat.

Le service rendu suffirait pour illustrer le nom de Bruce Lowe. Mais ce n'est pas le seul enseignement que l'on peut tirer de son système. En démontrant qu'à peine cent juments et deux cent quinze étalons sont les seuls éléments ayant servi à former la race de pur sang, il constate une consanguinité effrayante dans les descendants des cinquante juments qui ont fait souche, d'où, par conséquent, preuve irréfragable que cest par la consanguinité qu'on est arrivé à fixer les caractères de cette race; que c'est à la consanguinité qu'il faudra avoir recours lorsqu'on voudra produire un animal extraordinaire.

De plus, en classant les familles maternelles par ordre de mérite, selon les victoires qu'elles ont remportées dans les courses classiques, il permet de se faire une idée exacte de leur valeur.

Je ne m'arrêterai pas à la division des familles en familles de runners, de sires et d'outsiders. Ces divisions, en somme, ne prouvent qu'une chose : c'est que la plupart des grands chevaux de courses ont été produits par les familles 1, 2, 3, 4 et 5, et que les étalons et poulinières dont l'influence s'est fait le plus sentir dans l'ensemble de la production sont ceux issus des familles 3, 8,11, 12 et 14.

Je ne le suivrai pas non plus dans les raisons qu'il donne pour expliquer comment des gagnants peuvent avoir pour origine certaines familles d'outsiders. Ces explications ne me paraissent pas suffisantes pour m'y arrêter et, du reste, me sont égales dans la pratique.

Je me bornerai seulement à trouver comme lui qu'il y a des familles très supérieures aux autres, et j'ajouterai que, dans ces familles, certaines branches l'emportent beaucoup pour la production des vainqueurs.

Ce sont ces familles et ces branches dont il faut s'occuper : ce sont les plus intéressantes et celles dont la culture pourra donner le plus de profit.

Les autres ne devraient intervenir dans la production que pour y apporter des éléments nouveaux.

Question de numérotage.

Et à ce sujet il me paraît que la question de numérotage n'est pas très importante, du moment qu'il ne s'agit plus des trois premières familles qui sont hors pair. C'est une classification un peu artificielle qui n'a qu'un but, donner la position respective des familles au moment où Bruce Lowe a écrit son ouvrage; et, comme il le prévoit lui-même d'ailleurs, l'ordre dans lequel elles sont rangées doit subir des modifications avec le temps. Il n'est pas besoin de démontrer que certaines familles dégénèrent et que, par contre, certaines autres progressent : l'expérience de tous les jours nous en mon tre à chaque instant des exemples.

De la tribu et des juments porte-greffe.

Aussi je suis obligé de convenir, avec quelques auteurs, qu'il vaut mieux s'occuper de la tribu, c'est-à-dire de la branche à succès d'une famille, que de

la famille elle-même : qu'une poulinière produisant des vainqueurs et fille d'une mère ayant produit des vainqueurs, quand bien même elle serait de la famille n" 39, comme la mère de Vinicius et de Val d'Or, doit être préférée à une jument de la famille n° 1 qui n'aurait rien produit et que six ou sept générations de parents inconnus aurait fait retomber dans Tobscurité.

Car qu'est-ce qu'une tribu?

Une tribu est le résultat d'une combinaison qui n'a pas seulement réussi, mais qui a conservé de par elle assez de force de reproduction pour pouvoir devenir à son tour une base utile dans une nouvelle combinaison.

Qu'importe donc son numérotage. Qu'importe que sa souche maternelle agisse par son influence propre ou comme porte-greffe des qualités d'un étalon : iln'y a qu'à constater le fait e t à s'en servir pendant qu'il est encore en valeur.

Les lois, qui ont été reconnues vraies pour la reproduction des plantes, restent aussi exactes, quoi quon en dise, quand on les applique à la reproduction des animaux.

Chez les animaux, comme chez les plantes, on ne peut pas créer de nouvelles espèces, mais on peut créer, dans l'espèce, des variétés soumises aux mêmes lois que les autres et possédant cependant des qualités propres que les autres ne possédaient pas au même degré.

Dans la plupart des familles on trouve des individus à qui la nature, par suite de certaines circonstances, a donné le pouvoir de fonder une variété à caractères transmissibles. Cette variété, une fois créée, se fixe, garde ses caractères généraux et agit comme si elle était race pure, soit qu'elle se perpétue intacte, soit qu'elle prenne sa place dans les croisements. Ces indii'idus, pour ainsi dire, perdent leur personnalité pour acquérir, en les multipliant, les qualités ou les défauts de la famille qu'ils viennent rajeunir : Sauvageons, ils sont devenus porte- greffe.

Malheureusement, il ne suffit pas de fonder une variété pour la fixer; tous les individus ne possèdent pas au même degré cette force de reproduction; et bien des greffes, après avoir donné de bons résultats au début, s'arrêtant dès la première génération, ne fournissent plus rien par la suite ;

Soit parce que leur souche n'était pas assez ancienne, soit parce que Von na pas trouvé leur multiplicateur nécessaire-

Il faudrait donc attendre plusieurs générations pour être sûr de la qualité de sa tribu. Il semblerait par conséquent avantageux de s'adresser aux tribus les plus anciennes et les plus confirmées : les familles 1, 2, 3 ayant produit plus du tiers des vainqueurs des grandes épreuves, le nombre de leurs bonnes tribus est plus grand que celui des au très ; il paraîtrait tout indiqué de s'adresser à elles pour trouver des poulinières de choix.

Évidemment cette théorie a du charme et Bruce Lowe s'est chargé lui-même de la mettre en valeur, en nous racontant dans un chapitre spécial toutes les grandes écuries d'Angleterre qui avaient dû leur fortune aux poulinières de ces familles.

Cependant, il ne faut pas oublier qu'une race ne peut se multiplier indéfioiment sans éprouver, par intervalle, des temps d'arrêt, comme s'il lui fallait, entre chacun de ses efforts, des moments de repos.

. Lorsque le résultat d'un croisement est arrivé à un certain point qui ne peut être dépassé pour son époque et qui est le maximum de ce qu'on peut obtenir dans le milieu ambiant où on l'a formé, ^7 ne peut rester stationnaire. Il lui faudra décroître, s'il ne rencontre des éléments nouveaux capables de le multiplier.

C'est là la raison pour laquelle on constate dans les plus grands élevages des périodes d'éclipsé.

Tout s'effrite à la longue. En acquérant une poulinière d"une tribu très en valeur, il pourrait très bien se faire que son nouveau propriétaire n'en recueille pas tous les bénéfices qu'il était en droit d'espérer.

Quatre ou cinq générations peuvent être indispensables pour permettre aux descendants de sa jument de reprendre sur le turf la place qu'elle avait occupée elle-même.

D'un autre côté, dans presque toutes les familles, on voit, à différentes époques, sa former des tribus qui gagnent des courses.

Il ne faut pas oublier qu'une seule bonne poulinière peut faire la fortune d'un élevage, tandis que les descendants de poulinières médiocres ou mauvaises ne peuvent qu'amener la ruine de ceux qui les possèdent. Ruine ou fortuite, cela mérite d'être considéré, et Ton ne saurait s'entourer de trop de précautions quand il s'agit de faire un choix d'où dépend peut-être l'avenir d'une écurie. Ces différentes raisons m'ont amené à examiner petit à petit toutes les familles de Bruce Lowe.

