‹ Historique des courses de chevaux de l'antiquité à ce jourChapitre 30 sur 202 · CHAPITRE XYl · texte numérisé non relu

CHAPITRE XYl

L'Omnium. — Eylaii, Frétillon (suite). — Romulus, Lantara. — Première vente d'écurie, par dépit. — Apparition des couleurs de MM. Achille Fould, prince M. de Beauvau, comte d'Hédou ville. C. de Pontalba et G. de Blangy. — Le Cesarewitch, le Camhridgeshire, le Grand National de Liverpool. — Charles XII et Venison. — Importation de Mr Waggs.

Création de I'Omnium, handicap sur 2.400 mètres, pour chevaux de 2 ans et au-dessus, de toute espèce et de tous pays. Inutile de dire que ces conditions, — contraires au statut de la Société d'Encouragement — étaient d'invention administrative. L'allocation de 3.000 fr. était faite, en effet, par le Ministère de l'Agriculture et du Commerce.

Ce prix se disputait alors à la réunion d'automne de Chantilly. Ce n'est qu'en 1857, que la Société le prit à son compte et le transféra à Longchamp, en le réservant désormais aux seuls chevaux de 3 ans et au-dessus, nés et élevés en France.

Aujourd'hui, malgré l'importance de son allocation, qui en fait le handicap le plus richement doté que nous ayons en France, l'Omnium n'est plus qu'un handicap comme un autre. Mais, pendant une longue période, il fut une des épreuves les plus sensationnelles de l'année, et, dès la publication des poids (1), c'était à qui trou-

(1) A l'origine, la publication des poids se faisait à la fln du mois de juin; en 1906, elle fut reculée à la fm d'août, pour être ramenée, en 1912, à la date primitive.

L'allocation, abaissée d'abord à 2.000 francs en 1843, a été portée successivement à 4.000, en 1848: 6.000, en 1863; 10.000, en 1883; 15.000, en 1891; 25.000, en 1893; et 40.000, en 1912.

De sa création à 1857, l'Omnium, bien que de nombreux chevaux de 2 ans l'aient disputé, n'a été gagné qu'une fois par un animal de cet cage, en 1843, par Lanterne, qui devait confirmer cet exploit peu commun en remportant, l'année suivante, les prix de Diane et du Jockey-Club.

Généralement, le poids des chevaux de 2 ans était laissé au chux du propriétaire, et il était ainsi mentionné au programme -< une plume ».

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verait le gagnant et, jusqu'au dernier moment, les livres des donneurs se couvraient de paris. Chaque propriétaire, chaque entraîneur préparait un cheval en vue de cette épreuve, qu'il était glorieux de remporter. Ajoutons aussi que les bons chevaux pouvaient s'y présenter, sans crainte d'être écrasés, comme aujourd'hui, sous un poids qui, virtuellement, les met hors de course.

L'historique de l'Omnium est curieux à consulter, et les vieux sportsmen ont encore présent à la mémoire le tumulte de certaines arrivées imprévues.

Nous aurons occasion d'y revenir au cours de cet ouvrage.

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