‹ Hitopadésa, ou L'instruction utile: recueil d'apologues et de contesChapitre 15 sur 131 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

gagner sa confiance. Cette réflexion Êdte, il s'approcha du daim et lui dit : Mon anû, je te salue. — - Qjii es-tu ? lui dit le daim. —-Je suis un chacal, répondit celui-ci, et je me nomme Kchoudrabouddhi. }e suis sans parents, et je vis seul, comme un mort, dans cette forêt. Maintenant que j'ai rencontré en toi un ami, je ne suis plus sans ûmille, et je rentre au nombre des vivants. Je veux être désormais ton compagnon et passer ma vie avec toi. — J'y consens, dit le daim. Lorsque l'astre divin qui répand la lumière se fut retiré derrière la montagne du couchant, les deux nouveaux amis allèrent ensemble vers l'habitation du daim. Là demeurait ausisî, sur les branches d'un tchampaka, un corbeau nommé Soubouddhi, lequel était un vieil ami du daim. Mon ami, dit le corbeau en les voyant tous les deux, quel est cet animal qui t'accompagne? — - C'est, répondit le daim, on chacal qui vient nous demander notre amitié. — Mon ami, reprit le corbeau, nous ne devons pas accorder notre confiance à l'étranger qui vient vers nous sans aucun motif : cela ne vaut rien.

Il ne faut pas donner l'hospitalité à celui dont on ne connaît ni la ÊuniUe ni le caractère. La

perfidie d'un dut causa la mon du vautour Djaradgava.

ConuDent cela? dirent le daim et le chacaL Le corbeau raconta la iable suivante :

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