Je me suis aperçu d'abord que toutes n'avaient pas réussi également dans^ tous les milieux. On est bien obligé d'approprier les végétaux au sol et au climat où ils devront vivre. Pourquoi serait-on étonné qu'il en soit de même pour les chevaux de pur sang. A mesure que j'avançais dans ma tâche, je voyais les familles diminuer d'importance. Quelques-unes ne reposent que sur une seule jument, et si certaines ont eu leur valeur dès l'origine des courses, d'autres n'ont commencé à faire parler d'elles qu'à une époque plus récente. Pour à peu près toutes, c'est la mère d'un grand vainqueur qui leur a servi de point de départ.

Pour beaucoup, on voit, à leur origine, le sang d'Trish Birdcatcher multiplié par celui de la famille n» 3, ou celui d'Amazon multiplié par celui de la mère de Touchstone.

Le sang de Flying-Dutchman s'est trouvé le meilleur pour multiplier ces deux croisements.

On trouve souvent à la base des multiplications qui ont réuni le nom de Y. Melbourne.

Le sang de Thormanby et celui de la famille n" 19 semblent aussi avoir servi de bases aux améliorations récentes.

Quelques tribus ont conservé à travers les années leurs caractères et leur force de production, elles ont pu être multipliées par elles-mêmes et leurs améliorations ne proviennent que d'elles.

D'autres se sont formées peu à peu, augmentant chaque jour la qualité de leurs descendants.

D'autres encore se sont substituées à d'anciennes familles qu'elles ont rajeunies, etc., etc.

Cette étude m'a paru utile; elle m'a fait comprendre davantage les qualités et les défauts de chaque famille. Je l'ai écourtée le plus possible, sachant bien que les nomenclatures sont toujours choses ennuyeuses et qu'il vaut mieux donner des idées d'ensemble que de s'appesantir sur les détails.

Je laisse à chaque lecteur la tâche d'appliquer mes idées à son cas particulier.

Famille n^ 1 . — Tregonwell's Natural barb mare.

Une jument semble à elle seule avoir fourni par sa descendance la plus grande partie des succès remportés par la famille n^ 1.

C'est JuLiA, née en 1756 (par Blank), qui a eu l'honneur d'être la souche des étalons Whalebone, Whisker, Mortemer, Spéculum, Dollar, Partisan, The

Noh, Blue Gown, Trumpeter, Glencoe, Bay Middleton, Le Petit Caporal, Silvio, Lord Lyon, Bend'Or, Kilt, Orvieto, The Bard, Ladas, Cicero, etc., et a tenu, grâce à eux, une place prépondérante dans les améliorations de la race de pur sang.

Elle est représentée de nos jours par au moins une vingtaine de tribus qui ont toutes un certain mérite.

S'il fallait faire un choix parmi elles, je crois que je prendrais sans hésiter les descendances d'ELLEN Horn, née en 1844 (par Redshank), et de Queen Bertha, née en 1860 (par Kingston), parce qu'elles ont gagné plus de courses classiques et qu'elles sont pour le moment plus à la mode.

Ce sont les mères et les grand'mères de Jeannette, Footlight, Illumi- NATA, Rouge Rose, Gertrude, Spinnaway, Wheel of Fortune, etc., qui ont toutes créé des rameaux florissants à l'heure actuelle.

Mais, à côté de ces tribus de premier rang, d'autres méritent aussi de fixer l'attention.

Je me contenterai de citer parmi celles-ci : en Angleterre, la descendance de Mystery ; en France, la descendance de Victoria, qui ont du reste des points de contact très rapprochés avec la descendance d'EiLEN Horn, puisqu'elles ont la même arrière-grand'mère.

Ces deux tribus semblent pour l'instant en pleine production et réussir particulièrement bien en France.

Mystery, née en 1842 (par Jerry), est l'ancêtre de Saxon, de Canterhury, Pilgrim, Djeddah, etc.

Victoria, née en 1840 (par Elisondo), est la mère de Vera Crux et de Victorieuse, et l'ancêtre de Vasistas, Verdun, Violon II, Marsan, etc.

Comme toutes les familles remarquables, la famille n" 1 a produit ses meilleurs vainqueurs par une consanguinité rapprochée sur sa propre famille.

Famille n^ 2. — Burton's barb mare.

La famille n» 2 est certainement la plus nombreuse du Stud-Book et celle qui a l'air de réussir le plus facilement dans tous les milieux.

C'est par conséquent celle avec laquelle on a le plus de chance de créer une nouvelle variété remplissant le but que l'on s'est fixé.

Tous ses descendants sont de courses, et, s'ils ne remportent pas tous de grandes victoires, en général ils sont faciles à employer. Par contre, la plupart n'ont pas une classe très élevée, bien que la famille n"? 2 ait gagné actuellement le plus de courses classiques en France et en Angleterre. Aussi voit-on tous les jours se former dans cette famille de nouvelles tribus qui méritent considération, sans atteindre malgré cela le premier rang.

11 serait impossible de les citer toutes.

Une mention spéciale doit être faite cependant pour la tribu de Martha Lynn, née en 1837 (par Mulato), et mère de Voltigeur, dont les quatre filles : EuLOGY, née en 1843 (par Euclid); Volley, née en 1845 (par Voltaire) ; Maid OF H art, née en 1846 (par The Provost), et Vivandière, née en 1848 (par Voltaire), sont les souches d'un nombre incalculable de vainqueurs dans tous: les pays.

Elles sont représentées principalement aujourd'hui :

En France : par les descendants de Deliane, Arrogante et Ermeline (sang de M. Lupin) ; par ceux de Clementina, la mère d'Hébron et du Samaritain; et ceux d'ÉTOiLE-Du-NoRD et d'HoNORA (sang de M. de Lagrange) ;

En Angleterre et dans les autres pays : par les descendants de Flower of

DoRSEL, mère de Friars Balsam; The Mersey, mère de Carbineet Carnage; The Slave, mère de Lord Clifden; Little Lad y, mère de Camballo; Vénus; La Fille-du-Régime.\t; Cantine, grand'mère de Bal-Gal et PuTGH-OvEN, etc.

Parmi les autres tribus de la famille n° 2 qui ont produit de grands vainqueurs, il faut encore citer :

Les tribus de : Crucifix, née en 1837 (par Priam), mère de Surplice, l'ancêtre d\4bnanza, d'Arreau, d'-4/aa; et d'Adam.

Industrie, née en 1835 (par Priam), mère de Lady Evelyn et l'ancêtre de Sycomore, Chesterfield et Sainfoin.

Georgina, née en 1829 (par Rainbow), mère de Sérénade et d' Agar, l'ancêtre de Bois-Roussel, Patricien, Campêche, Cambyse, etc.

RiGOLBOCHE, née en 1861 (par Rataplan), mère de Cremorne et Mabille, grand'mère d'Eglentine et de Mazurka, l'ancêtre de Clyde

Bien qu'un grand nombre de ses membres aient montré une affinité marquée pour la famille n° 3, on peut dire que la famille n" 2 a bien réussi avec tous les croisements.

La famille n<' 2 a produit comme principaux étalons : Harkaway, Teddington, Blacklock, Sir Hercules, Saint- Albans, King of Trumps, Whitelock, Surplice, Voltigeur, Lord Clifden, Xaintrailles, Longchamps, Skirmisher, Trocadéro, Cremorne, Bay Archer, Patricien, Bois-Roussel, Cambyse, Carbine, Carnage, Camballo, Friars Balsam, Melchior, Arreau, Chesterfield, Sainfoin, Afax, Adam, etc.

Il m'est impossible de les nommer tous tant ils sont nombreux.

Famille n» 3. — La mère des deux True blue.

C'est la famille par excellence des Sires, c'est-à-dire des reproducteurs.

La jument Amazon, née en 1799 (par Driver), a eu l'honneur d'être la souche des plus illustres tribus de cette famille.

Ses trois filles :

Y. Amazon, née en 1810 (par Gohanna),

Harpalice, née en 1814 (par Gohanna),

Antiope, née en 1817 (par Whalebone), ont laissé après elles une postérité si importante qu'il est impossible actuellement de lire un pedigree sans voir leurs noms représentés un nombre considérable de fois.

Ce sont elles qui forment la base de l'amélioration de toutes les familles.

Elles sont capables de se multiplier entre elles, deux et trois fois, sans rien perdre de leur valeur.

Gela leur permet de se substituer à d'autres familles et de régénérer leurs variétés sur de nouvelles souches.

Je n'apprendrai à personne la place qu occupe dans le Stud-Book les produits de PocAHONTAS, née en 1837 (par Glencoe).

Il n'est peut-être pas de grosses courses en France, en Angleterre ou en Allemagne qui n'aient été gagnées par les descendants ou les produits des descendants de cette poulinière extraordinaire.

Stockwell, Rataplan, King-Tom, Knight-of-Kars, Knight-of-St-Patrick, Quicklime, Wellingtonia, Chamant, Rayon d Or, Clover, Clamart, etc., pour ne citer que des étalons, sont des noms oionnus de tous, aussi bien à cause de leurs succès dans les courses qu'à cause de leurs succès comme reproducteurs. Leur gloire a été si grande qu'elle a éclipsé celle de leurs cousins.

Il ne faudrait pas croire pour cela cependant qu'ils méritent d'être oubliés.

Tout récemment les produits de Lauzun viennent de nous montrer que la postérité de Boarding School Miss (demi-sœur de Pocahontas), née en 1841 (par Plenipotentiary), qui comptait déjà comme étalons Knight-of-the-Garter et Narcisse, conservait toujours sa valeur.

Une place encore meilleure devrait être donnée aux descendants d'ANxioPE, parmi lesquels on compte : Isinglas, Bay Ronald et surtout la tribu de Vermeille, née en 1853, par The Baron, la mère de Vermout, Vertugadin, Vergogne, Verdure, Verte- Allure et Extra.

Une des particularités les plus remarquables des tribus de la famille n° 3 est le besoin de consanguinité qu'elles éprouvent de nos jours.

Il semblerait actuellement que, dès qu'une jument remarquable a été produite, si l'on veut en faire une poulinière d'avenir, fonder avec elle une tribu, il faut la donner à un membre de sa propre famille.

Les exemples en sont nombreux.

La tribu d'ÂMAzoN a eu ses meilleurs représentants en mariant entre eux les membres de sa propre tribu ou en les croisant avec le sang de Flying-Dutchmafi (3).

Est-il besoin de citer à ce sujet :

Wellingtonia, produit de deux branches de la tribu de Pocahontas.

Clover, son fils, produit de trois branches de la tribu de Pocahontas, ou Kizil-Kourgan, qui est issue, par sa mère, d'une descendante de Pocahontas et d'un fils de Vermout {^i, par son père en ligne mâle du croisement de Wellingtonia (3) et d'un fils de Dollar (Flying-Dutchman (3).

— C'est le croisement de Flying-Dutchman (3) avec sa cousine Mérope (3) qui a fait Flying-Duchess, la mère de Galopin, et Galopin (3) à son tour est un des meilleurs multiplicateurs de la famille n» 3.

— Stockwell (3) est le père de Càrine (3), mère de Bruce; de Corrie (3), mère de Corrie-Roy; de Stockhausen (3), mère de Stuart.

■ — ^tn^-Tom (3) est le père de Zép%r (3), mère de Favonius; (i"Hannah{3), gagnante des Oaks; de Tomato (3) et de la fille de King-Tom (3), mère de Per. plexité, etc.

— Perplexité (3) (par Perplexe, fils de Vermout (3), a eu ses meilleurs fils : Fitz-Roya, avec Atlantic (3), Chêne- Royal, avec Narcisse (3).

— Vermout (3) est le père de La Reyna (3), mère de Campéador, par Atlantic (3).

— Rayon-d'Or (3) est le père de Riante (3), mère de Riposte et Ramleh (par Grandmaster, un arrière-petit-fils de King-Tom (3).

• — Enfin, Toxophilite (3) est le père de Quiver (3), mère de Memoir et La Flèche, dont le père Saint-Simon est le produit de la multiplication de Galopin (3) sur King-Tom (3).

On pourrait ajouter que jusqu'à ce jour le meilleur produit de La Flèche (3) est John O'Gaunt qu'elle a eu avec Isinglass (3).

John O'Gaunt est pour ainsi dire la quintessence de la famille n° 3, puisque son pedigree contient dans les quatre premiers degrés cinq fois le numéro de cette famille. Il s'annonce néanmoins comme un étalon hors ligne.)

Famille n° 4. — Layton violet barb mare.

Lorsqu'on examine avec attention la, famille n° 4, on est étonné de constater comme elle a en général mal réussi en France. Tandis que les meilleurs chevaux d'Allemagne et d'Autriche descendent de cette famille, tandis qu'en

Angleterre les meilleurs chevaux; de courses de ces dernières années paraissent en partie se localiser dans ses tribus les plus importantes, en France, elle n'a produit des vainqueurs remarquables qu'à titre d'exception. Ce n'est pas qu'elle y soit moins représentée qu'ailleurs.

Près de trois cents juments de la famille n" 4 sont inscrites au Stud-Book français, et depuis quelques années on y a importé les meilleures origines.

Malgré cela combien peu réussissent.

On peutciter: la mère du Sancy, Gem of Gems; sa cousine Nighean, mère de Naïade; Analogy, qui a fait Elf sur le tard ; Hawthorndale, mère de Hauteur; Chloris II, mère de Cadet-Roussel III ; Sylphine et La Papillonne, dont les parents avaient mis quatre générations à s'acclimater, etc.

Et encore, pour ainsi dire, aucune deces tribus n'a jusqu'à ce jour duré deux ou trois générations.

(Je fais exception pour Escarhoude, née en 1882 (par Doncaster et Gem of Gems), mère de Fra Angelico, qui du reste a été son seul bon produit; Sylphine, née en 1890, par Bruce, qui a l'air de se comporter comme une greffe de la famille n» 3, et La Papillonne ,qui n'est qu'une greffe des sangs de M. Aumont.

Il y a certainement quelque chose qui ne convient pas à la famille n° 4 chez nous et qui rend difficile son acclimatation.

Quand on étudie les pedigree des meilleures tribus de cette famille, on est étonné de voir combien elles se ressemblent souvent peu entre elles.

Les cas de consanguinité n'y sont pas très rares, mais seuls l'ont fait avec succès les descendants d'ALicE Hawthorn, soit entre eux, soit avec un petit nombre de branches de leur famille.

Exemples : Le Sancy, Cadet-Roussel III, etc.

La combinaison Touchstone-Pocahontas, comme toujours, est le point de départ de beaucoup de tribus. Toutes les combinaisons semblent d'ailleurs avoir réussi quand elles ont été faites dans un milieu qui leur convenait. Une certaine affinité existe cependant entre la famille 4 et les familles 1, 2 et 5, familles d'origine barbe comme elle.

Les meilleures tribus de la famille n" 4 sont :

Rebecga, née en 1821 (par Lottery ou Tramp), mère d' Alice Hawthorn (par Muley Moloch) et de Fair Helen (par Pantaloon).

Dévotion, née en 1869 (par Stockwell), mère de Théhaïs et Sainte-Marguerite, toutes deux par Hermit.

Manganèse, née en 1853 (par Birdcatcher), mère de Mandragora, The Miner, Minerai, Thursday, Minaret, Milliner, qui toutes ont bien produit et qui toutes, sauf Thursday, qui est par Thormanby, sont par Rataplan.

Water Nymph, née en 1860 (par Colswood), mère de Kincsem (par Cambuscan), est l'ancêtre de beaucoup de grands vainqueurs, etc.

La famille n» 4 a produit beaucoup d'étalons parmi lesquels je me contenterai de citer :

Matchem, Joe Andrews, Wenlock, Kisher, Common, Thormanby, Lord of ihe Isles, Le Sancy, Elf, Le Var, Rock-Sand, etc.

Je dois faire remarquer qu'à l'encontre des poulinières, les étalons de la famille n» 4 ont très souvent bien réussi en France.

Famille n^ 5. — The Massey mare.

Il est peu de familles qui aient aussi bien réussi en France que la famille n" 5. C'est la famille des animaux extraordinaires obtenus souvent par le croise-

ment in and in; c'est la famille de Gladiateur. Elle s'est fait remarquer de tous temps par ses qualités de tenue.

Parmi ses tribus, on doit d'abord citer la tribu d'OoiNE, née en 1832 (par Tigris), d'où est sortie une partie de l'élevage de M. Aumont, race éminemment française qui encore aujourd'hui continue à donner les meilleurs résultats comme par le passé.

Elle est représentée de nos jours par les descendants de ;

Camisole, née en 1857 (par Gladiator), ancêtre de Champignol et de Chambertin;

Fille de l'Air, née en 1861 (par Faugh a Ballagh), mère de Reine;

Capucine, née en 1857 (par Gladiator), grand'mère de Modestie:

Mademoiselle de Champigny, née en 1859 (par Faugh a Ballagh), ancêtre de Calomel;

La Fortune, née en 1862 (par Fitz-Gladiator), l'ancêtre de Sesara;

Orpheline, née en 1866 (par Orphelin), grand'mère de Nature, etc., etc.

Il ne faudrait pas non plus oublier en France la tribu de La Maladetta, née en 1855 (par The Baron), mère de Vignemale, qui a la même arrièregrand'mère maternelle que Doncaster et Simonian, ni celle de Fraudulent, née en 1843 (par Venison), mère de Finlande et de Fornarina, l'ancêtre de Fontainebleau et de Galaor.

On doit encore donner la première place aux tribus de Miami, née en 1843 (par Venison), ancêtre de Galtee More et de la jument française Croix-du- Sud.

Seclusion, née en 1857 (par Tadmor), mère d'Hermit et l'ancêtre de Prince-William, Saint-Bris, The Quack et Oversight; et de Madame Eglen- TiNE, née en 1857 (par Cowl), mère de Rosicrucian et l'ancêtre des chevaux français Finasseur, Ex-Voto et Nuage, etc.

Ces tribus ne sont pas les seules recommandables et beaucoup d'autres mériteraient d'être citées ici, si je n'étais borné par la place

La famille n°5 a produit, par union de deux de ses branches entre elles, le cheval Nuage, le gagnant du Grand Prix de Paris de 1910. [Nuage, par Simonian (5) et Nephté (5)].

Elle est l'origine de beaucoup d'étalons célèbres parmi lesquels je citerai :

Dejence, The Eniperor, Royal-Oak, Doncaster, The Palmer, Rosicrucian, Hermit, Nougat, Regain, Vignemale, Le Roi Soleil, Galtee More, Ard Patrick, The Quack, Saint-Bris, Ex-Voto, Chambertin, Champignol, Jardy, etc.

Famille n'^ 6. — Old Bald Peg,

La famille n» 6, qui a produit autrefois des étalons comme Cade, King- Fergus, Sorcerer, Priant, Langar, Plenipotentiary, See-Saw, Dauphin, Androclès. Flageolet, Gardefeu, etc., subit actuellement une éclipse.

Seule, la tribu de Constance, née en 1843 (par Gladiator), a retrouvé une certaine célébrité, grâce surtout à la production de Quetta, née en 1882 (par Bend'Or), mère de Grey-Leg et Frontier, et grand'mère d'Hammurabi.

Je citerai encore pour mémoire la tribu de Schooner, née en 1862 (par Father Thames), mère de Dauphin, dont il reste, à l'heure actuelle, quelques descendants honorables.

Famille n° 7. — Darcys Black legged Royal mare.

Comme toutes les familles qui descendent des Royal-Mares, la famille n^ 7 s'est fait remarquer par la vitesse de ses descendants. Mais, famille très

ancienne, elle paraissait tout indiquée pour servir de porte-grefYe et, par conséquent, de base de multiplication à cette combinaison de Galopin sur la famille de Pocahontas qu'avait si heureusement réussie la famille n^ 11, en produisant Saint-Simon.

L'union avec ce sang devait rendre cette famille illustre en lui donnant les qualités de tenue qui lui*manquaient et en lui permettant par là de produire des animaux de premier ordre.

La meilleure tribu de cette famille est celle deGiBsiDE FAiRY,néeen 1811 (par Hermès), qui partage avec celle de Myrrha, née en 1831 (par Malek), la totalité des bonnes tribus de la famille n° 1.

La tribu de Gibside Fairy s'est divisée en une infinité de branches dont les deux principales sont :

Celle de Mowerixa, née en 1843 (par Touchstone), mère de West-Australian et arrière-grand'mère de Donovan (par Galopin), et de Semolina et Rayburn (par Saint-Simon), et celle de Jeu d'Esprit, née en 1852 (par Flatcatcher), dont l'arrière-petite-fille Vampire (par Galopin) a produit Flying- Fox avec Orme.

La tribu de Myrrha, — dont le meilleur rameau était il y a quelques années la postérité de Spladash. née en 1855 (par Amandale) : Fervacques, Saltarelle, Saxifrage et La Flandrie (les trois derniers par Vertugadin), — est représentée surtout aujourd'hui par les descendants de La Belle Hélène, née en 1866 (par Saint-Albans), grand'mère de Perdita II (Hampton), mère elle-même de Florizel II, Persimmon et Diamond- Jubilee, tous les trois par Saint-Simon.

Les meilleurs étalons produits par la famille n» 7 sont : Walton, West-Australian, Wild-Dayrell, Parmesan, Wisdom, Donovan, Florizel II, Persimmon, Diamond- Jubilee, Flyitig-Fox, etc.

Famille n° 8. — Bustier mare.

La famille n" 8 mérite, d'après Bruce Lowe, d'être appelée famille de Sires, comme du reste les familles 3, 11, 12 et 14.

On y remarque deux grandes tribus principales ;

La tribu d'une Fille de Southsayer, née en 1815, et la tribu de Bee's WiNG (par Doctor Syntax), née en 1833.

1" La tribu d'une Fille de Southsayer s'est subdivisée de nos jours en un grand nombre de rameaux, dont les meilleurs sont :

Les descendants de Miss Craven, née en 1824 (par M. Lowe), qui, dans les courses au galop comme dans les courses au trot, ont toujours occupé en France les premiers rangs; comme pur sang, ils sont représentés aujourd'hui par la tribu de Lody Clocklo;

Les descendants de Physalis, née en 1841 (par Bay Middleton), ancêtre de Monarque (le fils de Destinée), de Brother-îo-Strafford et de Krakatoa ;

Et surtout les descendants de Pergola, née en 1860 (par The Baron), qui revit de nos jours par la production si remarquable de ses petites-filles ou arrière-petites-filles America, Perlina, Cromatella, Presto, Brienne, etc.

2° La tribu de Bee's Wing, qui ne commence vraiment qu'à Woodbine, sa petite-fille, est surtout célèbre par les descendants de Violet, née en 1864 (par Thormanby), ancêtre de Melbourne, Mistress Butterwick, etc., et de FÉRONiA, née en 1868 (par Thormanby), mère de Saint-Serf et grand'mère û' Ayrshire,

Cette tribu de Bee's Wixg montre bien la marche que suit souvent une tribu pour arriver à son complet développement.

Issue d'une propre sœur de Newminster, Honeysuckle, née en 1851 {par • Touchstone), elle ne s'est perpétuée que par Woodbine (par Stockwell) ; il lui a fallu donc deux croisements pour devenir une base.

Mais, formant un croisement que j'appellerai complet, cette base a été capable d'être multipliée, et, dès la génération suivante, elle a pu produire des vainqueurs de toutes les courses classiques.

Les principaux étalons fournis par la famille n^ 8 sont : Caïn, Orville, Humphrey Clinker, Newminster, Sir Tatton Sykes, Mars, Montargis, Lutin, Saint- Serf, Melton, Ayrshire, Krakatoa, etc.

Famille n*^' 9. — The Vintner mare.

Cette famille a l'air en ce moment d'être en pleine production.

Si elle ne compte pas encore parmi ses enfants un grand nombre de vainqueurs de bonnes courses, elle semble du moins capable de produire des étalons vraiment améliorateurs.

Sa meilleure tribu est celle de Maid of Masham, née en 1845 (par Don John).

De Maid of Masham, sont issus les étalons Pythagoras, Peregrine, Son o'Mine, Van Diemens land, Whittier, Gulliver, W^inkfield's Pride, Saint- Damien, Cyllene, Darley Dale, etc., etc.

Maid of Masham a légué à ses descendants une aptitude particulière pour le terrain lourd.

La famille n» 9 a produit aussi dans ses autres tribus les étalons Mercury,^ Dick- Andrews, Daniel O'Rourke, Warlock, Bendigo, KiUvarlin, etc

Famille n^ 10. — Childer's mare- La famille n» 10 est une des familles les plus estimées du Stud-Book. Ellea toujours brillé par le fond.

Sa tribu la plus remarquable est celle de Queen Mary, née en 1843 (par Gladiator)

Queen Mary a eu quatorze produits qui, tous, poulinières ou étalons, se sont montrés dignes de leur mère- Lgur postérité mériterait de faire prime sur le marché, car elle compte des animaux remarquables dans tous les pays d'Europe et d'Amérique. Elle est l'ancêtre de Blinkhoolie, Blinkbonny, Caller Ou, Blair Athol, Hampton, Tristan, Fenek, Watercress, Glocke, Dorn, Quélus, Sperber, Royal-Balsam, Beldame, etc.

Les autres tribus de la famille n" 10 n'ont pas cette envergure et ne méritent pas, à beaucoup près, la même estime.

La meilleure après elle doit être celle de Torment, née en 1850 (par Alarm), — jument célèbre pour avoir donné le jour à des trimeaux qui ont vécu et ont produit à leur tour, — mère de Tormentor et grand'mère de Petrarch.

Famille n 1 1 . — Sedbury Royal mare.

La famille n» 11 n"a pas, jusqu'à ce jour, produit de tribus ayant une très longue durée. Par contre, elle en a produit beaucoup, et quelques-unes d'entre elles ont joué un rôle important dans les courses et dans la production.

On ne doit pas oublier que Irish Birdcatcher, Thunderbolt, Kingcraft, Saint-Simon, Orme, etc., sont des étalons de la famille n" 11.

Son sang est le complément nécessaire de celui de la famille n° 3; elle a

LES FAMIbl.ES DE BRUCE LOWE 767

une affinité particulière pour lui; elle lui apporte un adjuvant; elle préside à ses multiplications. C'est ainsi qu'elle a produit Saint-Simon.

Mais toutes ses tribus ne sont pas pareilles; et, à côté de celle de Saixt- Angela, née en 1865 (par King-Tom), dont les descendants montrent bien par leur apparence leur parenté avec la tribu de Pocahontas, combien d'autres qui ne leur ressemblent pas.

On dirait que cette famille change de forme selon les étalons avec lesquels on l'a mise.

Elle se plie à tous les types et à toutes les aptitudes. Cela m'a donné à penser qu'elle devait agir surtout comme porte"-grefTe des qualités des autres.

Il y a, dans les arbres, des porte-greffe cjui donnent aux fruits un goût plus délicat que n'auraient ces mêmes fruits poussés sur d'autres porte-greffe, ou même sur la souche primitive de l'espèce.

Elle doit être de ceux-là.

Les principales tribus de cette famille existant à l'heure actuelle avec celle de Saint- Angela, sont celles de ."

May Pôle, née en 1886 (par Silvio), qui, avec CaUistrate, a eu May Queen et Rose- de- Mai;

Flower-Girl, née en 1866 (par Orlando), grand'mère de Dancing- Maid et de Triumph;

Hazledeax, née en 1872 (par Cathedral), ancêtre à.'' Amandier et d'Epsom- Ladr

Woodcraft, née en 1861 (par Voltigeur), mère de King-Craft;

CzARiNA, née en 1871 (par King-Tom), grand'mère d'Airlion et de Cherbourg et propre sœur de la mère de Royal-Hampton;

Empress, née en 1861 (par King-Tom), mère de Chislehurst et arrièregrand'mère de Nunthorpe et Queen's Birthday, etc.

La famille n» 1 1 , descendant d'une Royal mare, devait être à l'origine remarquable par sa vitesse.

Famille n 12. — Royal mare.

La famille n^ 12 a eu l'honneur de produire le cheval Eclipse (par Marske), un cheval phénomène, le cheval le plus vite dont parle l'histoire des courses.

Du reste, elle a fourni à toutes les époques des étalons de vitesse qui, grâce à cette qualité, ont occupé une grande place dans l'amélioration de la race de pur sang.

Parmi ceux-ci, il faut citer :

Sheet-Anchor, The Nabob, Marsyas, Kingston^ Scottish Chief, Weatherbit, Adventurer, Oxford, Springfield, Lexington, Sterling, Prince Charlie, Le Hardy, etc.

C'est la famille la pljis vite du Stud-Book et celle qui. dans le croisement, sait le mieux infuser aux autres cette qualité.

Enfin, elle peut se multiplier par la consanguinité sans rien perdre de sa valeur.

Sa meilleure tribu descend de Proserpixe, née en 1766 (par Marske) et propre sœur d'Eclipsé.

Elle est représentée de nos jours principalement par le rameau de Tomyris, née en 1851 (par Sésostris), mère d'Hester et grand'mère de Pri'nce Charlie, et le rameau d'EsPoiR, née en 1841 (par Liverpool), d"où descend La Camargo.

La famille n° 12 a fondé plusieurs tribus en Amérique, où elles jouissent d'une légitime réputation.

En France, il faut noter la descendance de Frisky Matron, née en 1879 (par Cremorne), mère de Chalet, Kerlazet Justitia;

Celle de Virtue, née en 1865 (par Stockwell), mère de Grâce et grand'mère de Gamin:

Celle de Lolle, née en 1886 (par Bay-Archer), mère de Monsieur

Gabriel, etc.

En Angleterre :

Celle d'HERSEY, née en 1842 (par Glaucus), demi-sœur de The Nahoh et ancêtre à'Alhania, née en 1876 (par Saint- Albans), mère de Le Hardy;

Celle de la Fille de Lord-Lyon, mère de Mimi et de Priestess, etc.

La famille n° 12 a toujours eu une affinité particulière pour les familles n» 2 et n» 3.

Famille n° 1 3. — Grey Royal mare.

Cette famille, d'après certains auteurs, est peut-être la souche de la famille n» 11, qui ne serait alors elle-même que son rameau le plus en valeur.

En tous cas, la meilleure tribu de la famille n" 13, telle qu'elle existe aujourd'hui, paraît être celle de Kite, née en 1821 (par Bustard).

Cette tribu a eu l'honneur de produire les étalons Orlando, Ruy-Blas, Beadsman, Richelieu, Albert-Victor, Little-Duck, Maximum, etc.

Elle s'est perpétuée de nos jours par un certain nombre de poulinières intéressantes, parmi lesquelles il faut citer .'

Fairwater, née en 1858 (par Loup-Garou), l'ancêtre de Saint-Léon, Melton Oueen, Sirdar, etc. ;

The Princess of Wales, née en 1862 (par Stockwell), mère d Albert- Victor, George- Frederick, etc. ;

Stray-Shot, née en 1872 (par Toxophilite), mère de Shotover et arrièregrand'mère de Quérido;

RosATi, née en 1856 (par Gladiator), mère de Ruy-Blas et ancêtre de

Roitelet;

Mademoiselle de Chantilly, née en 1854 (par Gladiator), mère de Mlle de Charolais, et Promise, grand'mère de Californie, Isménie et Urgence, etc.

Famille n" 14. — The Oid field mare.

On ne sait rien de l'origine de cette famille, mais on l'a toujours considérée comme étant de race pure.

Par ses enfants Touclistotieei Macaroni ,e\\e occupe une place prépondérante dans l'origine des chevaux actuels. On peut dire que son sang est indispensable à la formation des bonnes tribus et qu'il doit être uni à celui de la famille d'Amazon pour produire tout son effet.

Boadicea, née en 1807 (par Alexander), est le véritable point de départ de cette famille. Ses filles : Étiquette, née en 1820 (par Orville), ancêtre de Leamington, Geheimniss, Palissandre et Pretty Polly; — Bertha, née en 1821 (par Rubens), arrière-grand'mère d'Hippia; — Banter, née en 1826 (par M"" Henrv), mère de Touchstone et grand'mère de Macaroni, accaparent à elles seules toutes les bonnes tribus de la famille n» 14, moins une, celle dont est issu Buccaneer.

Famille n° 15. — Royal mare.

Bonne famille de second ordre.

A retenir principalement la tribu de Swallow, née en 1885 (par Cothers-

tone), grand'mère de Skijlark, Leap-Year, Harvester, Rome, Vanneau, Widgeon, etc., et peut-être celle de Jamaïca, née en 1871 (par Lexington), mère de Foxhall.

N'a pas encore produit d'étalon vraiment célèbre.

Famille n" 16. — Slster to Stripling.

C'est une fille de Don Juax, née en 1823, qui est la vraie fondatrice de cette famille qui, jusqu'à elle, n'avait aucune importance, n'ayant encore compté aucun grand vainqueur.

Depuis elle, peu à peu on a vu la tribu s'améliorer. Pendant quarante ans sa production n'a été qu'honorable. Mais à partir de Miss Agnès, née en 1850, (parBirdcatcher), à toutes les générations elle est devenue meilleure, au point qu'elle atteint aujourd'hui le premier rang et qu'elle est considérée partout comme une des plus précieuses du Stud-Book.

C'est la famille d'Ormonde, un des animaux les plus extraordinaires produits par la race de pur sang.

Il est à remarquer qu'à peu près tous les bons rameaux actuels ont comme point de départ une fille de Macaroni et qu'il a fallu, pour qu'ils acquièrent toute leur valeur, qu'ils rencontrent le sang de Bend'Or.

En voici quelques exemples :

Agneta, née en 1879 (par Macaroni), mère de Medora (par Bend'Or), mère elle-même de Zlnfandel (par Persimmon) ;

Bonny-Jean, née en 1880 (par Macaroni), mère de Orle et Latriona (par BendOr);

Lilly-Agnes, née en 1871 (par Macaroni), mère de Ormonde et Ornament (par Bend'Or), et grand'mère de Sceptre (par Persimmon);

TiGER-LiLY, née en 1875 (par Macaroni), mère de Martagon (par Bend'Or);

WiNDERMERE, née en 1880 (par Macaroni), mère de Kendal, et Rydal (par Bend'Or), dont la fille Rydal-Mount (également par Bend'Or), a produit Troutbeck;

Lizzie-Agnes, née en 1878. (par Macaroni), mère d'Ortegal et Orwell (par Bend'Or) et grand'mère d'Octagon, etc.

On ne pourrait citer qu'une seule véritable exception à cette règle, c'est la tribu d'AsBESSE .de Jouarre, née en 1886 (par Trappist) (1), l'ancêtre de tant de chevaux allemands illustres, et elle ne fait, en somme, que la confirmer.

La mère d' Abbesse de Jouarre étant par Carnwal (14), qui est fils de Sweetmeat comme Macaroni (14), et, par sa mère, de la même tribu que lui, puisqu'elle était sa demi-sœur {Volatile, par Bucktorn et Jocose (14). Son père Trappist est de la famille n*' 1 comme Bend'Or, seulement par Hermit- Touchstone (14).

La première course classique gagnée par un membre de la famille n^ 16 est le prix de Diane de 1872, remporté par Little- Agnes.

Famille n» 17. — Byerley Turk mare.

La famille n" 1 7 a certainement mieux réussi en France que partout ailleurs.

Elle a fourni les étalons Zouave, Don Carlos, Cymbal, Beau-Brummel, Verneuil, Zut, Révérend, Rueil, Callistrate, Launay, Macdonald, Rataplan, etc.,

La plus grande partie de ses succès revient à la tribu de The Biddy, née en 1839 (par Bran), qui est la grand'mère à la fois de Dulcibella, née en 1857 (par Voltigeur); de Regalia, née en 1862 (par Stockwell), et de Latakia, née en 1866 (par Polmoodie), dont les descendants sont connus de tous.

Une mention spéciale doit être aussi faite pour la tribu de Rêverie, née en 1873 (par Marignan), ancêtre de Révérend, Rueil et Rataplan,

Famille n" 18. — ^Voodcock mare.

D'une façon générale, la famille n"* 18 n'a pas réussi en France, et cela est d'autant plus extraordinaire qu'on y a justement importé les deux seules juments de cette famille qui aient gagné les Oaks : Summerside, née en 1856 (par West-Australian), et Formosa, née en 1865 (par Buccaneer).

Par contre, la famille n» 18 a parfaitement réussi en Allemagne où elle est très florissante.

Les étalons Poulet, Bocage, Le Pompon, Boudoir, Ivoire, etc., sont issus de la famille n» 18.

Les meilleurs représentants français actuels de la famille n*' 18 sont les descendants de Duchess-of-Athol (par Blair-Athol et Ivoire), qui s'est perpétuée par sa fille Optima (par Plu tus).

Famille n" 19. — Woodcock mare.

La famille n° 19 prend tous les jours plus d'importance. Mais c'est surtout en France qu'elle a montré toute sa qualité.

Elle s'y plaît d'une façon particulière et y a réussi souvent dès la première génération.

Les exemples en sont nombreux :

Partlet, née en 1849 (par Birdcatcher), est la mère de Mercedes, Postérité, Jeune- Première, Perçante, Patriarche;

Polly-Perkins, née en 1863 (par Parmesan), est la mère de Polyeucte;

Rosemary, née en 1870 (par Skirmisher), est la mère de Quolibet et d'Upas;

IsoLiNE, née en 1860 (par Ethelbert), est la mère de Braconnier et de Saint- Christophe;

Energetic, née en 1870 (par Lord-Lyon), est la mère d''Ermak;

The Garry, née en 1872 (par Breadalbane), est la mère de Saint-Gall et de Le Glorieux; etc.

La tribu la plus fameuse de la famille n<^ 19, au moins de toutes celles qui ont pu exister en France, est celle qui descend d'AoA, née en 1824 (par Whisker), ancêtre de Plaisanterie. Ses descendants ont gagné chez nous toutesles grandes courses. Ils forment avec ceux d'OoiNE, dont j'ai déjà parlé à propos de la famille n° 5, et ceux de Vermeille de la famille n'' 3, de Victorieuse de la famille n» 1, de Martha Lynn et de Georgina de la famille n° 2, et de Pergola de la famille n" 8, probablement les meilleures et les plus anciennes tribus de tout l'élevage français.

Les meilleurs étalons de la famille n^ 19 ont été :

Monarque, Cambuscan, Vedette, Isonomy, Retreat, Childwick, Ermak, Upas, Sir Hugo, Count-Schomberg, Gallinule, etc.

Famille n» 20. — Daffodil's dam.

La famille n° 20 n'est représentée en France que par quelques rares juments qui ont souvent produit de bons chevaux à la première ou à la deuxième génération, comme :

Sly, née en 1874 (par Strathcoman), grand'mère de Le Sagittaire;

Bella, née en 1873 (par Breadalbane), mère de Heaume;

Byfleet, née en 1876 (par Blair-Athol), mère de Dinette et grand'mère de Quintette.

Sa meilleure tribu est celle de Jenny-Diver, née en 1866 (par Buccaneer); souche maternelle des étalons Saint- Florian, Chittaboh, Doriclès, Véronèse, etc.

Famille n^ 21. — Moonah barb mare.

Famille assez ordinaire qui a donné en France Doitna Baghtché. Sa meilleure tribu est celle de Anonyma, née en 1859 (par Stockwell), qui a produit Lonely (par Hermit).

C'est la famille de Longbow et de Sweetmeat.

Famille n" 22. — Beikrade Turk mare.

Deux tribus se détachent de cette famille :

Parma, née en 1864 (par Parmesan), grand'mère de Saint-Frusquin; et surtout VÉNUS, née en 1840 (par Sir Hercules), d'où descendent les étalons :

Kerym, Farfadet, Saint-Biaise, Candlemas, Insulaire, Merry-Hatnpton, Omnium II, etc.

C'est la famille de Sting, de Gladiator et de Fripon.

Famille n^ 23. — Duke of Kingston's Piping Peg.

La famille n» 23 renferme un certain nombra de tribus intéressantes :

Cyprian, née en 1833 (par Partisan), ancêtre de Songtress, Limasol, Queen of Cyprus, Galette, etc.;

Kallyroe, née en 1872 (par Belladrum), a produit (avec le frère de sa mère, Solon) Barcaldine;

Music, née en 1866 (par Stockwell), mère d'Ossianetgrand'mère de Thaïs;

Star of Portici, née en 1871 (par Heir-at-Law), mère de Signorina;

Babette, née en 1849 (par Faugh-a-Ballagh), compte dans sa descendance Miguel, Lowland Chief, Hagioscope, Bariolet et Praline.

Cette famille s'est fait remarquer par sa tenue.

Famille n^ 24. — Helmsiey Turk mare.

La famille n" 24, dont le plus grand titre de gloire est d'avoir produit l'he Baron et Camel (père de ToucJistone), a été peu représentée en France.

On y compte cependant parmi ses tribus la descendance de Frolicsome, née en 1865 (par Weatherbit), mère de Frontin, et celle de Grin galette, née en 1848 (par Royal-Oak), grand'mère de la meilleure jument qu'il y ait eu peut-être en France, Sornette (par Light), et la souche maternelle de Le Nord ei Le Nicha m II.

Famille n'^ 25. — Brjmmer mare.

Est représentée aujourd'hui surtout par la tribu de Gladia, née en 1874 (par Tournament), mère de Gouverneur, Georgina, Gouvernail, Gouvernante, et grand'mère de Genevraye, Gospodar, Governor, Gouvernant, Génial, etc.

C'est la famille de Y. Melbourne.

Famille n" 26. — Merlin mare.

Famille de King-Herod.

La meilleure tribu qu'il y ait eu en France de cette famille est celle de PÉRIPÉTIE, née en 1866 (par Sting), mère de Perplexe, Prenez-Garde et arrière-grand'mère de Ronde-de-Nuit.

A noter en Angleterre la descendance d'ELEcxRic-LiGHT, née en 1876 (par Sterling), mère de BUl-of-Poriland.

Famille n» 27. — Spanker mare.

La famille n» 27 ne comprend en somme que deux tribus : La meilleure commence à Ennui, née en 1843 (par Bay-Middleton), qui avait bien produit déjà Saunterer, Pero-Gomez et Suzerain, mais qui s'est fait surtout connaître par la descendance de Lady Roden, née en 1856 (par West- Australian). C'est l'ancêtre de Phœnix, Energy, Enthusiast, Ragotsky, Semendria, etc.

Une autre petite tribu issue de la demi-sœur de PrimeMinister, Harriot, née en 1849 (par Gladiator), a produit dans ces dernières années Artœmis (par Verneuil), la mère û.' Alençon.

Famille n° 28. — Mare by Places White Turk.

A retenir pour la France dans cette famille, les juments Boutade, née en 1877 (par Trocadéro (2), mère de Bérenger (par The Bard), et Campanule, née en 1891 (par The Bard), la mère de Codoman, par Cambyse (2).

C'est la tribu d'Emilius, de Barbillon et de Dalesman.

Famille n" 29. — Arabian mare.

N'a rien produit de remarquable pour la France depuis longtemps. C'est la tribu de Rainbow, Rowton et Faublas.

Famille n" 31. — Dick Burton's mare.

Une seule tribu, celle de Canezou, née en 1845 (par Melbourne), a encore une certaine importance, mais elle n'a pour ainsi dire rien produit en France depuis Boïard.

Elle est la souche maternelle de King-of-the-Forest.

Famille n° 32. — Royal mare Dodsworth's dam.

Famille à.' Allez- y -gaiement, F itz- Gladiator, Merlin et Mirabeau. Elle est peu représentée aujourd'hui en France.

Famille n» 34. — Hautboy mare.

Son meilleur cheval récent en France a été Ganymède.

Famille n" 35.

Bustier mare.

A produit en France Consul.

La tribu de Lad y-Lift, née en 1844 (par Sir Hercules), mère de Consul, est encore représentée honorablement de nos jours.

Famille n° 36. — Curwen Bay barb mare.

S'est fait peu connaître. C'est la famille d' Economist.

Famille n" 39. — Mare by a Parsian Stallion.

Est un exemple frappant des juments porte-greffe.

Famille absolument inconnue jusqu'à Wandora, née en 1887 (par Bruce), mère de Val cCOr et de Vinicius, qui est la seule jument remarquable de la famille.

Cette greffe a été obtenue en croisant, sans interruption, trois fois de suite sa souche maternelle avec des étalons de la famille n» 2, puis trois fois de suite avec des étalons de la famille n" 3.

See-Saw 6.

Carine.

Favonius 3.

Christmaf! Fai

l Wild Dayrell 7.

Buccaneer 14 | p ^^ Little-Red-Ro,er 37.

,, n \ Brochet il).

Maroery Daw ^ „ , ,.

" ^ \ Protection.

c, , „o S ^^^ Baron 2'i.

Stocki^ellZ [Pocahontas,

,, . l Teddington (2).

Mayonnaise \ pi^-Nic.

rT, n \ Sweetmeat 21.

Parmesan 7 { ^

( Gruyère.

y - r j King- Tom 3 .

^' ^ \ Mentmore Lass.

m Tt jj- o ^ Sweetmeat 21.

Plum- Pudding 3... ^ r. • n

° l Foinnualla.

r . . l Teddington '2).

Linda \ „ , Z ,.

F. de Tulip.

Famille n° 42. — Spanker mare.

A eu, dans ces dernières années, quelques descendants d'ordre moyen, sans former à proprement parler de tribu. On pourrait peut-être citer en premier les descendants de Dresden-China, née en 1876 (par Highborn), et ceux de Gentle Jane, née en 1878 (par Y. Melbourne).

Famille n° 43. — A natural barb mare.

Dans cette famille, la jument Georgette, née en 1839 (par Hœmus), avait eu il y a quelques années une postérité remarquable. C'est la mère de Géologie, grand'mère d'Étoile- F Haute, arrière-grand'mère d' Astrée, mère ellemême de Finyiament et d' Aérolithe.

Famille n' 44.

C'est la famille de Le Destrier, né en 1877 (par Flageolet et La D'Heune, par Black-Eyes), qui est à peu près son seul descendant remarquable.

Famille n" 45. — Y. Cade mare. = Famille n» 47. — Spectator mare. Famille n" 49. — Whitenose mare.

Ces familles n'ont pas encore beaucoup fait parler d'elles. Elles ne doivent pas, du reste, être représentées actuellement dans le Stud-Book français.

Les familles n''^ 30, 33, 37, 38, 40, 41, 46, 48 et 50 sont éteintes.

.Dans ce simple aperçu des familles de Bruce Lowe, je n'ai pas voulu classer par ordre de mérite toutes les bonnes tribus de ces familles.

C'est un travail qui doit être fait par chaque éleveur pour son cas particulier. Il n'est pas identique dans toutes les circonstances. Il dépend du milieu ambiant dans lequel Véleveur se trouve placé, du but qu'il cherche à atteindre et qui doit varier selon les conditions du moment, selon qu'il veut s' orienter vers tel ou tel modèle, vers telle ou telle aptitude.

Plus loin de moi encore l'idée de croire qu'en dehors des tribus que j'indique il n'y a pas de salut, et qu'il faut supprimer impitoyablement du Stud-Book toutes les juments dont les ancêtres n'ont pas montré de qualités extraordinaires.

Je sais que les combinaisons de sang se renouvellent tous les jours; que certaines souches vieillissent et ont besoin d'être rajeunies; que d'autres, à cause de l'obscurité dans laquelle elles ont vécu, se trouveront, à leur heure, plus aptes que les anciennes pour les améliorations nouvelles.

Qu'en un mot, toujours il so formera de nouvelles tribus, et qu'il faut espérer que quelques-unes d'entre elles deviendront supérieures.

Je n'ai donc eu pour but que de fournir des indications générales en constatant le plus brièvement possible et sans commentaires les résultats acquis. .l'ai voulu montrer comment on devait étudier les origines des chevaux; cela m'a paru plus utile que de faire entièrement le travail moi-même.

Obligé de me restreindre, à cause du cadre, je n'ai pu donner à ce sujet tous, les développements qu'il comportait. Ceux qui savent lire entre les lignes pourront, malgré cela, je l'espère, en tirer quelques enseignements.

En comparant les dilTérentes tribus entre elles, ils décou\Tiront peut-être

les éléments qui ont présidé à leur formation, les aptitudes dont elles sont dépositaires, les milieux qui leur conviennent. Ils y verront surtout la durée des tribus, qui est variable selon la tribu elle-même et qui peut reposer soit sur une longue suite d'aïeux et une grande quantité de rameaux, soit sur une seule jument qui n'avait dans son origine maternelle rien qui l'indiquait pour la place qu'elle occupera dans la faveur du public.

Bien des tribus sont éphémères, et les meilleures ne sont pas à l'abri de ia dégénérescence. A eux de choisir ce qu'ils préfèrent d'une tribu en pleine production et qui, à cause de cela, peut être arrivée à son déclin, ou d'une tribu moin? importante qu'il faudra améliorer.

Roger de Salverte.

{Tous droits de reproduction et de traduction réservés.)

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